30 septembre 2008
Ferrari va analyser le problème des stands
Le système pourrait être modifié
Ferrari va analyser le système indiquant au pilote qu’il peut repartir des stands suite à l’incident de Felipe Massa à Singapour.
Ferrari n’utilise plus la « sucette » pendant ses ravitaillements, le panneau tenu par un mécanicien pour indiquer à un pilote qu’il peut repartir. La Scuderia a préféré un système lumineux avec plusieurs feux. A Singapour, le feu est passé au vert trop tôt et Felipe Massa a arraché le tuyau de ravitaillement en partant.
« Malheureusement il y a eu une erreur, » reconnaît Stefano Domenicali, le directeur de la gestion sportive de Ferrari. « Nous n’utilisons pas un système [totalement] électronique, il est utilisé manuellement. Quand il y a beaucoup de voitures qui rentrent pendant une période sous voiture de sécurité, c’est mieux d’avoir la sucette mais à la place de la sucette on contrôle la lumière verte et malheureusement il y a eu une erreur. »
Ferrari ne sait pas encore quel système sera utilisé en fin de saison, mais le système avec la sucette a été utilisé pendant la fin de la course à Singapour. « Nous allons analyser ce que nous avons fait lors des autres arrêts, » précise Domenicali. « C’était un moment tendu, il y a encore eu un mécanicien renversé [après le problème de Räikkönen à Valencia]. »
« Il va bien, il n’y a aucun problème, mais c’était très tendu, donc nous avons préféré ne plus utiliser [le système électronique] pour les autres arrêts parce que nous voulions que la tentation retombe. »
David Coulthard a eu un problème similaire plus tard dans la course, mais le préposé à la sucette a pu lui indiquer qu’il ne devait pas partir. L’Ecossais n’a donc perdu que quelques secondes.
critique singapour (par lionel froissart)
La roue a plutot bien tourné pour Alonso
Avant de parler des pilotes, je me dois d'évoquer l'incroyable ambiance qui régnait dans le paddock de Singapour le jour de la course et sur la grille de départ quelques minutes avant le début de ce Grand Prix historique. La phrase « c'est pour connaître ce genre de moments que je fais ce métier » est un peu banale mais elle s'applique parfaitement à ce que j'ai ressenti au cours de ce dimanche pas comme les autres, avec cette montée en puissance d'un événement que l'on sait tant attendu et dont on sait que des millions et des millions de personnes sur la planète sont en train de regarder.
A la lumière des projecteurs, au milieu de l'agitation qui régnait alors lors de la mise en grille, je mesurais la chance d'être là, comme je l'avais déjà ressenti lors de la première édition du GP de F1 à Indianapolis, ou lors de la cérémonie de clôture des jeux d'hiver de Salt Lake City ou lors de la descente homme à Nagano, ou encore au moment de l'entrée des boxeurs dans le MGM Grand lors du premier Tyson-Holyfield à Las Vegas au son d'un air de gospel dévastateur. Ou encore lorsque je suis entré dans le petit studio des interviews à Suzuka en 1988 et que je suis tombé dans les bras de Senna, ou lors de chacune des victoires de Kuerten à Roland Garros pour ne citer que quelques uns des moments forts de ma modeste carrière de journaliste spécialisé dans le sport. J'ai voulu profiter au maximum de ces quatre jours. C'est aussi l'une des explications à mon silence. J'ai mesuré à la lecture de certains commentaires à quel point l'exercice du blog est vain et aussi comment quelques crétins – le plus souvent bêtement méchants et incultes – peuvent vous gâcher le plaisir simple de communiquer. Je ne demande surtout pas que tout le monde soit d'accord avec moi, au contraire, ce serait très lassant. Mais un minimum de savoir vivre et parler ne peut pas faire de mal. C'est dommage pour les autres, mais cette poignée d'abrutis – je ne suis même pas sûr qu'ils se reconnaîtront tant leur bêtise crasse doit les aveugler – m'a ôté l'envie de poster. Il y aura probablement une évolution significative de ce blog dans les prochains jours. Je m'attacherai alors à jouer les modérateurs même si cela doit s'apparenter à une forme de censure. Comme me dirait un voisin de bureau dans un langage assez imagé; « Je n'ai pas l'intention de me laisser baver sur les rouleaux. »
Voilà qui est dit et voici tout de même un blog Ô critiques qui aura bien du mal à être à la hauteur de ce 800e Grand Prix de l'histoire de la F1.
Je vous laisse corriger les fautes
Les organisateurs: Le quasi sans faute. Pour une première c'est assez étonnant. Le tracé de Singapour sera peut-être légèrement retouché pour l'année prochaine et certaines bosses rabotées. L'idéal serait d'augmenter (mais comment? A moins que les nouvelles règles techniques....) de quelques mètres les distances de freinage pour justement offrir aux pilotes les plus décidés de se lancer dans l'aventure des dépassements. Comme je l'avais imaginé en découvrant voyant le tracé le jeudi, il favorise le spectacle. Il est plutôt réussi, un poil dangereux le dessin du circuit est très éprouvant pour les pilotes. Il y a finalement deux ou trois courbes assez copieuses (cf avant les stands) et des passages vraiment acrobatiques. Perso je trouve que ce Grand Prix est globalement aussi réussi que Valence a été raté de chez raté. Nous avons même assisté à des dépassements (Alonso, Hamilton, Raikkonen, Nakajima, même Massa a doublé la Toro Rosso de Bourdais) preuve que lorsqu'ils sont acculés, les pilotes peuvent se sortir les doigts.
Il y a tout de même eu un petit miracle. Pas une goutte de pluie lors des essais et de la course. Je n'ai d'ailleurs pas vu la pluie. J'ai entendu l'orage et la pluie jeudi matin, mais je dormais et certains ont cru voir des trombes tomber dans la nuit de vendredi à samedi. Je me suis couché vers 4h30, mais là encore je n'ai rien vu ( et je précise que je bois pas)... Bref, les prochaines éditions ne seront pas toujours épargnées et en cas de grosse pluie il y aura vraiment un souci.
Fernando Alonso. Monsieur Alonso! L'Espagnol avait prévenu Bourdais avant le départ. N'essaye pas de m'attaquer au départ. « Je vais mettre le feu. De toute façon, je suis sur une stratégie à trois arrêts et je vais me sauver ». De fait, Alonso a gagné trois places dans le premier virage en jouant un peu des coudes et des roues, usant de l'immense espace que lui offrait les dégagements de la piste, mais lors d'un départ tout est permis dès lors que l'on ne provoque pas un accrochage.
L'intervention de la voiture de sécurité à joué en sa faveur mais encore fallait-il être capable d'imposer un rythme d'enfer. Sans trop savoir pourquoi (c'est Alonso qui le dit) la Renault marchait du feu de dieu à Singapour. On a vu. Sa relance après la deuxième SC était un modèle du genre. Je crois que cette victoire a fait plaisir à beaucoup de monde. J'ai regretté qu'Alonso ne soit pas plus grand seigneur sur le podium où il a snobé Hamilton et n'a pas posé pas pour la traditionnelle photo des trois premiers. Allez Fernando, on le sait que tu es une teigne, n'en rajoute pas.
Nico Rosberg. Quelle vista! Quel talent! Presque 300 kilomètres à un rythme de qualification, ça vous change une course. Malgré sa pénalité pour son ravitaillement sous safety car, Rosberg a sauvé son Grand Prix en pilotant comme un champion. Il ne pouvait pas faire autrement que de s'arrêter pour ne pas risquer la panne d'essence mais a eu l'intelligence ( et l'équipe Williams avec) d'utiliser au maximum le délais autorisé par la FIA avant de purger sa peine le temps de creuser un bel écart sur ses poursuivants. Et comme Hamilton était dans le trafic à ce moment, ce fut tout bénéfice pour Rosberg. Bien joué. La course de Nakajima a prouvé que la Williams était particulièrement à l'aise sur ce circuit.
Lewis Hamilton. Pour dire la vérité, Hamilton avait un petit moral ce week-end. L'épisode du tribunal de la FIA à Paris l'a affecté. Sur le plan sportif, après les premiers essais, il a très vite compris que le rythme de sa McLaren-Mercedes ne lui permettrait pas de jouer avec les Ferrari sur toute la durée de la course. Un pole position aurait pu changer pas mal de chose, mais Massa a réalisé un véritable exploit dans cet exercice, tandis que Lewis a passé la moitié de la Q3 à se remettre de ses émotions après échappé d'un rien (ironie du sort, merci la panne d'Alonso) au couperet qui l'aurait rejeté en onzième position sur la grille. De plus, pour avoir discuté un peu avec Lewis vendredi soir, il accepte avec réticence l'obligation de devoir réfréner ses ardeurs dans l'optique de la victoire au championnat. Ce n'est pas vraiment dans sa mentalité mais les leçons de 2007 sont encore fraîches dans sa mémoire. Et aussi, il est évident que Kovalainen ne lui est pas d'une grande aide. Et Hamilton se retrouve à devoir repousser les assauts de deux Ferrari et non pas une seule. Compliqué mais jouable surtout lorsque la Scuderia se marche sur les pneus comme à Singapour. Avec un peu plus d'avance au championnat, Hamilton aurait accepté d'en découdre avec son vieux pote Rosberg. Quoi de plus rigolo que de se tirer une bonne vieille bourre avec un copain?
Timo Glock. Chaud bouillant en début de course, l'Allemand a eu le mérite de ramener sa Toyota intacte, ce qui n'est pas le cas tous les dimanches. Et surtout, il n'a pas craqué en fin de course malgré le retour en force (bref) de Raikkonen.
Sebastian Vettel. Bien sûr, après la folie de Monza, Vettel a été plus discret mais il a pourtant réussi une super qualif, mais n'a pas grand chose a se reproche en course, sinon un freinage raté qui lui a fait perdre la quatrième place.
Nick Heidfeld. Solide, Heidfeld a fait le métier. Pénalisé pour avoir gêné Barrichello en qualif, l'Allemand n'a pas eu la vie facile en partant de la 9e place. Il a perdu gros dans le trafic, comme pour beaucoup d'autres.
David Coulthard. Complètement à la rue au début du week-end, pas très bien qualifié, usé et fatigué après quelques tours, DC a pris sur lui en course et a souffert. Un ravitaillement raté lui a coûté du temps, ce qui lui a offert la possibilité de résister à Hamilton pendant un bon moment, et a ainsi brillé sous les projecteurs pour marqué des points pour le deuxième fois de la saison. Bientôt la quille et ce n'est pas plus mal.
Kazuki Nakajima. Peut-être est-ce la perspective de bientôt courir chez lui mais aussi d'être sur un siège éjectable qui a sur motivé le petit japonais. Très chaud en début de course (Alonso en sait quelque chose) et finalement dans les points pour la cinquième fois de la saison sur un circuit difficile, qui ne pardonnait pas la moindre approximation.
Jenson Button. Je vais vous faire un confidence, je n'ai pas vraiment vu la course de Button. J'ai remarqué qu'il était plutôt bon aux essais et avait toujours un sérieux coup de volant, propre, efficace, limpide.
Heikki Kovalainen. Plutôt bon en début de course, Kovalainen a échappé au pire lors d'un contact avec Kubica au départ mais affirme que l'équilibre de sa monoplace s'en est trouvé affecté. Il a ensuite patienté derrière Hamilton au ravitaillement puis s'est retrouvé dans le trafic. Son seul mérite est d'avoir retenu Raikkonen pendant quelques tours mais cela n'a servi à rien au final.
Robert Kubica. J'allais l'oublier celui-là. Un peu chaud au départ avec Kova, mais qui ne risque rien n'a rien. Comme Rosberg, il s'est retrouvé étranglé par l'obligation de sa pénalité. Pas mal en qualification, Kubica a révélé qu'il avait été malade pendant la course, victime d'un terrible mal de tete et qu'il avait de plus en plus de mal a voir les repères de freinages à cause des bosses.
Sébastien Bourdais. Je dois avouer que je suis un peu déçu par la course de Bourdais qui a été handicapé par des soucis de freins. C'est sûr qu'un arrêt anticipé, juste au moment du premier Safety car, aurait pu changer sa course. Et pourquoi pas prétendre terminer avec (devant ou derrière) Vettel. Le problème, c'est que Bourdais a cruellement besoin d'un résultat. Si la pluie est au rendez vous à Fuji, ce sera sa dernière chance mais il semblerait que la messe soit déjà dite pour lui chez Toro Rosso (où il serait question d'amerner 6 millions de dollars) et que Nicolas Todt a encaissé une fin de non recevoir chez Renault de la part de Briatore. Désormais, il n'y a plus que le patron Carlos pour imposer Bourdais chez Renault et ça je n'y crois pas. Il y a peut-être quelque chose à essayer du côté de chez Williams... Sans grand espoir.Pour avoir longuement discuté avec Sébastien Buemi, il apparait que la position du Français est de plus en plus fragile, mais Buemi reconnait que lui meme est dans le flou. Il n'a meme plus le droit de voyager en business pour les vols lointains selon les ordres du docteur Marko. S'il est titularisé la saison prochaine ça changera surement.
Felipe Massa. Etonnant ce petit bonhomme. Vraiment de plus en plus solide en qualification, Massa se montre impérial lorsque il est en tête d'une course. Son début de GP était assez étourdissant. Rapide, précis, autoritaire. Encore une fois, c'est ravitaillent raté qui a gâché sa démonstration et l'a privé d'une victoire quasi certaine. Est-ce qu'il faut lui en vouloir d'avoir accumulé les fautes ensuite et de s'être encore une fois montré plus que fébrile. Non! Totalement déconcentré, Massa n'y était plus. Même avec une Ferrari, remonter de la dernière place vers les points était mission impossible. En revanche, la pénalité à laquelle il avait échappé à Valence est tombée foret logiquement cette fois, compte tenu de son retour ultra dangereux dans la pit-lane dans laquelle il a encore failli percuter une Force India (ce n'est pas le grand amour entre la Scuderia et son équipe cliente: cf Monaco, Valence, Singapour).
Mais son rythme de début de course prouve que la Ferrari est probablement la monoplace la plus efficace du moment. McLaren-Mercedes devrait s'en inquiéter même si les prochaines courses devraient équilibrer les forces.
Giancarlo Fisichella. Premier à sortir fort de la piste aux essais, il a récidivé en qualification à cause d'une crevaison. Il est allé au bout de la course mais à un rythme ridicule. Son compte semble réglé chez Force India où des dizaines de pilotes tapent à la porte à commencer par Chandock et quelques autres, les valises pleines. Mais cette équipe est menacée d'implosion.
Kimi Raikkonen. Encore une fois mystifié par Massa en qualification, son début de course a été erratique avant qu'il laisse filer un temps précieux au ravitaillement derrière Massa, le temps que la deuxième machine soit mise en marche. Je n'ai jamais cru au doublé comme essaye de nous le vendre la Scuderia, alors que Raikkonen était sur une stratégie décalée, tout ayant volé en éclat avec la première safety car. Il faut pardonner à Kimi sa faute de débutant derrière Glock en fin de course, mais ce n'est pas très bien vu dans l'optique du championnat constructeurs. D'ailleurs, je sais que Kimi s'est un peu fait remonter les bretelles à ce sujet. Une cinquième place aurait sauvé la place de Ferrari en tête du classement. Pour la suite, je vois le Finlandais faire le jeu de Massa sans vraiment le vouloir en prenant des points à Hamilton, mais est-ce que se sera suffisant?
Jarno Trulli. Belle course à un arrêt mal récompensée.
Adrian Sutil. Vraiment pas terrible même s'il n'est pas totalement responsable sur son accident en course. En évitant Massa il s'est retrouvé dans une barrière qu'avait déjà visité Webber dès les premiers tours d'essais.
Mark Webber. Webber n'était pas à l'aise sur ce circuit et ça s'est vu, même s'il aurait pu profiter pleinement de la première safety car. Il est l'un des rares à abandonner sur problèmes mécaniques preuve que les F1 modernes sont vraiment ultra super fiables.
Rubens Barrichello. Rubens disputera probablement son dernier Grand Prix à Sao Paulo et la boucle sera bouclée. Barrichello fait sans doute la saison de trop, sinon la deuxième de trop. Honda n'en veut plus et je n'imagine pas qu'il puisse encore trouvé des pigeons pour le payer une saison de plus. Sur cette course, son arrêt prématuré a failli être payant mais le son moteur en a décidé autrement. Son rythme était de toute façon trop faible pour espérer un miracle.
Nelson Piquet. STOP! On ne tire pas sur une ambulance. Piquet a fait illusion pendant quelques tours aux essais, juste avant qu'Alonso ne s'occupe sérieusement du problème et élève le niveau de Renault. Piquet, bien sûr, n'a pas pu suivre. On jettera un voile pudique sur son tête à queue dans le tour de formation. En revanche sa faute de concentration qui l'a expédié dans le mur montre à quel point ce pilote – sûrement rapide mais il ne l'a jamais montré en F1 – n'est pas taillé pour le combat. Renault a désormais le choix de l'embarras pour lui trouver un remplaçant qui fera mieux. A la place de Flavio, je lui épargnerais même les derniers courses, histoire de tester un ou deux pilotes. Yamamoto à Fuji (je déconne là), Grosjean en Chine et Di Grassi à Interlagos.
29 septembre 2008
Officiellement, la crise ne couve pas chez Ferrari… Est-ce bien raisonnable ?
Officiellement, la crise ne couve pas chez Ferrari. L’écurie de Maranello est fidèle à son discours policé qui ne pointe jamais du doigt une individualité et qui ne doit jamais offrir de matière première aux broyeurs de la presse transalpine. Mieux, la Rossa affirme ne pas commettre plus d’erreurs que par le passé. Une monoplace rouge a pourtant été impliquée dans 3 incidents aux ravitaillements lors des 4 derniers Grand-Prix.
La Scuderia Ferrari a offert un triste spectacle à ses fans, hier à Singapour. Comme le soulignait Massa avec mansuétude, oui l’erreur est humaine. Le Brésilien a intelligemment été consolé le responsable de son pit stop, qui fut aussi le bourreau de ses espoirs en activant trop tôt la lumière verte libératrice.
Du côté de la direction de la Gestione Sportiva, on tente de faire bonne figure et de minimiser l’incident qui a pourtant changé la donne au championnat et compromis les chances de Massa de coiffer la couronne mondiale en fin de saison. Impérial en qualifications et en début de course, le Brésilien était sur une rampe de lancement pour être placé sur l’orbite de sa 6è victoire de la saison. Tel qu’il se déroulait jusqu’au 15è tour, le scénario de Singapour aurait dû permettre à Massa de repartir de Marina Bay avec le statut de leader du championnat. Il a quitté les lieux avec un déficit de 7 points sur Lewis Hamilton. Le discours officiel de Ferrari ne varie pas d’un iota : « On gagne et on perd ensemble » répète Stefano Domenicali, directeur de la Scuderia Ferrari.
Le directeur de la Gestione Sportiva va plus loin en affirmant « Historiquement, lors des 10 ou 12 dernières années il y a toujours eu des problèmes et statistiquement ils frappent pendant les ravitaillements. Je me souviens très bien des problèmes que nous avons eus avec Michael et Rubens. Il est donc inexact de dire que nous faisons plus d’erreurs que par le passé. »
Il est pourtant difficile d’imaginer pire que le triste palmarès de Ferrari depuis la reprise du championnat à Valence. En Espagne, Massa avait été libéré trop tôt et avait failli percuter Adrian Sutil. La FIA avait donné un avertissement à Ferrari en lui donnant une amende de €10.000, mais sans pénaliser le pilote. Au GP d’Europe encore, Räikkönen avait emporté avec lui le préposé au ravitaillement, Pietro Timpini. A Singapour, Felipe a été libéré trop tôt. On sait ce qu’il est advenu par la suite.
Oui, la Scuderia n’était pas épargnée par les impondérables et les erreurs humaines sous l’ère Jean Todt, mais Ferrari savait réagir vite et bien. Le début d’incendie qui avait enveloppé Schumacher en Autriche en 2003 n’avait pas laissé l’écurie sans réaction : dès les GP qui suivirent, une planche étanche était appliquée entre l’entrée du réservoir d’essence et les échappements brûlants du cheval cabré afin d’éviter que les vapeurs de carburant ne soit en contact avec un métal chaud susceptible de servir de détonateur. Les incidents liés au nouveau système de rampe des feux de la Scuderia Ferrari – ils remplacent l’homme à la sucette par un code couleur qui indique au pilote s’il doit rester immobile aux stands, ou s’il peut quitter son emplacement – ne sont pas rares. La logique voudrait que des mesures soient prises pour éviter la multiplication des erreurs – peu importe qu’elles aient une origine différente car la source est la même. A Singapour, l’homme chargé de libérer Massa a actionné trop vite les feux verts. Il s’est rendu compte de sa précipitation une fraction de seconde après son erreur. S’il avait tenu une sucette, il aurait pu la rabaisser et faire comprendre au Brésilien qu’il devait couper son élan – le fait s’est déjà vu.
« J’espère que nous remporterons notre 8è titre en 10 ans. Mais nous n’y parviendrons que si nous cessons de faire des erreurs » avait déclaré Luca Di Montezemolo en Juillet dernier. Le président du groupe Ferrari Maserati n’aura certainement pas été favorablement impressionné par la démonstration de la Scuderia à Singapour. A plus forte raison que Ferrari est la seule écurie de l’allée des stands à cumuler autant d’erreurs. Si Massa a intelligemment compris qu’il est de son intérêt d’être magnanime dans les instants douloureux – à l’instar de son mentor, Michael Schumacher, qui avait salué chacun des membres de la Scuderia lorsque son moteur et ses chances de 8è titre étaient partis en fumée à Suzuka en 2006 – il est de la responsabilité de Di Montezemolo de taper du point sur la table.
Les classements 2008
Après le Grand Prix de Singapour
Classement Pilotes
| » | Pilote | = | ||||||||||||||||||
| 1 | Hamilton | 10 | 4 | - | 6 | 8 | 10 | - | - | 10 | 10 | 4 | 8 | 6 | 2 | 6 | 84 | |||
| 2 | Massa | - | - | 10 | 8 | 10 | 6 | 4 | 10 | - | 6 | - | 10 | 10 | 3 | - | 77 | |||
| 3 | Kubica | - | 8 | 6 | 5 | 5 | 8 | 10 | 4 | - | 2 | 1 | 6 | 3 | 6 | - | 64 | |||
| 4 | Räikkönen | 1 | 10 | 8 | 10 | 6 | - | - | 8 | 5 | 3 | 6 | - | - | - | - | 57 | |||
| 5 | Heidfeld | 8 | 3 | 5 | - | 4 | - | 8 | - | 8 | 5 | - | - | 8 | 4 | 3 | 56 | |||
| 6 | Kovalainen | 4 | 6 | 4 | - | - | 1 | - | 5 | 4 | 4 | 10 | 5 | - | 8 | - | 51 | |||
| 7 | Alonso | 5 | 1 | - | - | 3 | - | - | 1 | 3 | - | 5 | - | 5 | 5 | 10 | 38 | |||
| 8 | Vettel | - | - | - | - | - | 4 | 1 | - | - | 1 | - | 3 | 4 | 10 | 4 | 27 | |||
| 9 | Trulli | - | 5 | 3 | 1 | - | - | 3 | 6 | 2 | - | 2 | 4 | - | - | - | 26 | |||
| 10 | Glock | - | - | - | - | - | - | 5 | - | - | - | 8 | 2 | - | - | 5 | 20 | |||
| 11 | Webber | - | 2 | 2 | 4 | 2 | 5 | - | 3 | - | - | - | - | 1 | 1 | - | 20 | |||
| 12 | Rosberg | 6 | - | 1 | - | 1 | - | - | - | - | - | - | 1 | - | - | 8 | 17 | |||
| 13 | Piquet | - | - | - | - | - | - | - | 2 | - | 8 | 3 | - | - | - | - | 13 | |||
| 14 | Barrichello | - | - | - | - | - | 3 | 2 | - | 6 | - | - | - | - | - | - | 11 | |||
| 15 | Nakajima | 3 | - | - | 2 | - | 2 | - | - | 1 | - | - | - | - | - | 1 | 9 | |||
| 16 | Coulthard | - | - | - | - | - | - | 6 | - | - | - | - | - | - | - | 2 | 8 | |||
| 17 | Bourdais | 2 | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | 2 | - | - | 4 | |||
| 18 | Button | - | - | - | 3 | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | 3 |
Classement Constructeurs
| » | Pilote | = | ||||||||||||||||||
| 1 | McLaren | 14 | 10 | 4 | 6 | 8 | 11 | - | 5 | 14 | 14 | 14 | 13 | 6 | 10 | 6 | 135 | |||
| 2 | Ferrari | 1 | 10 | 18 | 18 | 16 | 6 | 4 | 18 | 5 | 9 | 6 | 10 | 10 | 3 | - | 134 | |||
| 3 | BMW Sauber | 8 | 11 | 11 | 5 | 9 | 8 | 18 | 4 | 8 | 7 | 1 | 6 | 11 | 10 | 3 | 120 | |||
| 4 | Renault | 5 | 1 | - | - | 3 | - | - | 3 | 3 | 8 | 8 | - | 5 | 5 | 10 | 51 | |||
| 5 | Toyota | - | 5 | 3 | 1 | - | - | 8 | 6 | 2 | - | 10 | 6 | - | - | 5 | 46 | |||
| 6 | Toro Rosso | 2 | - | - | - | - | 4 | 1 | - | - | 1 | - | 3 | 6 | 10 | 4 | 31 | |||
| 7 | Red Bull | - | 2 | 2 | 4 | 2 | 5 | 6 | 3 | - | - | - | - | 1 | 1 | 2 | 28 | |||
| 8 | Williams | 9 | - | 1 | 2 | 1 | 2 | - | - | 1 | - | - | 1 | - | - | 9 | 26 | |||
| 9 | Honda | - | - | - | 3 | - | 3 | 2 | - | 6 | - | - | - | - | - | - | 14 |
Alonso remporte une course folle, massa perd gros et kimi coule
Fernando Alonso a renoué avec le succès lors de la première course en nocturne de l’histoire de la F1, dans les rues de Singapour, devant Nico Rosberg et Lewis Hamilton. Felipe Massa ne marque aucun point. La course a été très mouvementée.
Comme sur les autres circuits urbains, Monaco et Valencia, Felipe Massa est en pole position. Il devance son rival pour le titre, Lewis Hamilton. Kimi Räikkönen est troisième devant Robert Kubica, Heikki Kovalainen, Sebastian Vettel, Timo Glock, Nico Rosberg et Nick Heidfeld, pénalisé de trois places. Fernando Alonso est quinzième, deux positions devant Sébastien Bourdais. La plupart des leaders partent en pneus tendres.
Sur la grille de départ, David Coulthard indique à son ingénieur de course qu’il n’a pas à boire ! Avec les conditions très humides de Singapour (près de 80°) et la forte chaleur (32°C), l’Ecossais devra passer deux heures sans une goutte d’eau.
A la fin du tour de formation, Nelson Piquet fait un tête-à-queue mais il peut retrouver sa position.
A 20h00, heure locale, le départ de la première course en nocturne de l’histoire de la F1 est donné. Aucun accrochage n’a lieu dans le premier virage et Felipe Massa prend un très bon envol. Kubica touche Kovalainen et le déséquilibre au freinage suivant.
Après le premier tour, Massa mène devant Hamilton, Räikkönen, Kubica, Vettel, Glock et Kovalainen, qui s’est bagarré avec Glock pendant tout le tour. Heidfeld, Trulli et Rosberg complètent le top 10. Alonso est déjà 12ème, Bourdais 16ème.
Dans le deuxième tour, Alonso se fait très menaçant sur Nakajima, pour le gain de la onzième place. Le Japonais résiste. A l’avant, Hamilton et Massa s’échappent : ils se tiennent en 1,2sec après deux tours, mais Räikkönen est déjà relégué à 5,0sec.
Quatrième tour : Rosberg freine trop tard en voulant doubler Trulli et il passe hors piste. Il se re-positionne derrière la Toyota. Au tour suivant, ils passent près de l’accrochage. Ils se disputent la neuvième place.
Peu à peu, Massa creuse l’écart : il a 2,0sec d’avance sur Hamilton après quatre tours et 2,6sec après cinq tours. Räikkönen est déjà à 8,0sec et Kubica à 10,6sec.
Un débris est présent sur la piste et tous les pilotes l’évitent, sauf Mark Webber, qui le touche et le déplace. Le drapeau jaune est déployé à cet endroit.
Au septième tour, Nico Rosberg réussit un très beau dépassement sur Jarno Trulli, toutes roues bloquées, au virage 7, après une longue ligne droite. L’Italien est visiblement plus chargé en carburant, puisque Rosberg creuse immédiatement l’écart. Au neuvième tour, Trulli est doublé par Nakajima puis c’est au tour d’Alonso, au même endroit que Rosberg.
Le débris qui était sur la piste est maintenant présent sur la voiture de Felipe Massa, ce qui pourrait l’handicaper.
Après 10 tours, le Brésilien a 3,3sec d’avance sur Hamilton et 7,3sec sur Räikkönen, qui est le plus rapide en piste. Le champion du monde a souffert dans les premiers tours mais il se rapproche des deux premiers. Kubica est à près de 15 secondes. Il devance toujours Vettel, Glock, Kovalainen et Heidfeld.
Fernando Alonso, 11ème, est le premier à ravitailler dans le 12ème tour. Pendant ce temps, Räikkönen continue d’enchaîner les bons chronos. Après 13 tours, il n’est qu’à 2,6sec d’Hamilton.
14ème tour : Sébastien Bourdais bloque une roue au virage 18 et il passe dans l’échappatoire. Il passe de la 16ème à la 18ème place.
Au 15ème tour, Nelson Piquet sort violemment. « Désolé les mecs » lâche-t-il par radio. Il a fait un tête-à-queue et la Renault est très abîmée sur le côté droit. Il sort seul de sa monoplace. La voiture de sécurité entre en piste, tout comme la voiture médicale, exceptionnellement pilotée par Alexander Wurz.
Barrichello, Coulthard et Webber on le temps de ravitailler avant la sortie de la safety car. Rosberg ravitaille alors que le feu est rouge à l’entrée des stands, probablement pour ne pas tomber en panne d’essence. « Roule doucement, économise l’essence, » indique-t-on à Kubica : un ravitaillement alors que le feu est rouge entraîne une pénalité. Il effectue finalement son arrêt, pour ne pas tomber en panne.
Rubens Barrichello, qui vient pourtant de passer aux stands, est immobilisé sur la piste. Il abandonne.
Au 17ème tour, la ligne des stands est déclarée ouverte et les pilotes peuvent ravitailler. Tous les leaders ravitaillent, y compris Räikkönen, qui doit attendre que Massa fasse son arrêt.
En repartant, Felipe Massa arrache le tuyau de ravitaillement à cause de la lumière devant lui, qui passe au vert trop tôt. Certains mécaniciens tombent. Le Brésilien doit attendre que son équipe vienne lui enlever le tuyau de ravitaillement, au bout de l’allée des stands, et il se retrouver dernier ! Räikkönen a également perdu beaucoup de positions. Cette erreur pourrait leur faire perdre le titre
Rosberg, qui a ravitaillé, se retrouve en tête devant Trulli et Fisichella, qui ne sont pas passés aux stands. Kubica est quatrième devant Alonso, Webber, Bourdais, Coulthard et Hamilton. Kovalainen est 14ème, Räikkönen 16ème et Massa dernier, à la 17ème place. Bourdais, qui a ravitaillé un tour après tout le monde, est entre les deux Ferrari.
La course reprend au 19ème tour. Räikkönen double rapidement Sutil pour la 15ème place.
Parmi les pilotes qui sont à l’avant, Rosberg et Kubica risquent une pénalité, alors que Alonso, Webber et Coulthard ont ravitaillé avant la voiture de sécurité. Trulli et Fisichella ne se sont pas encore arrêtés. Hamilton, huitième, est le premier de ceux qui se sont arrêtés pendant la présence de la voiture de sécurité. Il devance Glock, Vettel, Heidfeld, Nakajima et Button.
Massa, qui sait que la course est perdue, fait une erreur derrière Bourdais dans le dernier virage.
La direction de course indique au 23ème tour que Rosberg et Kubica sont sous enquête, pour leur ravitaillement au moment où l’allée des stands était fermée.
Felipe Massa reçoit une pénalité, un drive through, pour être ressorti juste devant Sutil. Alors qu’il est dernier, le Finlandais perd encore une quinzaine de secondes.
Rosberg et Kubica sont sanctionnés par un stop and go de 10 secondes. Une nouvelle fois, des pilotes qui étaient obligés de ravitailler pour ne pas tomber en panne d’essence sont pénalisés.
Williams indique à Rosberg qu’il doit attaquer avant de ravitailler : plus il creusera l’écart sur la concurrence avant le stop and go, moins sa pénalité lui coûtera cher.
L’équipe Renault craignait que Fernando Alonso soit pénalisé. « On ne sait pas trop ce qui se passe mais continue à attaquer » indique l’équipe. Il ne peut pas être pénalisé pour un ravitaillement pendant la voiture de sécurité puisqu’il a fait son arrêt avant la sortie de piste de son équipier.
Kubica effectue sa pénalité au 28ème tour. Il repart dernier. Rosberg l’effectue dans la foulée.
En piste, Mark Webber fait une erreur au premier virage. Il laisse passer de nombreux adversaires.
Jarno Trulli est donc en tête devant Giancarlo Fisichella, mais les deux Italiens ne sont pas encore passés aux stands. Fernando Alonso, troisième, a déjà fait son arrêt, tout comme les pilotes qu’il devance : Rosberg, Coulthard, Hamilton, Glock et Vettel.
Malgré sa pénalité, Rosberg a effectué une belle opération puisqu’il est quatrième, grâce à d’excellents chronos lorsqu’il était en tête.
Le problème de Webber était probablement technique : au 30ème tour, il rentre aux stands pour abandonner, juste après le ravitaillement de Fisichella.
A ce moment de la course, Trulli a 11,2sec d’avance sur Alonso, mais le pilote Toyota n’a pas encore ravitailler. Il est sur une stratégie à un arrêt contre deux pour les autres, ce qui le met à égalité avec ses adversaires, mais il devra faire un relais plus long. Rosberg est à 14,6sec, Coulthard a 17,2sec et Hamilton a 17,9sec. L’Anglais perd du temps derrière l’Ecossais mais il n’est pas en mesure de le dépasser. Kovalainen est 11ème, devant Räikkönen.
« Trulli s’arrête dans quatre tours, il faut que tu donne tout, » indique Renault à Alonso. L’Espagnol réduit un peu l’écart avec son ancien équipier.
Derrière, Kubica double Massa pour la 15ème place. Le Brésilien ravitaille à nouveau au 31ème tour. Cette fois, le ravitaillement se passe bien.
Trulli fait son arrêt à la fin du 32ème tour, ce qui laisse Alonso en tête. L’Italien prend suffisamment de carburant pour finir la course. Il repart huitième, juste devant Nakajima, qui tente de le doubler au virage 7, en vain.
Après 33 tours, alors que tous les pilotes ont ravitaillé, Alonso mène la course avec 4,9sec d’avance sur Rosberg, 12,4sec sur Coulthard et 13,3sec sur Hamilton. Glock est cinquième devant Vettel, Heidfeld, Trulli et Nakajima. Seul Trulli ne devra plus passer aux stands parmi ces pilotes.
Heikki Kovalainen effectue son deuxième ravitaillement au 34ème tour. Après un relais en pneus tendres, il repasse sur les durs.
Alonso creuse l’écart en tête : après 36 tours, il a 6,2sec d’avance sur Rosberg et 15,9sec sur Coulthard. Hamilton est toujours dans le sillage de l’Ecossais.
38ème tour : Nakajima double Trulli et Räikkönen, qui a gagné des places jusqu’au ravitaillement, tente d’en profiter également, en vain. Il passe finalement au virage 7, comme l’avait fait Nakajima. Räikkönen est maintenant neuvième.
Alonso ne cesse de s’échapper en tête : son avance sur Rosberg est de 8,0sec après 39 tours. A la boucle suivante, l’Allemand ravitaille une dernière fois, ce qui permet à Coulthard, Hamilton, Glock, Vettel et Heidfeld de le doubler.
Fernando Alonso effectue son deuxième ravitaillement un tour après Nico Rosberg. Il repart juste devant Coulthard et Hamilton ! L’Ecossais perd du temps et cela profite à Hamilton, qui double la Red Bull au virage sept.
Alonso est toujours en tête mais il ne doit plus ravitailler. Il est juste devant Hamilton et Coulthard, qui devront encore passer aux stands. C’est le scénario idéal pour le pilote Renault !
Hamilton et Coulthard ravitaillent tous les deux au 42ème tour. Coulthard perd un peu de temps : on lui dit de repartir trop tôt, ce qui fait tomber des mécaniciens, mais contrairement à Massa, il s’arrête. L’équipe parvient à enlever le tuyau de ravitaillement et le pilote ne perd que quelques secondes. Il se retrouve derrière Trulli, qui ne doit plus s’arrêter.
Vettel et Heidfeld font leurs arrêts à la 43ème boucle. Ils repartent devant Coulthard, victime de son arrêt manqué. En piste, Kimi Räikkönen fait une petite erreur au premier virage. Il est quatrième mais il doit encore ravitailler.
Felipe Massa, quinzième, continue de faire de petites erreurs et il passe à l’extérieur dans le premier virage au 46ème tour.
Timo Glock fait son dernier arrêt au 47ème tour. En piste, son équipier est au ralenti. Il était sixième et il abandonne.
A la fin du 50ème tour, Räikkönen effectue son dernier arrêt. Il repart cinquième, devant Vettel.
A 10 tours de l’arrivée, Alonso mène avec 18,5sec d’avance sur Rosberg. Hamilton est troisième devant Glock, Räikkönen, Vettel, Heidfeld, Coulthard, Nakajima et Button.
Alors que la course semble jouée, Felipe Massa fait un tête-à-queue au virage 18. Il repart mais Adrian Sutil percute le mur pour l’éviter. La Force India gêne et la voiture de sécurité fait son retour !
La course repart au 53ème tour, avec des écarts réduits à néant. Alonso garde un gros écart et derrière, Hamilton met la pression sur Rosberg. L’Anglais fait un gros travers après quelques virages. Derrière, Coulthard et Nakajima s’échangent leurs positions, mais l’Ecossais repasse.
Très rapidement, Alonso creuse à nouveau l’écart. L’Espagnol file vers la victoire.
Kimi Räikkönen, cinquième, percute le mur dans le 58ème tour, après avoir rebondi sur la chicane N°10. Il abandonne et ne marquera pas de points pour la quatrième fois consécutive.
Le classement n’évoluera plus jusqu’à l’arrivée. Un an après sa dernière victoire, au Grand Prix d’Italie, Fernando Alonso renoue avec le succès. Il a bénéficié de la voiture de sécurité mais il a ensuite prouvé qu’il était très rapide, comme il l’avait montré lors des essais. C’est la première victoire de Renault depuis le Japon 2006.
Nico Rosberg signe son meilleur résultat en F1 en terminant deuxième et Lewis Hamilton effectue une belle opération au championnat avec la troisième place : son avance sur Felipe Massa au championnat passe à sept points.
Timo Glock termine quatrième devant Sebastian Vettel, encore très rapide. Nick Heidfeld, David Coulthard et Kazuki Nakajima marquent les derniers points.
Après 46 courses consécutives dans les points, Ferrari ne place aucune voiture dans le top 8. McLaren passe en tête du championnat des constructeurs, pour un point.
| Place | Pilote | Equipe | Ecarts |
|---|---|---|---|
| 1 | Alonso | Renault | |
| 2 | Rosberg | Williams-Toyota | 2’’957 |
| 3 | Hamilton | McLaren-Mercedes | 5’’917 |
| 4 | Glock | Toyota | 8’’155 |
| 5 | Vettel | Toro Rosso-Ferrari | 10’’268 |
| 6 | Heidfeld | BMW Sauber | 11’’101 |
| 7 | Coulthard | Red Bull-Renault | 16’’387 |
| 8 | Nakajima | Williams-Toyota | 18’’489 |
| 9 | Button | Honda | 19’’885 |
| 10 | Kovalainen | McLaren-Mercedes | 26’’902 |
| 11 | Kubica | BMW Sauber | 27’’975 |
| 12 | Bourdais | Toro Rosso-Ferrari | 29’’432 |
| 13 | Massa | Ferrari | 35’’170 |
| 14 | Fisichella | Force India-Ferrari | 43’’571 |
| 15 | Räikkönen | Ferrari | 4 tours |
Abandons
| Pilote | Equipe | Tours |
|---|---|---|
| Trulli | Toyota | 51 |
| Sutil | Force India-Ferrari | 50 |
| Webber | Red Bull-Renault | 30 |
| Barrichello | Honda | 15 |
| Piquet | Renault | 14 |
25 septembre 2008
Kimi Räikkönen ne vise que la victoire
Il rêve toujours du titre
Kimi Räikkönen espère retrouver la victoire à Singapour. Même s’il est décroché au championnat, il croit toujours en ses chances pour le titre.
Le champion du monde 2007 reste sur dix courses sans une seule victoire et il n’a pas marqué le moindre point lors des trois dernières épreuves. Il est retombé à la quatrième place du championnat et il a besoin d’un bon résultat à Singapour pour rester dans la lutte pour le titre.
« Le plus important est de retrouver la victoire, » explique Räikkönen. « La situation au championnat est ce qu’elle est et cela ne dépend plus seulement de mes résultats, mais des résultats de mes adversaires. En théorie ce n’est pas fini, mais je n’ai plus le contrôle. »
En 2007, il a eu besoin de la première demi-saison pour s’adapter à sa Ferrari. Cette année, il a eu du mal à trouver les bons réglages et la F2008 exploite mal les pneus quand les températures sont fraîches.
« L’an dernier, j’ai eu de très bons réglages sur la voiture dans la deuxième partie de la saison et j’ai pu gagner de nombreuses courses, » se souvient Räikkönen. « C’est plus difficile cette année. Surtout en ce qui concerne la température des pneus. Quand la température est bonne, la voiture est très compétitive. »
Malgré ces derniers résultats, Räikkönen reste optimiste pour Singapour : « Nous allons faire de notre mieux et nous pouvons nous battre pour la victoire, ce qui reste le principal objectif. Il faut tout donner dans les quatre dernières courses et nous verrons ce qui se passera. Je l’ai déjà dit plusieurs fois : la victoire est le seul objectif, l’essence de la course. Je ne sais pas ici juste pour piloter, je veux gagner. »
« Monza a été un mauvais week-end pour moi, mais après nous avons eu une bonne séance d’essais au Mugello. La voiture avait de très bons réglages sur piste sèche lors des deux dernières courses et nous avons testé de nouvelles solutions pour améliorer les performances. La semaine dernière, j’ai passé une journée dans le simulateur du CRF (Centre de Recherche de Fiat) à Turin, où j’ai eu une idée de la piste où nous allons courir ce week-end. »
Räikkönen a eu des courses difficiles sur les circuits urbains cette année : il a percuté Adrian Sutil à Monaco et son moteur a explosé à Valencia... « Bien sûr, quand je pense aux résultats que j’ai eu sur les circuits en ville, je ne devrais pas être trop optimiste, mais j’aime toujours courir sur ce genre de circuits : c’est une émotion pure, quand on trouve les bons réglages sur la monoplace et qu’on roule entre les murs. »
« Je ne pense pas que courir de nuit sera un gros problème. Ils l’ont déjà fait en moto et c’était superbe. Je suis quelqu’un qui aime se coucher tard. Mon corps va très bien s’adapter à ce rythme inhabituel. »
24 septembre 2008
La pénalité de Lewis Hamilton maintenue
L’appel n’était pas recevable
Le Tribunal d’Appel de la FIA a considéré que la demande de McLaren n’était pas recevable. Lewis Hamilton conserve donc la pénalité reçue au Grand Prix de Belgique et Felipe Massa reste vainqueur.
Dans un communiqué de presse, la FIA indique que les drive through « ne sont pas susceptibles d’un appel. » Même si le Tribunal d’Appel a entendu les arguments de McLaren et de Ferrari, il a donc refusé de se prononcer sur la sanction.
McLaren estimait que l’appel était recevable et l’équipe anglaise a souligné lundi que le Tribunal d’Appel avait accepté de se prononcer sur une pénalité identique reçue par Vitantonio Liuzzi à Fuji en 2007.
Dans la décision d’aujourd’hui, le Tribunal indique que pour la pénalité de Liuzzi, « aucune partie n’avait soulevé l’inadmissibilité de l’appel » et que la décision rendue à l’époque jugeait l’appel admissible, « mais sans en donner les raisons ». Pour le Tribunal d’Appel, ce jugement ne considérait donc pas une règle de droit stable.
Le Tribunal d’appel n’a donc pas jugé la pénalité, mais seulement la recevabilité de l’appel.
Rappel : la pénalité
Lewis Hamilton a reçu un drive-through après la course à Spa-Francorchamps et il a donc été pénalisé de 25 secondes, comme le prévoit l’article 16.3 du règlement sportif. A deux tours de l’arrivée, il a coupé la dernière chicane pour éviter Kimi Räikkönen et il a repris la piste devant le pilote Ferrari. Hamilton a rendu la position à Räikkönen immédiatement mais il l’a dépassé à nouveau au premier virage.
Les commissaires de course ont estimé qu’il avait tiré profit de son passage hors de la piste pour réussir sa manoeuvre de dépassement. Pendant le Grand Prix, Ron Dennis a pourtant demandé à Charlie Whiting, le directeur de course, si la manoeuvre était conforme. Whiting a répondu « je pense que c’était bon ».
Au cours de l’audience de lundi, McLaren a insisté sur cet élément, en précisant que si Charlie Whiting avait dit que la manoeuvre posait problème, l’équipe aurait demandé à Lewis Hamilton de rendre la première place à Kimi Räikkönen.
Suite à cet incident, Charlie Whiting a demandé aux pilotes de ne pas doubler un adversaire directement s’ils étaient passés hors piste dans le virage précédent. Pendant le Grand Prix d’Italie, Felipe Massa a préféré rester dans le sillage de Nico Rosberg après avoir coupé la première chicane et rendu la position à l’Allemand..
22 septembre 2008
McLaren estime que l’appel est recevable
McLaren a commencé à exposer ses arguments devant le Tribunal d’Appel de la FIA, au sujet de la pénalité reçue par Lewis Hamilton à Spa-Francorchamps. L’équipe doit d’abord prouver que l’appel est bien recevable.
C’est aujourd’hui que les représentants de McLaren sont entendus par la FIA. L’écurie anglaise conteste la pénalité reçue par Lewis Hamilton après le Grand Prix de Belgique, pour avoir tiré d’un profit d’un passage hors piste pour doubler Kimi Räikkönen. McLaren a fait appel de la sanction mais il n’est pas certain que cet appel soit recevable.
Hamilton a reçu un drive through, ce qui est normalement d’un passage à vitesse réduite dans l’allée des stands, une pénalité que l’on ne peut pas contester. Mais à Spa-Francorchamps, la sanction a été décidée après la course et Hamilton a donc été pénalisé de 25 secondes.
Pour sa défense, McLaren a souligné que l’an dernier, le Tribunal d’Appel de la FIA avait accepté de se prononcer sur une pénalité identique reçue par Vitantonio Liuzzi à Fuji
Si l’appel de McLaren est recevable, le Tribunal devra ensuite se prononcer sur la pénalité. S’il récupèrait la victoire, Lewis Hamilton porterait son avance sur Felipe Massa de un à sept points au championnat.
20 septembre 2008
McLaren prépare Singapour... avec humour
Comme toutes les équipes, McLaren se prépare aux conditions très particulières du Grand Prix de Singapour, disputé en nocturne. Et l’écurie le fait avec un humour très... anglais.
critiques Italie
On ne va pas faire la fine bouche. Aller chercher la pole position c'était déjà costaud. La transformer en victoire relevait de l'impossible. Sauf que les circonstances ont joué en faveur du jeune héros. Non seulement, la pluie était toujours au rendez-vous le dimanche, mais en plus le départ sous safety-car a facilité la tâche du jeune pilote Toro Rosso. Souvenez-vous tout de même de quelle manière il a bien manoeuvré à l'approche de la Parabolique et dans la Parabolique pour mettre Kovalainen dans l'embarras juste avant le départ. Du grand art. Un vieux briscard en action et quelle maîtrise. Un gros travers acrobatique sur 305 kilomètres de course, c'est plutôt pas mal. C'est dans ces circonstances très délicates que l'on devine les très grands. Vettel n'aura pas peut-être une aussi belle occasion de si-tôt, mais il a fait le boulot. Je ne le vois pas comme le nouveau Schumi mais tout simplement comme un très bon qui va doucement mûrir. La Red Bull n'est pas terrible, mais Vettel peur l'améliorer. Il fait partie de cette race de pilote capable de catalyser toute une équipe. Intelligent, posé, rapide, il saura donner les bonnes orientations à ses ingénieurs. Et puis on ne va sa plaindre lorsqu'un petit nouveau gagne une course.
Heikki Kovalainen
Il m'étonne et m'intrigue ce Kova. Capable de faire péter des supers chronos en essais et en qualif, il reste timoré en course. A Monza, il n'a jamais été en mesure d'inquiéter Vettel, avec une McLaren entre les mains! La seule McLaren qui a causé des soucis à Vettel, c'est celle d'Hamilton un moment deuxième. En délicatesse avec la température de ses freins et le comportement de ses pneus « extrême wet », le Finlandais s'estime heureux de récolter 8 points.
Robert Kubica
Bientôt Kaikkonen passera pour un gai luron à côté de Kubica. Ton monocorde, gueule de six pieds de long, le Polonais ne semble jamais content de son sort. C'est bien d'être exigeant avec soi-même, mais il ne faut pas déconner. Partir 11e (10e avec le problème de Bourdais) et arriver 3e, il y a pire à la fin d'une course aussi aléatoire. En fait, Robert était « very happy » mais comme il est un peu « droopy » ça ne se voit pas. Il reconnaît avoir eu de la chance de pouvoir changer ses pneus dans le bon timing et a ensuite laissé glisser jusqu'à l'arrivée. Robert dit avoir doublé son équipier au départ dans la chicane, sans même le voir. Brrrrrrr!
Fernando Alonso
Du Alonso « grand format »: Solide, clairvoyant, opportuniste, sage dans la bagarre (cf Hamilton et Glock) et finalement récompensé de ses efforts et de sa stratégie à un arrêt, l'Espagnol reste un formidable finisseur. Il faut espérer qu'il retrouve très vite un volant à la hauteur de son talent. Ne pas le voir se battre pour la victoire provoque un énorme déficit d'intérêt à mon sens. En plus, l'Asturien devient aimable et souriant en dehors de la victoire.
Nick Heidfeld
Attention de ne pas raconter de conneries au sujet de cet immense espoir du sport automobile (allemand). Dixième sur la grille, NH n'avait qu'un seul arrêt programmé à son tableau de marche. Il termine deux places derrière Kubica. Heidfeld a eu le mérite de jouer les cobayes en étant l'un des premiers à monter des pneus pluie « intermédiaires ».
Felipe Massa
Qualifié 6e mais 5e au départ suite aux problèmes de Bourdais, Massa se classe 6e, ce qui n'a rien de glorieux au volant d'une Ferrari à Monza. Il est passé au travers du marasme lors des qualifications et n'a pas été en mesure d'exploiter cet avantage. Il a perdu quelques secondess en rendant sa place à Rosberg après un passage douteux dans une chicane. ET alors, Donc, pas de quoi écrire à ses parents. Il reconnaît lui même que de ne rien voir dans ses rétros lorsque Hamilton revenait comme une balle lui a bien rendu service. Il grignote un point et souvenons nous que le titre s'est joué à cette petite différence l'année dernière. C'est donc lui qui fait la bonne opération, étant donné qu'Hamilton ne reverra jamais la couleurs des points de la victoire de Spa.
Lewis Hamilton
Tonitruant en début de course lorsque la piste était encore détrempée, Hamilton – qui était initialement sur une stratégie à un seul arrêt - a raté son pari à quatre ou cinq tours près. Dans sa position, il était difficile de prendre le risque de monter des gommes intermédiaires de façon prématurée. Sans parler de la possibilité de sortir de la piste. Pourtant, les quatre ou cinq tours « sur des oeufs » ne lui auraient probablement pas coûté plus de 20 secondes soit environ dix secondes de moins qu'un arrêt/pneus. Mais tout ça c'est de la théorie et la réalité c'est qu'Hamilton a été obligé de taper dans ses pneus pluie au point de se retrouver en fin de course sous la menace de Webber. L'Anglais est persuadé que la victoire était à sa portée avec un seul arrêt. L'analyse des chiffres lui donne raison sauf qu'il est 7e, et c'est une maigre consolation. Il a doublé – parfois d'une manière assez virile – des gros calibres, mais le seul qu'il devait dépasser (Massa) n'a jamais été réellement inquiété.
Mark Webber
L'Australien aurait-il pris un petite coup au moral en voyant les performances de son futurs (?) équipier. Très bon en qualif – comme toujours il faut bien le dire – Webber a été plus décevant en course. Un vieux briscard comme lui n'avait pas à aller s'emmêler les roues avec Hamilton (qu'il ne porte pas dans son coeur, mais il n'est pas le seul).
Kimi Raikkonen
Victime d'un choix de pneumatiques erroné en qualifications, Kimi a une fois de plus été inexistant pendant les 2/3 de la course. J'accepte ses excuses de pneus impossibles à mettre ne température, mais quand même. Et puis à quoi bon chasser le chrono en fin de course? C'est un peu vain et stupide. Comme je l'avais déjà écris ici il y a quelques jours, c'est bien à Monza que le sort à désigné le pilote que la Scuderia devra désormais pousser vers le titre. Et ce n'est pas Kimi.
Nelson Piquet
Je suis prêt à pardonner beaucoup à ce jeune pilote. Mais le problème c'est qu'il ne montre jamais rien. Pas la moindre étincelle, pas le moindre petit coup d'éclat, pas la plus infime trace de génie. On le disait excellent sous la pluie... Rien. Rebellez-vous jeune homme! Souvenez-vous que vous portez un nom célèbre. Claquez la porte de sortie avec panache.
Timo Glock
L'Allemand a été bon à Monza. Il a montré de belles choses aux essais et dans des conditions difficiles. Sauf que Trulli était encore devant lui sur la grille et que Glock fait partie de ces pilotes qui ont le chic pour se mettre dans la difficulté. La résistance contre Alonso ne servait à rien en début de course et cet épisode lui a coûté un tête à queue. C'est idiot d'autant que Glock a pu repasser Alonso un peu plus tard. Sa résistance contre Hamilton était tout aussi vaine et risquée à ce moment là de la course où Hamilton était irrésistible. Il ne s'agit pas de s'incliner systématiquement devant une Ferrari ou une McLaren, mais de là à se retrouver deux roues dans l'herbe mouillée à plus de 200KM/heure, ça frise l'inconscience.
Au fait , Glock sacrifie lui aussi à la mode du motor-home perso sur les circuits européens. A Monza, son hôtel sur roues voisinait ceux de David Coulthard et de Bruno Senna.
Kazuki Nakajima
Parti dernier et des stands (mais avant Bourdais), le Japonais est quand même à l'arrivée malgré un accrochage avec Coulthard. A part ça il n'a impressionné personne sous la pluie alors que son père Satoru était plutôt adroit dans ces conditions.
Jarno Trulli
Belle qualif, course catastrophique. Un mauvais tempo dans les arrêts au stand et une voiture difficile et voilà le travail.
Nico Rosberg
La grande dégringolade. Il a emprunté le chemin à l'envers. Cinquième sur la grille (donc 4e) Rosberg se retrouve classé dix places plus loin. Encore la faute à un mauvais tempo dans la stratégie à un arrêt
David Coulthard
Il est temps que ça s'arrête pour papy David. Il est de plus en plus garé. Pire, il accroche ses petits camarades (Nakajima) et malgré ça continue à dispenser ses conseils sur la bonne manière de se tenir sur un circuit. Encore 1200 kilomètres de calvaire pour ce futur papa.
Rubens Barrichello
Et Rubens, il l'a prend quand sa retraite? Bientôt peut-être. On ne compte plus le nombre de ses compatriotes prêt à la remplacer.
Sébastien Bourdais
Inutile de remuer le couteau dans la plaie. Le Français a fait une course anonyme bien sûr, mais sans commettre la moindre erreur et en signant des temps plus qu' honorables. Dernière chance à Singapour pourtant.
Adrian Sutil
C'est la grosse déception du dimanche. Il avait pourtant montré de belles choses lors des essais sous la pluie. Sa valse hésitation au moment de choisir ses pneus lui coûte la possibilité de se mettre en évidence. A l 'heure où l'écurie Force India est en difficulté, c'est risqué.
Giancarlo Fisichella
On a retrouvé le Giancarlo Fisichella d'antan l'espace de quelques tours. Piégé par Alonso (je crois) il a endommagé son aileron avant dans la Renault, avant que cet aileron ne casse à l'entrée de la parabolique. C'est le seul abandon à signaler dans cette course à haut risques.
Chapeau bas messieurs!









