29 avril 2011
Massa, Webber, pilotes sous pression ?
Selon l'ancien triple champion du monde Niki Lauda, Felipe Massa et Mark Webber, qui ont passé les derniers mois dans l'ombre de leur coéquipier, respectivement chez Ferrari et Red Bull, devront trouver un autre volant.
"C'est une constante, Webber et Massa ne parviennent pas à se mettre au niveau de (Sebastian) Vettel et (Fernando) Alonso", a déclaré Lauda. "Mais si leur équipe veut les remplacer, elle doit trouver des pilotes qui sont meilleurs."
S'il semble plus en réussite cette saison, Massa a été dominé tout au long de l'année dernière par Alonso, au point que Ferrari, dès le Grand Prix d'Allemagne, lui a demandé de se mettre au service de l'Espagnol, ce qui avait fait grand bruit.
"Il faut être égoïste"
Quant à Webber, son début de saison 2011 n'est pas à la hauteur de celui du champion du monde Vettel. L'Australien a d'ailleurs déclaré, après la victoire de Lewis Hamilton en Chine, qu'il était satisfait que Vettel ait perdu sa première course de la saison.
Pour Lauda, une voix toujours très écoutée dans le monde germanophone, "c'était une réaction normale. Si Vettel l'avait à nouveau emporté il aurait creusé un écart important et Webber veut lui aussi être champion du monde. Bien sûr, il fait partie d'une équipe mais il veut lui aussi gagner. Et pour cela, il faut être égoïste."
Schumacher veut aller au bout
Michael Schumacher a affirmé une fois de plus qu'il irait bien au bout de son contrat de trois ans avec Mercedes, même si les résultats ne sont pour l'instant pas au niveau des attentes du pilote et de l'équipe.
"Se battre pour la 10e place, ce n'est pas le plus amusant", a déclaré le pilote allemand mais il estime que l'équipe a encore la possibilité de redresser la barre. "C'est la raison pour laquelle je me bats avec Mercedes", a-t-il dit à Bunte. "42 ans, ce n'est pas pareil que 25... Je vais finir mon contrat avec Mercedes et ensuite je représenterai la marque.
Rosberg : "ll s'est rapproché"
"Michael évolue à un haut niveau. Il est fort", a déclaré son coéquipier Nico Rosberg à Bild am Sonntag. "Ses résultats actuels ne reflètent pas son niveau. Si je veux le battre, il faut que je mette toutes les chances de mon côté. Il s'est rapproché par rapport à l'année dernière."
La rumeur selon laquelle Paul Di Resta, protégé de Mercedes, remplacerait Schumacher, a également circulé ces derniers jours.
19 avril 2011
Montezemolo veut avoir mieux
Le président de Ferrari Luca di Montezemolo a augmenté la pression sur son équipe qu'il considère comme s'étant montrée au-dessous de son niveau attendu.
"Cela ne peut pas et ne doit pas être le niveau de l'équipe", a déclaré le dirigeant italien après les 6e et 7e places respectives de Felipe Massa et Fernando Alonso au Grand Prix de Chine. "Nous sommes à un moment très délicat. J'attends de nos ingénieurs qu'ils agissent avec détermination, qu'ils se donnent au maximum de leurs capacités pour faire progresser les performances de la voiture dans un temps très court. Je veux que Ferrari soit au niveau que les fans et nous-mêmes attendons."
Le problème de Ferrari se situe pour le moment dans l'adéquation entre les simulations aérodynamiques effectuées cet hiver et la vérité de la piste. C'est ce sur quoi a palnché la semaine dernière tout l'état-major de l'équipe à Maranello. "Aujourd'hui une F1 est un objet aérodynamique très complexe", a déclaré le directeur technique Aldo Costa. Il y a beaucoup de flux d'air qui peuvent interférer les uns avec les autres. On espère déjà que nous aurons des réponses en Turquie."
Mercedes gagne en optimisme
Après avoir mené le Grand Prix de Chine pendant 14 tours sur 56, Nico Rosberg annonce que le moral se porte de mieux en mieux chez Mercedes. Et il se voit gagner.
Les deux premières épreuves du championnat 2011 n'ont pas permis à l'équipe germanique de répondre aux attentes, mais à Shanghai, c'était prometteur. La lancée de Rosberg, comme celle de Michael Schumacher, a été freinée par un problème de consommation de carburant. Mais la W02 a eu l'occasion de démontrer un rythme compétitif.
"Nous sommes optimistes pour une fois, c'est plaisant", dit Rosberg à Autosport. "Après des débuts désastreux, c'était vraiment bien de renverser la vapeur et mener la course de Shanghai. Nous avons surpris tout le monde."
L'Allemand révèle que son rythme l'avait lui-même surpris : "J'ai vu une Red Bull dans mes rétroviseurs, mais elle ne me rattrapait pas. Elle demeurait de la même taille. Je me suis demandé 'mais que se passe-t-il ?'"
Croire à la victoire
Selon Rosberg, la W02 aurait pu profiter du même potentiel la semaine précédente, lors du GP de Malaisie. Toutefois, des compromis étaient nécessaires pour éviter une surchauffe du moteur dans le four de Sepang. A Shanghai, où les températures étaient plus fraîches, la monoplace Mercedes pouvait s'exprimer.
"Le sentiment d'optimisme est de retour, mais nous sommes toujours à une seconde de Red Bull lors des qualifications", a-t-il toutefois remarqué. "Il faut être un dixième plus rapide."
Avant d'être obligé de lever le pied, le fils de Keke s'attendait à grimper sur le podium du GP de Chine : "J'aurais été deuxième au minimum. Je ne vois pas pourquoi je n'aurais pas été en mesure d'aller chercher Sebastien Vttel." Est-ce dire qu'avec un peu plus de développement sur la voiture, Rosberg pourrait viser une première victoire en carrière ?
"Je ne sais pas, mais je vais y croire. Pourquoi pas ?", répond-il "Je n'ai pas les chiffres alors je ne peux m'appuyer sur des faits. Je ne sais pas si mon impression est réaliste. Mais cela n'a pas d'importance."
18 avril 2011
Entre Ferrari et la FIA, l'entente n'est pas au beau fixe. Et la perspective de l'expiration fin 2012 des accords de la Concorde, qui régissent la Formule 1, relance le jeu d'influence et de menaces.
Quand la réglementation ne convient pas à Ferrari, l'équipe au cheval cabré menace de s'en aller. Et Luca di Montezemelo, son président, a ressorti le discours dans Auto Bild, relayé par toilef1. L'Italien s'est montré très critique ces dernières semaines envers le passage, en 2013, au moteur turbo de 1,6 litre et l'importance de l'aérodynamique,
le gros point faible de Ferrari face à la concurrence.
"La Formule 1 est devenue trop artificielle. Un volant est maintenant un ordinateur recouvert de boutons et les fans ne comprennent plus. Les Accords Concorde expirent à la fin de 2012. Nous avons besoin de discuter maintenant de la manière de procéder," a-t-il déclaré à Auto Bild. "Ferrari continuera à être présente aussi longtemps que le sport nous rend en retour quelque chose pour le développement et la technologie de nos voitures de route. Sinon, non."
Rosberg n'avait plus d'essence
Nico Rosberg estime qu'il aurait pu décrocher un podium en Chine s'il n'avait pas été forcé d'économiser son carburant en fin de course.
Un changement de pneus anticipé a placé Rosberg en tête de la course après la valse des premiers ravitaillement. Devant Lewis Hamilton jusqu'au 42e tour, Mercedes lui a alors demandé d'économiser son carburant en raison de la consommation excessive de la W02.
"Je suis naturellement déçu car il y avait la place pour faire mieux en Chine," a déclaré Rosberg. "Nous avons fait de gros progrès ce week-end avec la voiture ce qui est encourageant pour le reste de la saison. Mener la course pendant autant de tours est super mais j'ai commencé à avoir des problèmes de carburant. Nous aurions pu décrocher un podium voir même un peu plus. Nous apprenons de nos erreurs et nous ferons mieux la prochaine fois" a conclu le pilote allemand.
En parfait accord avec son pilote, Ross Brawn a déclaré que l'équipe analysera toutes les données afin de trouver la cause du problème :
"Les économies de carburant coutent à Nico (Rosberg) au moins un podium... Nous devons analyser toutes les données pour trouver l'origine du problème. Nous n'avions pas prévu cela. Cependant, je pense que le week-end reste de qualité pour notre écurie. Cela nous montre qu'en travaillant dur nous obtiendrons des bons résultats".
De son côté Michael Schumacher s'est classé huitième, dix-sept secondes derrière son équipier. Et pour la première fois de la saison, les deux Mercedes ont terminé la course dans les points.
"Il y avait plusieurs courses à l'intérieur même de ce GP. C'était très excitant. J'ai pris beaucoup de plaisir cet après-midi et je suis heureux de voir que le travail de toute l'équipe a payé. Nous avons fait un pas en avant avec la W02 qui fonctionne maintenant très bien. On se tourne dèsormais vers l'Europe et Istanbul ou nous apporterons encore quelques petites améliorations sur les monoplaces. C'est une bonne chose de quitter le continent Asiatique avec un sentiment positif," a déclaré le septuple champion du monde.
Ferrari voulait mais ne pouvait pas
Pour une équipe comme Ferrari, qui vise les deux titres chaque année, les 6e et 7e places respectives de Felipe Massa et Fernando Alonso, lors du Grand Prix de Chine, ne sont pas satisfaisantes.
"Quatorze points, c'est clairement moins que ce que nous espérions pour ce Grand Prix", a déclaré le patron de l'équipe, Stefano Dominecali. "Il est inutile de nier que nous sommes déçus. Nous allons étudier avec attention la manière dont cette course a évolué et comprendre pourquoi, en ayant été compétitifs au départ, surtout avec Felipe, après les deux tiers de la course, on a vu les autres nous passer devant." Massa était encore troisième à une douzaine de tours de la fin et l'explication la plus plausible semble venir de la dégradation de ses pneus après qu'il a choisi de ne faire que deux arrêts dans la course.
"D'un point de vue stratégique, je ne pense pas que cela aurait changé grand-chose si nous étions passés à trois arrêts au lieu de deux", a affirmé Domenicali. "Lorsque le résultat final se joue à si peu, quelques faits de course suffisent à faire la différence et juger a posteriori est facile. Felipe a sorti une grande course. Il s'est battu pour le podium jusqu'au bout et a terminé à 15" du vainqueur alors que la course de Fernando a été affectée par son duel avec Michael (Schumacher) après le premier arrêt."
Fry : "La saison est longue,
les choses peuvent évoluer"
"Le Championnat n'a pas commencé de la manière dont nous le souhaitions", conclut le dirigeant italien. "Notre voiture doit clairement gagner en performance, surtout en qualifications. Nous devons travailler dur dans les semaines à venir. Surtout sur le plan de l'aérodynamique. On sait aussi qu'il n'y a pas de secret et que nos rivaux ne vont pas se rouler les pouces. Il nous faut progresser dès la prochaine course." Ce sera dans trois semaines à Istanbul.
Pour le n°2 du département technique, Pat Fry, la dégradation des pneus est aussi à mettre en cause dans la dégringolade de Massa. "Il n'a pas pu se défendre", juge l'ingénieur. "Fernando s'est battu avec Schumacher pendant au moins huit tours, ce qui a endommagé ses pneus. Il n'a pas pu faire tomber les temps quand il a eu une piste claire. On a maintenant beaucoup de travail mais nous devons garder notre sang-froid dans une telle situation. La saison et longue et les choses peuvent évoluer."
''L'une de mes plus belles courses''
Vainqueur pour la première fois depuis le Grand Prix de Belgique 2010,lewis Hamilton est revenu sur son succès de dimanche en Chine.
"Je pense que la stratégie que nous avons choisie était la bonne", a déclaré le pilote McLaren, qui met fin à une série de quatre victoires de Sebastian Vettel, 2e à Shanghai. "Les pneus tendres neufs que j'ai passés ont été plus durables. Les arrêts au stand ont été fantastiques. La voiture a été parfaite, alors que j'essayais de gérer mes pneus tout en haussant le rythme."
Frayeur avant le départ
"Ce fut l'une des plus belles courses que j'ai jamais vécue. C'est génial de ramener cette victoire aux gars de l'usine."
Cette 15e victoire de sa carrière, Hamilton a failli la perdre quelques minutes avant le départ en raison d'une fuite d'essence. "J'étais tranquillement installé dans la voiture quand nous avons eu un problème. Je ne sais pas encore ce qu'il s'est passé exactement mais nous avons eu la chance que tout se remette en place."
09 avril 2011
Vettel en pole à Sepang
Sebastien Vettel, champion du Monde en titre, accroche la 17ème pole de sa carrière au bout du suspense. Si pour une fois les Red Bull n'ont pas imposé leur domination sans partage, c'était sans compter sur l'Allemand, auteur d'un dernier run parfait en 1.34.870, qui délogeait Lewis Hamilton de son piédestal.
On a longtemps cru que le chrono d'1.34.974 permettrait à l'Anglais de s'élancer de la première place demain, au départ du GP de Malaisie. Car dès le début des qualifications, McLaren s'occupait de mettre la pression sur Red Bull, dans un premier temps par l'intermédiaire de Jenson Button, auteur d'un temps canon en Q2, puis par le biais d'Hamilton. Mais le Britannique se contentera finalement d'une deuxième place sur la grille, pris en sandwich entre les deux Red Bull. Button complète le quatuor attendu depuis le début des essais libres, vendredi matin.
Renault aussi bien que Ferrari
Fernando Alonso partira pour sa part de la cinquième place sur la grille. Incapable de faire mieux à cause d'une monoplace limitée, l'Espagnol a, au final, tout donné et arraché la meilleure place possible sur la grille. Il retrouvera à ses côtés le vétéran Nick Heidfeld, à l'aise au volant de sa Lotus-Renault.
Car Renault a, semble-t-il, mis ses problèmes de côté. La quatrième ligne, comme la troisième se compose des deux autres équipiers avec un léger avantage pour Felipe Massa sur Vitaly Petrov.
Enfin, nous retrouverons Nico Rosberg et Kamui Kobayashi sur la cinquième ligne. Pas de Michael Schumacher en Q3 ? La faute une fois de plus à son cadet chez Mercedes. Détenteur du dixième chrono en Q2 au moment des derniers passages sur la ligne, Schumi a une nouvelle fois ôté son casque un peu plus tôt que les ténors. C'est cette fois, Sébastien Buemi, sur Toro Rosso, qui aura le privilège de s'élancer sur la ligne du septuple champion du Monde.
Pour la première fois de la saison, 24 voitures s'aligneront au départ du GP, personne n'ayant excéder le temps limite et la règle des 107% imposée. Bien qu'en fond de grille, les deux HRT, prendront demain à Sepang, le départ de la course.
08 avril 2011
Webber fait coup double
Après avoir réalisé le meilleur chrono à l'issue de la première séance libre, Mark Webber ne s'est pas fait prier pour s'emparer du meilleur temps de la seconde séance en 1.36.876. Mais la McLaren de Jenson Button pointe à tout juste 5 millièmes de l'Australien.
Lorsque Mark Webber et Sebastian Vettel se sont élancés pour leur premier tour rapide après avoir bouclé le circuit une dizaine de fois en mode réglages, on a cru les Red Bull intouchables. Reléguant à plus d'une seconde le meilleur chrono du moment, signé Michael Schumacher, en 1.38.088, on imaginait déjà une domination sans partage de l'écurie à la marque de boissons énergisantes.
Mais c'était sans compter sur les McLaren, à la hauteur, sur le tracé de Sepang. Au final, les deux pilotes britanniques - Jenson Button et Lewis Hamilton- s'intercalent entre Mark Webber et Sebastian Vettel (1.37.090). Derrière, l'écart est considérable : Michael Schumacher cinquième, pointe à près d'une seconde de son cadet (1.38.088).
Les Ferrari, elles, n'ont pas montré grand chose. Respectivement, sixième et neuvième, Massa et Alonso n'ont pas pu suivre les performances de leurs concurrents, même si la journée de samedi, devrait donner plus d'indications à la Scuderia.
Assez rare pour être souligné, Nico Rosberg en 1.38.565 a terminé la séance derrière son compatriote et coéquipier Michael Schumacher.
La bonne surprise est venue de la Lotus-Renault du vétéran Nick Heidfeld en 1.38.570. Victimes de problèmes de freins lors de la première séance du week-end, les deux pilotes Renault ont pu prendre part aux Libres 2 alors que le chrono était lancé depuis près de 45 minutes. Vitaly Petrov, lui, n'a pu faire mieux que le treizième temps en 1.39.267.
A noter également le beau galop d'essai de Pastor Maldonado au volant de sa Williams. Après avoir tenu le meilleur chrono durant les premiers instant, le pilote vénézuélien se classe finalement douzième avec un temps référence de 1.38.968. Petit bémol pour le rookie qui a perdu le contrôle de sa monoplace à 20 minutes de la fin de la séance alors qu'il rentrait aux stands. Rubens Barrichello, son équipier, termine en 1.39.187.
Kobayashi se classe pour sa part à la quatorzième place. Juste devant Pérez, Di Resta, Sutil, Buemi et Glock. Jarno Trulli occupe la vingtième place en 1.41.890. Narain Karthikeyan a lui tourné en 1.43.197. Vitantonio Liuzzi en 1.43.991 et Heikki Kovalainen en 1.44.886. Ces trois-là devront, comme il y a deux semaines, se méfier de la règle des 107% s'ils souhaitent prendre part à la course.


















