31 octobre 2008
Kimi Räikkönen satisfait d’en finir
Il pense déjà à 2009
Kimi Räikkönen est impatient que la saison soit terminée. Après une année difficile, le champion du monde 2007 est déjà concentré sur la prochaine saison.
Comme à Shanghaï, Kimi Räikkönen va jouer son rôle d’équipier ce week-end, en tentant d’aider Felipe Massa et Ferrari à remporter les deux championnats.
« Pour moi, ce n’est pas différent d’une autre course, » a déclaré le Finlandais jeudi. « Je vais faire de mon mieux et comme sur toutes les courses, je vais tenter de gagner. »
Räikkönen a eu une saison difficile avec seulement deux victoires, la dernière en Espagne, et il a connu une série de quatre courses sans aucun point à la fin de l’été. « J’ai fait quelques erreurs, l’équipe a aussi fait quelques erreurs, mais équipe est le mot clé : nous sommes une équipes donc nous gagnons et nous perdons ensemble, » précise-t-il.
« Le plus important est de nous assurer que nous apprenons de nos erreurs et que cela n’arrivera plus. Cette année n’a clairement pas offert les résultats que je voulais ou que j’attendais. Donc il reste la course de dimanche, et je pense déjà à la saison prochaine. »
« Je suis en fait assez satisfait que cette saison soit presque finie, parce que je ne suis plus dans la bagarre pour le titre, il n’y a plus grand chose à attendre pour moi, donc ce week-end sera moins intéressant pour moi d’un point de vue personnel, mais bien sûr, pour l’équipe c’est une course importante. »
29 octobre 2008
Ce qu’il leur faut pour être champion
Toutes les probabilités
Lewis Hamilton et Felipe Massa peuvent remporter le titre à Interlagos. Voici ce dont ils ont besoin pour devenir champion du monde.
Lewis Hamilton est le mieux placé avec sept points d’avance sur Felipe Massa mais l’an dernier, l’Anglais avait la même avance sur Kimi Räikkönen avant la dernière course et c’est le pilote Ferrari qui a été sacré.
Hamilton doit finir dans les cinq premiers pour être champion. S’il finit sixième et que Massa s’impose, les deux pilotes se retrouveront à égalité de points mais Massa sera titré grâce à un nombre de victoires plus important.
A noter que si Hamilton ne marque que le point de la huitième place et que Massa est deuxième, les deux pilotes auront autant de points mais le Brésilien sera champion. Dans cette situation, ils ne seraient pas départagés par le nombre de victoires mais par le nombre de deuxièmes places !
Voici dans le détail les situations qui offriront le titre à l’un ou à l’autre :
Lewis Hamilton
L’Anglais est celui qui a la plus grande chance d’être titré. Il est en tête du championnat et il lui suffit de terminer dans le top 5. Il sera champion dans les situations suivantes :
| Lewis Hamilton | Felipe Massa |
|---|---|
| 1er | Peu importe |
| 2ème | Peu importe |
| 3ème | Peu importe |
| 4ème | Peu importe |
| 5ème | Peu importe |
| 6ème | 2ème ou au delà |
| 7ème | 2ème ou au delà |
| 8ème | 3ème ou au delà |
| Hors des points | 3ème ou au delà |
Felipe Massa
Felipe Massa doit à tout prix finir à l’une des deux premières places en espérant une contre-performance de son rival. Seuls ces résultats lui offriraient le titre :
| Felipe Massa | Lewis Hamilton |
|---|---|
| 1er | 6ème ou au delà |
| 2ème | 8ème ou au delà |
24 octobre 2008
Montezemolo satisfait après la réunion
Il confirme les décisions
LLuca di Montezemolo, Président de Ferrari et de la FOTA, est satisfait des décisions prises lors de la réunion avec la FIA. Des accords ont été trouvés pour réduire les coûts.
La FIA (Fédération Internationale de l’Automobile) et la FOTA (Formula One Team Association, l’association des équipes) se sont rencontrées mardi à Genève pour évoquer le futur de la Formule 1.
Les deux entités ont trouvé des accords pour réduire les coûts. Luca di Montezemolo était ravi après cette réunion. « Enfin, nous aurons une Formule 1 économe, » déclare le Président de la FOTA dans la Gazzetta dello Sport.
Montezemolo a confirmé les décisions qui ont été prises : « L’an prochain, la durée de vie des moteurs sera allongée à trois courses. Pour les petites équipes, cela fera 25 moteurs par an, pour 10 millions d’euros. »
Après plusieurs mois où les négociations entre la FIA et les équipes étaient difficiles, la création de la FOTA, effective depuis début septembre, a permis d’accélérer les discussions.
« La réunion a été un succès pour trois raisons, » explique Montezemolo. « Parce que le fait que John [Howett, le Président de Toyota et N°2 de la FOTA] et moi ayons représenté toute les équipes fait preuve d’une solide unité en F1. Parce que nous avons présenté des changements adoptés à l’unanimité pour 2009. Et parce que nous avons prévu une nouvelle réunion, après le Brésil, pour discuter des châssis à partir de 2010. »
Le futur règlement pour les moteurs sera également évoqué lors de cette réunion.
21 octobre 2008
Ferrari va analyser ses performances
Pour comprendre la défaite de Shanghaï
Ferrari veut comprendre pourquoi Lewis Hamilton était au dessus du lot à Shanghaï pour être en mesure de le battre à Interlagos.
Lewis Hamilton a dominé le Grand Prix de Chine et les pilotes Ferrari n’ont pas pu suivre son rythme. Kimi Räikkönen avait exactement la même stratégie que l’Anglais mais il n’a jamais pu l’inquiéter.
« La chose que nous devons comprendre, en allant au Brésil, est pourquoi cela a été possible, vu qu’à Singapour et à Fuji nous étions très rapides, sur les tours rapides et sur un rythme de course, » explique Stefano Domenicali, le directeur de la gestion sportive de Ferrari.
« Cette course était la plus mauvaise, en ce qui concerne les performances, que nous avons eu cette année, avec l’Allemagne. Le seul point commun est que c’était les mêmes pneus et nous devons comprendre si c’était le problème, mais je ne pense pas. D’un autre côté, nous avons manqué d’adhérence pour être compétitifs mais surtout, la voiture se comportait mal dans le premier secteur. »
« On ne peut pas être au Brésil en se battant, comme nous l’avons dit au début de la saison, pour les titres dans des conditions où notre voiture est moins compétitive, avec un écart si important avec nos concurrents, avec McLaren »
L’Italien reconnaît la supériorité de l’écurie anglaise à Shanghaï : « Ce week-end, notre plus grand concurrent était plus rapide que nous. Ils ont peut-être fait un meilleur travail, mais de toute façon ils étaient plus rapides, c’est certain. Nous avons vu dès vendredi qu’ils avaient un meilleur rythme et que leurs chronos étaient meilleurs. Nous avons vu [en course] qu’ils ne faisaient rien de spécial. Ils étaient simplement plus rapides que nous et c’est pour cela que je dois reconnaître que si on considère ce que nous avons fait dans ces conditions, nous avons atteint le maximum. »
« Sincèrement, Lewis était dans une autre division, il pilotait à la perfection, il était rapide, constant, et nous n’avons même pas pu penser à l’attaquer. Dans notre briefing, [dimanche] matin, nous avons dit qu’il fallait tenter d’attaquer Lewis, surtout au début de la course, pour voir quelle était la situation, mais nous n’avons vraiment pas pu le faire parce qu’il était trop rapide. »
Pourtant, Domenicali ne pense pas que la McLaren est subitement devenue meilleure que la Ferrari. « Il y a une semaine, ce n’était pas le cas. Il y a deux courses, ce n’était pas le cas » rappelle le patron de Ferrari. Il estime plutôt que c’est la Scuderia qui a signé une mauvaise performance : « Nous devons comprendre pourquoi il y a eu ce changement sur les performances. Il faut faire une analyse approfondie pour comprendre la raison de notre manque de performance. Ce week-end, nous étions plus lents, les autres étaient plus ou moins constants avec leur rythme et ou leur rythme prévu, donc nous étions les seuls à ne pas être bons, pour être honnête. »
« Je ne crois pas qu’en une semaine, tous les autres ont progressé et pas nous, donc c’est quelque chose lié à notre performance. C’est pour cela que nous devons travailler parce que nous approchons de la dernière course de la saison et nous devons nous assurer que nous faisons tout pour avoir une bonne voiture pour le dernier Grand Prix. »
20 octobre 2008
Massa : « Difficile mais pas impossible »
Les Ferrari n’étaient pas aussi bonnes que la McLaren de Lewis Hamilton à Shanghaï. Felipe Massa rêve toujours du titre après avoir terminé deuxième grâce à l’aide de Kimi Räikkönen, troisième à l’arrivée.
Au Brésil, l’an dernier, Felipe Massa s’était effacé devant Kimi Räikkönen, qui jouait le titre. Ce week-end, le Finlandais a aidé le Brésilien en lui offrant la deuxième place en fin de course. Ces deux points supplémentaires pourraient aider Massa à décrocher le titre, même s’il sait qu’il sera très difficile de passer devant Lewis Hamilton.
« C’est un bon résultat pour l’équipe, moins pour moi, » résume Massa. « La course d’aujourd’hui a été difficile : nous n’étions pas assez rapides pour nous mesurer à Hamilton. Perdre deux points ne signifie pas que j’ai perdu tout espoir. »
« Je vais continuer à attaquer jusqu’à la fin et je suis impatient de courir à Interlagos, devant mes supporters : je vais jouer ma chance là bas, ce sera la première fois pour un Brésilien, ce qui devrait être un plus. Il n’y avait pas d’élément particulier qui ne marchait pas sur ma voiture. C’est juste qu’il était impossible de gagner pour moi. »
« Je suis un peu comme dans une phase de tirs au but en finale de la coupe du monde : nous avons manqué les deux premiers tirs, alors que l’équipe adversaire a marqué, et nous n’avons plus le droit à l’erreur, en espérant qu’ils en rateront trois. Ce sera très difficile mais pas impossible, comme nous l’avons vu l’an dernier. L’équipe est unie et elle y croit : c’est très important et agréable. »
Kimi Räikkönen a enfin eu un week-end sans aucun problème. Le Finlandais était le meilleur pilote Ferrari aujourd’hui mais il est satisfait d’avoir pu aider son équipier.
« Aujourd’hui j’avais une bonne voiture, mais elle n’était pas assez rapide pour battre notre plus grand concurrent, » reconnaît Räikkönen. « Au départ et après les changements de pneus, Hamilton a réussi à s’échapper, alors qu’en se rapprochant des arrêts j’arrivais à aller un peu plus vite, mais c’était toujours trop tard. En plus de ça, trois fois, j’ai eu des retardataires qui m’ont fait perdre un temps précieux. »
« Nous avons obtenu un bon résultat pour le championnat des constructeurs. Maintenant, nous devons obtenir un doublé au Brésil et voir où nous serons dans les deux championnats. »
« Felipe qui me dépasse ? Je fais partie d’une équipe et je sais très bien ce qu’ils attendent de moi. Je suis hors de la bagarre pour le titre et je dois faire le maximum parce que Ferrari peut atteindre ses deux objectifs. C’est aussi simple que ça. »
19 octobre 2008
Hamilton gagne et se rapproche du titre
Lewis Hamilton a remporté le Grand Prix de Chine devant Felipe Massa, aidé par Kimi Räikkönen. L’Anglais n’aura besoin que d’une cinquième place à Interlagos pour être champion du monde.
Le ciel est menaçant avant le départ mais il ne pleut pas. « Une averse est possible après 20 minutes » indique BMW Sauber à Robert Kubica dans le tour de formation.
Lewis Hamilton est en pole-position devant Kimi Räikkönen, Felipe Massa, Fernando Alonso, Heikki Kovalainen, Sebastian Vettel, Jarno Trulli et Sébastien Bourdais. Robert Kubica est seulement onzième. La majorité des pilotes va débuter avec les pneus durs mais Ferrari fait le pari de partir avec les tendres.
Le départ se passe sans problème pour les leaders mais derrière, Bourdais et Trulli se touchent. L’Italien part en tête-à-queue et le Français perd beaucoup de temps. Trulli doit passer aux stands pour changer de museau.
Heikki Kovalainen parvient à doubler Fernando Alonso en passant à l’extérieur du premier virage. L’Espagnol reprend l’avantage à la fin du tour.
Après le premier tour, Hamilton mène devant Räikkönen, Massa, Alonso, Kovalainen, Heidfeld, Vettel, Kubica, Piquet et Barrichello. Bourdais n’est que 18ème.
En tête, Hamilton tente de s’échapper. Il a 1,9sec d’avance sur Räikkönen après deux tours. Massa est déjà à 3,0sec.
Dans le quatrième tour, Jarno Trulli revient aux stands pour abandonner. Les dégâts sont trop importants sur sa monoplace.
Après cinq tours, Hamilton a 3,1sec d’avance sur Räikkönen, 5,4sec sur Massa et 7,4sec sur Alonso. « Je peux aller aussi vite que les Ferrari » annonce l’Espagnol par radio à Renault. En revanche, Kovalainen est déjà à plus de 12sec.
Derrière, Mark Webber réussit un beau dépassement sur Rubens Barrichello. Parti 16ème, l’Australien est déjà 10ème.
Au huitième tour, Mark Webber double Nelson Piquet à l’épingle. Le Brésilien croise la trajectoire et repasse devant, mais l’Australien peut reprendre l’avantage au virage suivant. « Il est très léger [en carburant], ne t’inquiètes pas » indique Renault à Piquet. Il est neuvième.
10ème tour : Hamilton a maintenant 3,9sec d’avance Räikkönen, qui vient de signer le meilleur tour. Massa est à 7,9sec et Alonso à 11,4sec.Kovalainen est toujours quatrième devant Heidfeld, Vettel, Kubica, Webber et Piquet. Bourdais est remonté au 16ème rang.
Les Ferrari sont dans un meilleur rythme que dans les premiers tours et pendant que Hamilton fait une petite glissade dans le premier virage, Räikkönen et Massa réagissent. Ils ont respectivement 3,7sec et 8,0sec de retard avec 12 tours.
Mark Webber ravitaille très tôt, à la fin du 12ème tour. En piste, Rosberg double Glock pour la douzième place.
13ème tour : Nelson Piquet fait une erreur en passant dans le dégagement du dernier virage, mais il ne perd pas beaucoup de temps.
Felipe Massa et Fernando Alonso ravitaillent dès le 14ème tour. Le Brésilien reprend des pneus tendres, l’Espagnol reprend des durs. Cet arrêt très tôt montre les difficultés de Massa : avec moins de carburant que les deux premiers, il n’a pas réussi à les battre en qualifications et à les suivre en début de course.
Hamilton et Räikkönen font tous les deux leur premier arrêt un tour après Massa. Ils repartent devant le Brésilien. Hamilton reprend des pneus durs et Räikkönen l’imite.
Au même moment, Adrian Sutil s’immobilise dans la dernière partie du circuit et abandonne.
Heidfeld passe aux stands au 17ème tour, Kovalainen et Vettel au 18ème.
Hamilton récupère la première place, devant Räikkönen et Kubica, qui ne s’est pas encore arrêté. Massa est juste derrière le Polonais. Après 20 tours, le Brésilien est à 14,1sec de Hamilton et 10,6sec de Räikkönen. Piquet (qui doit encore s’arrêter) est sixième devant Alonso et Kovalainen.
Bourdais, remonté au 12ème rang, ravitaille tard, au 23ème tour. Piquet passe aux stands un tour après et il repart devant Vettel, qui était trois places devant lui avant les ravitaillements. Kubica passe enfin dans les stands au 25ème tour et il ne change pas de pneus. Il fait une très bonne opération en reprenant la piste devant Piquet.
Après 26 tours, alors que tous les leaders ont ravitaillé, Hamilton a 6,6sec d’avance sur Räikkönen et 15,4sec sur Massa. Alonso est toujours quatrième, à plus de 20sec, devant Kovalainen, Heidfeld, Glock, Coulthard et Kubica. Glock et Coulthard doivent encore passer aux stands. Ils sont sur une stratégie à un seul arrêt et ils ravitaillent après la mi-course.
Dans le 32ème tour, Sébastien Bourdais bénéficie d’une petite faute de David Coulthard au premier virage pour le doubler. Le Français est maintenant 14ème. Quelques tours plus tard, c’est Rosberg qui double la Red Bull.
34ème tour : Hamilton a maintenant 8,5sec d’avance sur Räikkönen et 15,9sec sur Massa. Il reste 22 tours à effectuer. Alonso est quatrième devant Kovalainen, Heidfeld, Kubica, Piquet et Vettel.
Alors que les mécaniciens de McLaren se préparaient, Heikki Kovalainen crève à l’avant-droit dans le 35ème tour. Il met beaucoup de temps à regagner son stand avant de pouvoir ravitailler. Il repart 17ème.
Fernando Alonso est le premier à faire son deuxième arrêt, au 36ème tour. Il passe sur les pneus tendres. Massa fait son ravitaillement une boucle plus tard. Il prend les pneus durs, qu’il n’a pas encore utilisé.
Dans le tour suivant, Hamilton et Räikkönen font leur dernier arrêt en même temps. Ils repartent tous les deux avec les pneus tendres.
En piste, Mark Webber fait une faute ne passant dans un dégagement. Il n’est que 16ème.
Heidfeld et Bourdais passent aux stands au 40ème tour. Kubica ravitaille au 41ème tour, Vettel au 42ème.
Après les ravitaillements, Hamilton est loin devant, avec plus de 10sec d’avance sur Räikkönen et Massa. Alonso est toujours quatrième devant Heidfeld, Kubica, Glock, Piquet et Vettel.
En fin de course, Kimi Räikkönen lève le pied pour laisser Felipe Massa, qui a besoin d’un maximum de points au championnat, le rattraper.
Dans le 50ème des 56 tours de course, Räikkönen offre la deuxième place à Massa dans la longue ligne droite. L’an dernier, Massa avait laissé son équipier s’imposer à Interlagos pour qu’il remporte le titre.
Juste après, Heikki Kovalainen rentre aux stands pour abandonner.
Le classement n’évoluera plus jusqu’à l’arrivée. Pole, victoire et meilleur tour : Lewis Hamilton était le meilleur ce week-end. Il s’impose devant Felipe Massa, Kimi Räikkönen, Fernando Alonso, Nick Heidfeld, Robert Kubica, Timo Glock et Nelson Piquet.
Au championnat, Lewis Hamilton a maintenant sept points d’avance sur Felipe Massa et Robert Kubica est définitivement exclu de la lutte pour le titre.
Le pilote McLaren n’aura besoin que d’une cinquième place à Interlagos pour être champion du monde et être certain que Massa ne le dépassera pas au championnat. Ils ont pour l’instant autant de victoires mais si Massa gagne au Brésil et que Hamilton n’est que sixième, ce qui les mettrait à égalité de points, Massa serait titré grâce à une victoire de plus.
Chez les constructeurs, Ferrari se rapproche du titre avec maintenant onze points d’avance sur McLaren.
| Place | Pilote | Equipe | Ecarts |
|---|---|---|---|
| 1 | Hamilton | McLaren-Mercedes | |
| 2 | Massa | Ferrari | 14’’925 |
| 3 | Raikkonen | Ferrari | 16’’445 |
| 4 | Alonso | Renault | 18’’370 |
| 5 | Heidfeld | BMW Sauber | 28’’923 |
| 6 | Kubica | BMW Sauber | 33’’219 |
| 7 | Glock | Toyota | 41’’722 |
| 8 | Piquet | Renault | 56’’645 |
| 9 | Vettel | Toro Rosso-Ferrari | 1’04’’339 |
| 10 | Coulthard | Red Bull-Renault | 1’14’’842 |
| 11 | Barrichello | Honda | 1’25’’061 |
| 12 | Nakajima | Williams-Toyota | 1’30’’847 |
| 13 | Bourdais | Toro Rosso-Ferrari | 1’31’’457 |
| 14 | Webber | Red Bull-Renault | 1’32’’422 |
| 15 | Rosberg | Williams-Toyota | 1 tour |
| 16 | Button | Honda | 1 tour |
| 17 | Fisichella | Force India-Ferrari | 1 tour |
Abandons
| Pilote | Equipe | Tours |
|---|---|---|
| Kovalainen | McLaren-Mercedes | 50 |
| Sutil | Force India-Ferrari | 14 |
| Trulli | Toyota | 3 |
18 octobre 2008
GP de Chine : La grille de départ
Aprés les pénalités de Webber et Heidfeld
La grille de départ du Grand Prix de Chine 2008 : Lewis Hamilton est en pole-position devant Kimi Räikkönen et Felipe Massa. Mark Webber a été pénalisé de dix positions pour un changement de moteur et Nick Heidfeld de trois positions pour avoir gêné David Coulthard. Cela permet à certains pilotes, comme Sébastien Bourdais, de gagner deux places.
| Place | Pilote | Equipe | Temps | |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Hamilton | McLaren-Mercedes | 1’36’’303 | |
| 2 | Räikkönen | Ferrari | 1’36’’645 | |
| 3 | Massa | Ferrari | 1’36’’889 | |
| 4 | Alonso | Renault | 1’36’’927 | |
| 5 | Kovalainen | McLaren-Mercedes | 1’36’’930 | |
| 6 | Vettel | Toro Rosso-Ferrari | 1’37’’685 | |
| 7 | Trulli | Toyota | 1’37’’934 | |
| 8 | Bourdais | Toro Rosso-Ferrari | 1’38’’885 | |
| 9 | Heidfeld | BMW Sauber | 1’37’’201 +3 | |
| 10 | Piquet | Renault | 1’35’’722 | |
| 11 | Kubica | BMW Sauber | 1’35’’814 | |
| 12 | Glock | Toyota | 1’35’’937 | |
| 13 | Barrichello | Honda | 1’36’’079 | |
| 14 | Rosberg | Williams-Toyota | 1’36’’210 | |
| 15 | Coulthard | Red Bull-Renault | 1’36’’731 | |
| 16 | Webber | Red Bull-Renault | 1’37’’083 +10 | |
| 17 | Nakajima | Williams-Toyota | 1’36’’863 | |
| 18 | Button | Honda | 1’37’’053 | |
| 19 | Sutil | Force India-Ferrari | 1’37’’730 | |
| 20 | Fisichella | Force India-Ferrari | 1’37’’739 |
16 octobre 2008
Le GP de France 2009 annulé
En raison de difficultés financières
La Fédération Française du Sport Automobile (FFSA) a annoncé qu’elle n’organiserait pas le Grand Prix de France 2009 comme cela était initialement prévu, en raison de difficultés financières. Si aucun promoteur ne reprend la course, elle n’aura pas lieu.
Alors que la FFSA cherche un circuit pour organiser la course pour 2010, c’est l’épreuve de 2009 qui est annulée ! La course avait pourtant été inscrite par la FFSA et elle figurait au calendrier publié par la FIA la semaine dernière.
« Pour des raisons liées au contexte économique, la Fédération Française du Sport Automobile (FFSA) a décidé d’annuler le Grand Prix de France inscrit au calendrier du championnat du Monde de Formule 1 de la FIA, » peut-on lire sur le site officiel du Grand Prix de France.
« La FFSA tient à remercier tous les clients qui ont assisté au Grand Prix de France et qui ont soutenu cet événement international ces dernières années »
Les billets étaient déjà en vente et la FFSA s’est engagée à les rembourser. La course pourrait néanmoins avoir lieu si un nouveau promoteur décide de reprendre l’organisation de l’épreuve.
Nicolas Deschaux, le Président de la FIA, a confié à l’Agence France Presse que pour 2010, le seul projet qui pourrait être prêt à temps sera Paris Val d’Europe.
Après l’annulation du Grand Prix du Canada, le championnat 2009 ne comporte plus que 17 épreuves.
13 octobre 2008
Blog Ô critiques Japon
Hamilton c'est pas bon, Massa c'est pas ça, Alonso c'est costaud, Raikkonen fait de la peine.
Très bientôt, avant même que la Formule 1 ne soit devenue une catégorie mono-type et mono-moteur, un simple regard comme celui que Raikkonen a jeté à Hamilton après s'être immobilisé sur la grille de départ hier sera interprété comme une manoeuvre d'intimidation antisportive et sera - je l'espère - sévèrement puni. En attendant, les différentes interférences des commissaires sportifs pendant et après le Grand Prix du Japon auront, à l'évidence, une grande influence sur le déroulement des deux prochaines courses et peut-être le résultat final du championnat du monde 2008. Premier constat: Le suspense perdure pour une moins une semaine encore et c'est peut-être tant mieux. Deuxième constat: Kimi Raikkonen n'arborera plus le numéro 1 sur le cockpit de sa Ferrari la saison prochaine. Si le Finlandais est toujours au volant d'une Ferrari...
Nous voilà donc avec trois protagonistes pour un titre. Lewis Hamilton reste le mieux placé avec désormais cinq points d'avance sur un Felipe Massa remonté comme un coucou. Et, Ô surprise, un Robert Kubica qui se replace au championnat. Après tout, il ne compte que 12 points de retard sur le leader et une victoire – très envisageable – dimanche prochain en Chine ou une deuxième place avec un nouveau score vierge de l'Anglais, replacerait sur pilote BMW à deux ou quatre points, sans préjuger du classement de l'autre contender Felipe Massa. Il y a de quoi se réjouir non?
En attendant, le Grand Prix de Chine étant déjà presque commencé je préfère vous livrez un petit blog Ô critiques mitonné plutôt qu'un truc réchauffé dans trois jours. Comme disait Coluche: « Il faut battre son frère pendant qu'il est chauve ».
FERNANDO ALONSO
Fernando l'a souligné avant même de monter sur le podium de Fuji: « Là, ce n'est pas comme à Singapour! ». Sous – entendu, cette fois il n'a pas eu besoin d'un coup de pouce chanceux d'une safety car pour s'imposer. Ce que n'avait pas manqué de souligner cet insolent de Piquet après Singapour. C'est de bonne guerre puisque Alonso ne s'était pas gêné pour critiquer la deuxième place de Piquet en Allemagne, chanceuse elle aussi après une intervention opportune de la SC.
Mais hier, rien à dire pour Alonso, sinon qu'il a encore été magique et a su exploiter une fois de plus les errances de ses adversaires tout en repoussant les velléités de Kubica. Pour l'ensemble de son oeuvre et de son implication, Alonso mériterait de remonter à la cinquième place du classement général lors des deux dernières courses de la saison histoire de se rapprocher des animateurs du championnat. Un bond symbolique qui lui permettrait de passer devant Heidfeld et Kovalainen avec lesquels il n'a rien à faire. Moi, je dis bravo Monsieur Alonso! Et puis, il semble tellement heureux lorsqu'il gagne. On ne peut pas en dire autant de tous les pilotes.
ROBERT KUBICA
Tiens en voilà un qui ne devrait pas tarder à récupérer la panoplie de Droopy abandonnée par son pote Alonso. Du genre à se marrer lorsqu'il se fait tomber une enclume – qu'il n'est pas – sur le pied.
Je veux bien que seule la victoire l'intéresse mais, quand même jeune homme, il ne s'agit que de sport. Kubica dit avoir été handicapé tout le week-end par des soucis de « grainage ». N'empêche qu'Alonso lui a montré comment on gagne une course en ne lâchant rien du début à la fin et en jonglant avec les stratégies établies.
KIMI RAIKKONEN
Le Finlandais s'est un peu fait embrouiller au départ, alors qu'il venait de prendre un superbe envol. Il a effectivement été touché deux fois par une McLaren, mais c'était celle de Kovalainen. Il affirme que ces chocs ont un peu détruit l'équilibre de sa monoplace. Ouais, je veux bien. Et je veux bien croire que ce détail l'a empêché d'être plus tranchant derrière Kubica. Mais ce n'est pas encore le « grand » Raikkonen que l'on connaît.
NELSON PIQUET
Il a donc fallu attendre seize courses pour que Piquet montre enfin quelque chose en Formule 1. Il serait exagéré de dire que je suis à genoux devant sa performance, mais au moins cette fois le Brésilien a fait le boulot. Tout simplement ce qu'on lui demande. Le plus inquiétant, c'est que deux autres courses de cette tenue et il pourrait bien garder sa place, ce qui ne serait pas une bonne nouvelle pour un pilote plus méritant. Je tiens à préciser tout de suite que cela ne changera rien pour moi, mais que j'aimerai voir quelqu'un d'autre dans la deuxième Renault.
JARNO TRULLLI
Du solide, du Trulli pur jus, mais ça n'a pas suffit pour atteindre le podium qui était l'objectif majeur de Toyota à domicile.
SEBASTIEN VETTEL
Regardez comme la F1 est exigeante et comme son public (de connaisseurs) est impitoyable. Il y a encore quelques courses, voir une Toro Rosso en Q3 et dans les points relevait de l'exploit. Là, on en serait presque à faire la fine bouche sur la performance du jeune Vettel. C'est vrai qu'il a tiré la langue toute la course derrière son équipier Bourdais auquel il chipe d'ailleurs la 6e place.
FELIPE MASSA
Merci qui? Merci la FIA. La pénalité sur l'accrochage avec Hamilton était acceptable sinon méritée, mais pourquoi Massa est-il allé s'emmêler les roues avec Bourdais à la sortie des stands? Pour une fois en retrait aux essais, Massa a joué les Raikkonen en course. En revanche, je voudrais juste noter que la manoeuvre de dépassement sur Webber était parfaitement dangereuse et stupide. En d'autres temps, lorsque la FIA (encore FISA) était vraiment tenue, une telle manoeuvre aurait valu un déclassement pur et simple à Massa. Puisque que nous somme au Japon, prenons l'exemple du Grand Prix du Japon 1989. Senna avait été privé de sa victoire pour bien moins que ça puisque son déclassement avait été motivé par son attaque sur Prost à la chicane au cours de laquelle il avait empiété pendant quelques mètres sur la ligne délimitant l'entrée des stands. Je vous invite donc à revoir les images de ce dépassement un peu kamikaze. A part une décharge d'adrénaline, Massa n'a rien perdu dans l'affaire mais à l'heure où j'écris ces lignes Felipe Massa pourrait aussi bien être dans un chambre d'hôpital de Tokyo en train de compter ses abaties. N'empêche que le voilà à la relance avec cinq points de retard seulement sur Hamilton.
MARK WEBBER
L'air de rien, Webber a fait une très belle course après un mauvais départ. Avec des pneus à l'agonie, Webber a résisté durement jusqu'à la limite de la limite pour empêcher Massa de le doubler. On sait que l'Australien n'est pas un type facile à doubler, mais l'air de rien il a lui aussi frôlé la correctionnel sur ce coup-là.
NICK HEIDFELD
D'où il sort celui-là? La sécurité de l'emploi ça a du bon quand même. Voilà l'Allemand rassuré sur son avenir et hop, un Grand Prix le coude à la portière à la clé. Bon, je sais. C'est un peu réducteur comme analyse, mais c'est juste pour vous montrer que la mauvaise foi n'est pas l'apanage que de quelques blogueurs de BDP. Mais je vous dois la vérité. Je ne me suis pas penché sur le pourquoi du comment de la « performance » d'Heidfeld. Je vais le supporter une saison de plus, c'est déjà beaucoup.
SEBASTIEN BOURDAIS
Sa colère d'après course est plus que légitime. Et cette fois, Bourdais ne chouine pas pour des broutilles. Trois points ce n'est pas rien dans la carrière d'un pilote. Sur un circuit qui n'est aussi simple qu'il n'y paraît, le Français a bouclé un week-end (presque) parfait. La proximité du GP de Chine lui permettra d'évacuer sa frustration plus rapidement.
NICO ROSBERG
Un mauvais départ et beaucoup d'essence qui explique une qualification moyenne, il n'en faut pas beaucoup plus pour vous mettre une course au tapis. Pourtant Nico dit s'être amusé. Tant mieux pour lui.
LEWIS HAMILTON
Putain, il est classé très loin celui-là. Voilà une course bien pourrie pour « mon » héros. C'est bizarre, il n'aime pas trop les fins de championnat le petit gars. Et il a encore beaucoup de mal à domestiquer son tempérament. Pour ça on ne peut pas lui en vouloir. Ce n'est pas la première fois que Lewis rate son départ (souvent de la pole position d'ailleurs) et ce n'est pas première fois qu'il veut tout rattraper dès le premier freinage. Il est comme ça Lewis et c'est difficile de lui en vouloir. Qu'il soit pénaliser pour avoir semé le bordel, franchement je ne comprends pas bien dès lors qu'il ne touche personne. Il s'est déjà pénalisé lui-même en se retrouvant derrière Massa.
Remontez donc un peu dans l'histoire de la F1, pointez tous les départs turbulents et relevez combien de fois les fauteurs de troubles ont été pénalisé. Jamais ou presque n'est-ce pas? Mais je l'avais déjà dit ici, les pilotes McLaren-Mercedes n'ont pas le droit à l'erreur.
Si les commissaires sont logiques avec eux-même, alors il fallait pénaliser Kovalainen qui avait touché Raikkonen et peut-être faussé le bon déroulement du championnat. Il fallait aussi pénaliser Piquet qui a donné des coups de roues comme un vulgaire débutant en karting. Des exemples absurdes comme ça, on peut en sortir trois ou quatre à chaque départ ou chaque premier tour. Ensuite, toujours aussi chaud, Hamilton essaye de reprendre l'avantage sur Massa. Tente quelque chose et se retrouve à l'envers à voir défiler tout le peloton devant son museau. C'est déjà pas mal comme punition non?
J'aurais préféré une convocation de ces deux pilotes après la course et une petite remontée de bretelles du genres: « Jeunes gens, vous êtes les acteurs d'un superbe show sportif, diffusé en mondovision. Un peu de retenue et de sang froid la prochaine fois sinon les pénalités vont tomber. Ok. Allez retournez jouer avec vos petits bolides. »
Bon résultat des courses, Hamilton marque zéro point et tant pis pour lui, mais il se fait encore enfumé par la FIA qui offre un point de plus à Massa. Et là, je dis non messieurs. Sans effet aucun, mais ça fait du bien de pousser un cri. Et puis à force de déclarer, "ce n'est pas grave, j'ai déjà oublié, je vais gagner les prochaines courses... Bla bla..." La saison sera terminée et un autre sera titré.
RUBENS BARRICHELLO
Rubens a fait semblant d'être encore pilote de Grand Prix en deux ou trois occasions, résistant comme il pouvait à des adversaires trop fort. Cette fin de carrière commence à faire pitié.
JENSON BUTTON
Cf Barrichello. Sauf que Button n'est pas en fin de carrière. Les excuses ne manquent pas: voiture de merde, pneus de merde, trop d'essence, le trafic, etc...
GIANCARLO FISICHELLA
Un beau début de course, une belle passe d'armes avec Rosberg et puis... plus rien ou plutôt une petite touchette et l'abandon.
HEIKKI KOVALAINEN
Pour une (rare) fois que Heikki pouvait rendre service, son moteur l'en a empêché.
ADRIAN SUTIL
Pas vu.
TIMO GLOCK
C'était sans doute le meilleur week-end de Glock mais comme par hasard les emmerdes tombent toujours sur les mêmes. Impliqué semble t-il dans l'accrochage avec Coulthard, sa Toyota a subit des dommages irréversibles.
DAVID COULTHARD
Allez David! Plus que deux. Et soit prudent quand même.
Les classements 2008
Après le Grand Prix du Japon
Classement Pilotes
| » | Pilote | = | ||||||||||||||||||
| 1 | Hamilton | 10 | 4 | - | 6 | 8 | 10 | - | - | 10 | 10 | 4 | 8 | 6 | 2 | 6 | - | 84 | ||
| 2 | Massa | - | - | 10 | 8 | 10 | 6 | 4 | 10 | - | 6 | - | 10 | 10 | 3 | - | 2 | 79 | ||
| 3 | Kubica | - | 8 | 6 | 5 | 5 | 8 | 10 | 4 | - | 2 | 1 | 6 | 3 | 6 | - | 8 | 72 | ||
| 4 | Räikkönen | 1 | 10 | 8 | 10 | 6 | - | - | 8 | 5 | 3 | 6 | - | - | - | - | 6 | 63 | ||
| 5 | Heidfeld | 8 | 3 | 5 | - | 4 | - | 8 | - | 8 | 5 | - | - | 8 | 4 | 3 | - | 56 | ||
| 6 | Kovalainen | 4 | 6 | 4 | - | - | 1 | - | 5 | 4 | 4 | 10 | 5 | - | 8 | - | - | 51 | ||
| 7 | Alonso | 5 | 1 | - | - | 3 | - | - | 1 | 3 | - | 5 | - | 5 | 5 | 10 | 10 | 48 | ||
| 8 | Trulli | - | 5 | 3 | 1 | - | - | 3 | 6 | 2 | - | 2 | 4 | - | - | - | 4 | 30 | ||
| 9 | Vettel | - | - | - | - | - | 4 | 1 | - | - | 1 | - | 3 | 4 | 10 | 4 | 3 | 30 | ||
| 10 | Webber | - | 2 | 2 | 4 | 2 | 5 | - | 3 | - | - | - | - | 1 | 1 | - | 1 | 21 | ||
| 11 | Glock | - | - | - | - | - | - | 5 | - | - | - | 8 | 2 | - | - | 5 | - | 20 | ||
| 12 | Piquet | - | - | - | - | - | - | - | 2 | - | 8 | 3 | - | - | - | - | 5 | 18 | ||
| 13 | Rosberg | 6 | - | 1 | - | 1 | - | - | - | - | - | - | 1 | - | - | 8 | - | 17 | ||
| 14 | Barrichello | - | - | - | - | - | 3 | 2 | - | 6 | - | - | - | - | - | - | - | 11 | ||
| 15 | Nakajima | 3 | - | - | 2 | - | 2 | - | - | 1 | - | - | - | - | - | 1 | - | 9 | ||
| 16 | Coulthard | - | - | - | - | - | - | 6 | - | - | - | - | - | - | - | 2 | - | 8 | ||
| 17 | Bourdais | 2 | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | 2 | - | - | - | 4 | ||
| 18 | Button | - | - | - | 3 | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | 3 |
Classement Constructeurs
| » | Pilote | = | ||||||||||||||||||
| 1 | Ferrari | 1 | 10 | 18 | 18 | 16 | 6 | 4 | 18 | 5 | 9 | 6 | 10 | 10 | 3 | - | 8 | 142 | ||
| 2 | McLaren | 14 | 10 | 4 | 6 | 8 | 11 | - | 5 | 14 | 14 | 14 | 13 | 6 | 10 | 6 | - | 135 | ||
| 3 | BMW Sauber | 8 | 11 | 11 | 5 | 9 | 8 | 18 | 4 | 8 | 7 | 1 | 6 | 11 | 10 | 3 | 8 | 128 | ||
| 4 | Renault | 5 | 1 | - | - | 3 | - | - | 3 | 3 | 8 | 8 | - | 5 | 5 | 10 | 15 | 66 | ||
| 5 | Toyota | - | 5 | 3 | 1 | - | - | 8 | 6 | 2 | - | 10 | 6 | - | - | 5 | 4 | 50 | ||
| 6 | Toro Rosso | 2 | - | - | - | - | 4 | 1 | - | - | 1 | - | 3 | 6 | 10 | 4 | 3 | 34 | ||
| 7 | Red Bull | - | 2 | 2 | 4 | 2 | 5 | 6 | 3 | - | - | - | - | 1 | 1 | 2 | 1 | 29 | ||
| 8 | Williams | 9 | - | 1 | 2 | 1 | 2 | - | - | 1 | - | - | 1 | - | - | 9 | - | 26 | ||
| 9 | Honda | - | - | - | 3 | - | 3 | 2 | - | 6 | - | - | - | - | - | - | - | 14 |
Classement Pilotes
| » | Pilote | = | ||||||||||||||||||
| 1 | Hamilton | 10 | 4 | - | 6 | 8 | 10 | - | - | 10 | 10 | 4 | 8 | 6 | 2 | 6 | - | 84 | ||
| 2 | Massa | - | - | 10 | 8 | 10 | 6 | 4 | 10 | - | 6 | - | 10 | 10 | 3 | - | 2 | 79 | ||
| 3 | Kubica | - | 8 | 6 | 5 | 5 | 8 | 10 | 4 | - | 2 | 1 | 6 | 3 | 6 | - | 8 | 72 | ||
| 4 | Räikkönen | 1 | 10 | 8 | 10 | 6 | - | - | 8 | 5 | 3 | 6 | - | - | - | - | 6 | 63 | ||
| 5 | Heidfeld | 8 | 3 | 5 | - | 4 | - | 8 | - | 8 | 5 | - | - | 8 | 4 | 3 | - | 56 | ||
| 6 | Kovalainen | 4 | 6 | 4 | - | - | 1 | - | 5 | 4 | 4 | 10 | 5 | - | 8 | - | - | 51 | ||
| 7 | Alonso | 5 | 1 | - | - | 3 | - | - | 1 | 3 | - | 5 | - | 5 | 5 | 10 | 10 | 48 | ||
| 8 | Trulli | - | 5 | 3 | 1 | - | - | 3 | 6 | 2 | - | 2 | 4 | - | - | - | 4 | 30 | ||
| 9 | Vettel | - | - | - | - | - | 4 | 1 | - | - | 1 | - | 3 | 4 | 10 | 4 | 3 | 30 | ||
| 10 | Webber | - | 2 | 2 | 4 | 2 | 5 | - | 3 | - | - | - | - | 1 | 1 | - | 1 | 21 | ||
| 11 | Glock | - | - | - | - | - | - | 5 | - | - | - | 8 | 2 | - | - | 5 | - | 20 | ||
| 12 | Piquet | - | - | - | - | - | - | - | 2 | - | 8 | 3 | - | - | - | - | 5 | 18 | ||
| 13 | Rosberg | 6 | - | 1 | - | 1 | - | - | - | - | - | - | 1 | - | - | 8 | - | 17 | ||
| 14 | Barrichello | - | - | - | - | - | 3 | 2 | - | 6 | - | - | - | - | - | - | - | 11 | ||
| 15 | Nakajima | 3 | - | - | 2 | - | 2 | - | - | 1 | - | - | - | - | - | 1 | - | 9 | ||
| 16 | Coulthard | - | - | - | - | - | - | 6 | - | - | - | - | - | - | - | 2 | - | 8 | ||
| 17 | Bourdais | 2 | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | 2 | - | - | - | 4 | ||
| 18 | Button | - | - | - | 3 | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | 3 |






