05 décembre 2009
Interview avec Jules Bianchi
Après ses essais à Jerez
Jules Bianchi a débuté sa collaboration avec Ferrari cette semaine. Le Français évoque son contrat avec la Scuderia, ses essais à Jerez et la saison à venir en GP2.
Le contrat avec Ferrari
Jules, quand et comment se sont effectuées les négociations et la signature du contrat ?
Jules Bianchi : Ma visite dans le paddock de F1 m’avait permis de prendre contact avec plusieurs écuries, dont la Scuderia Ferrari. La saison se passait bien pour moi en F3 Euro Series et il était temps de penser à préparer l’avenir. Comme toujours mon manager, Nicolas Todt, s’est occupé de tout l’aspect administratif, je m’occupais de la piste ! Le contrat a été signé il y a quelques semaines, à Genève.
Etre choisi par une écurie aussi prestigieuse que Ferrari avant même d’avoir roulé est surprenant et en même temps c’est un choix qui témoigne de la confiance de la Scuderia et de la qualité de vos prestations depuis vos débuts en sport automobile.
Oui, c’est vrai, c’est une belle marque de reconnaissance, j’ai encore un peu de mal à trouver mes mots, j’ai la tête pleine des essais qui viennent de se terminer !
Avez-vous parfois la sensation que tout va très vite, voire trop ? Vos débuts en sport automobile ne remontent qu’à 2006 !
C’est vrai que ça va très vite, mais quand on roule le but est d’arriver en F1, un pilote aime que ça aille vite sur et en dehors de la piste… tant qu’il n’y a pas de sortie de piste ! Je suis totalement serein par rapport à tout ce qui m’arrive, je suis très content, ravi, mais je garde les pieds sur terre et je suis bien entouré.
Vous êtes le premier pilote français à piloter une voiture rouge depuis Jean Alesi. C’est un beau clin d’œil puisqu’il est votre capitaine dans l’Equipe de France FFSA…
C’est clair, c’est très beau, mais il ne faut pas s’arrêter sur ce clin d’œil sympathique avec mon capitaine FFSA, sinon on n’avance pas assez et qui n’avance pas recule dans ce sport. Jean m’a parlé de Ferrari, ses conseils et son vécu sont toujours précieux, c’est une encyclopédie du sport et de Ferrari, l’avoir à mes côtés était une chance inestimable.
Les essais de Jerez
Vous connaissiez le circuit pour y avoir roulé en GP2 quelques semaines auparavant, vous aviez donc une bonne base de comparaison : quelle est la différence principale entre les deux monoplaces ?
Ce sont deux bêtes complètement différentes ! La F1 va beaucoup plus vite, elle a plus d’adhérence… en bref tout est mieux, un peu démesuré par rapport à la voiture du GP2 qui est pourtant déjà exceptionnelle. L’écart entre GP2 et F1 est identique à celui qu’il y a entre F3 et GP2 si l’on fait abstraction des freins en carbone dont dispose la voiture du GP2.
Un grand classique : avez-vous eu mal au cou, avec plus de 200 tours couverts ?
Oui, forcément. Les deux premiers jours, je pensais avoir très mal le lendemain, mais en fait ça allait mieux que ce que je craignais. Ma préparation physique est bien adaptée mais il faut que je m’entraîne plus. L’une de mes satisfactions est d’avoir justement effectué ces 200 tours sans faire d’erreur. Je ne pensais pas que ce serait le cas mais plus on roule et plus on est à l’aise dans la voiture. Je n’ai jamais demandé à arrêter même lorsque je ressentais quelques douleurs qui finalement n’altéraient pas mon pilotage ni ma concentration. Ces sensations étaient fabuleuses et il fallait en profiter au maximum ! L’écurie m’a parfois demandé « On arrête à la fin de ce tour ? », ma réponse était « Non on continue ! »
Arrive-t-on à livrer le meilleur de soi lorsque l’on concrétise la première partie d’un rêve d’enfant, à savoir rouler pour Ferrari qui est votre écurie de cœur ?
Je n’ai pas réalisé avant de prendre le volant. J’ai réalisé ce qu’il m’arrivait une fois sur place. J’ai gardé la tête froide, j’ai essayé de faire abstraction de ce que représentaient ces essais pour rester concentré sur ce que l’écurie me demandait de faire. J’étais impressionné, mon cœur battait fort, mais je pensais juste à conduire et pas au fait que j’étais en train de réaliser un rêve.
L’écurie vous a-t-elle donné des consignes particulières ?
Le premier jour, on a roulé pour moi, pour que je prenne mes marques et que je m’adapte à l’auto, le second les conditions étaient très différentes. L’écurie m’a laissé le temps dont j’avais besoin pour me sentir à l’aise. Elle ne m’a donné qu’une recommandation : ne pas sortir de la piste, apprendre progressivement. Honnêtement, je me suis senti à l’aise instantanément.
Avec un jour de recul, que pensez-vous de vos essais ? Se sont-ils déroulés comme vous l’espériez ?
Oui, même mieux car je ne savais pas dans quoi je m’embarquais. Le changement était énorme par rapport à toutes les expériences précédentes. J’étais un peu dans le flou avant mes premiers tours de roue. J’ai réussi à faire tout ce qu’il fallait, notamment le deuxième jour, sans chercher l’exploit.
Le sport automobile se nourrit de chiffres et de chronomètres, pourtant le deuxième jour vous avez dû vous concentrer principalement sur les longs relais avec beaucoup d’essence à bord, est-ce frustrant pour un jeune pilote qui pense souvent avant tout au temps au tour ?
Si, bien sûr, mais je n’appellerais pas ça de la frustration. En tant que pilote on préfère faire le meilleur temps à chaque fois qu’on roule, mais ce n’était pas le moment de se pencher sur cette question, contrairement à d’autres. Ce sera peut-être un objectif une prochaine fois, lorsque tous les fondamentaux auront été bien acquis.
Quand vous reverra-t-on au volant d’une Ferrari ?
Je ne sais pas, le programme n’est pas totalement défini. Maintenant il est temps de se concentrer sur le GP2 !
D’un point de vue personnel, être le premier Bianchi d’une longue dynastie de pilotes à être un pilote Ferrari officiel doit faire chaud au cœur…
Oui bien sûr, c’est beau, c’est émouvant, c’est difficile à exprimer… il faut en profiter mais ne pas se monter la tête sinon on redescend vite !
La saison 2010 en GP2
Le GP2 reste votre priorité, quel est le programme des semaines à venir ?
Oui c’est ma priorité. Je vais m’entrainer intensément pour être prêt dès le premier rendez-vous de la saison. Dans les prochaines semaines, j’essaierai également de trouver où déménager pour pouvoir me rapprocher de Ferrari.
La pression de la presse est grandissante, comment vous y préparez-vous ?
C’est clair, ça change ! Beaucoup de gens sont venus me parler à Jerez ; j’essaie de rester moi-même, la communication fait partie du travail de pilote et je l’assume.
Vous avez assuré la succession de Nico Hülkenberg en F3 Euro Séries en remportant le titre dans sa foulée, mais il a placé la barre très haut en doublant la mise en GP2. Le titre est-il votre objectif en 2010 ?
Je vais faire au mieux, comme cette année, je ne change pas de mentalité. Je ferai ce que je sais faire de mieux et on verra si les morceaux du puzzle s’emboîtent aussi rapidement que pour Nico. Je ne me fixe pas d’objectif précis car par exemple, si je dis vouloir être dans les trois premiers, ça veut dire que je n’ose pas franchir la dernière marche. Quand on pense pouvoir être 3ème, pourquoi ne pas viser la première place ?
Connaissez-vous la défaite et comment la gérez-vous ?
Bien sûr, j’ai eu deux coups durs cette saison, à Brands Hatch et à Macao récemment. Je la gère en l’oubliant le plus rapidement possible. Je ne repense pas à ce qui est arrivé ou ce qui aurait pu arriver. Je tourne la page et me concentre à fond sur le prochain rendez-vous.
Quels seront vos principaux adversaires en GP 2 ?
Il y a énormément de bons pilotes en GP2, mais je dirais Van Der Garde, Bird, quelques redoublants sont inquiétants comme Villa, Nunes, Rodriguez et j’en oublie…
Faites-vous relâche pour les fêtes ? Quel est votre menu préféré ?
Oui, je me laisse aller un peu. Mon plat favori ? La pasta bien sûr, y compris à Noël !
Officiel : Räikkönen rejoint le WRC
Avec Citroën et Red Bull
Kimi Räikkönen pilotera une Citroën C4 dans le championnat du monde des rallyes la saison prochaine. Il sera dans le Junior Team avec Sébastien Ogier.
Après avoir été remercié par Ferrari, Kimi Räikkönen a discuté avec McLaren mais il avait visiblement des prétentions salariales trop élevées pour l’écurie anglaise.
Le Finlandais n’était prêt à rester en F1 que s’il avait une monoplace capable de jouer la victoire. Cela n’était visiblement pas possible et il a préféré se tourner vers le WRC.
Räikkönen pilotera une Citroën C4 du Junior Team aux couleurs Red Bull, qui était déjà l’un de ses sponsors personnels en F1. Il disputera tous les rallyes de la saison.
« J’ai toujours voulu courir en rallye, surtout dans le championnat du monde » déclare Räikkönen. « Grâce à Red bull, j’ai la possibilité de piloter la meilleure voiture du championnat, la Citroën C4. »
« C’est un défi nouveau mais passionnant. Pour l’instant, c’est un contrat d’un an, mais on verra comment ça se passera ensuite. Je suis impatient de tester la voiture et de prendre le départ du premier rallye. »
Räikkönen est le premier pilote de F1 à se lancer en rallye depuis Stéphane Sarrazin. Le Finlandais sera d’ailleurs dans la même équipe qu’un autre Français, Sébastien Ogier, déjà présent dans le Junior Team de Citroën cette année.
01 décembre 2009
Officiel : Manor devient Virgin Racing
La FIA l’a confirmé
La FIA a confirmé le changement de nom de Manor Grand Prix en Virgin Racing. Le groupe de Richard Branson va augmenter sa présence en F1.
L’accord entre Manor et Virgin Group était attendu depuis plusieurs semaines. Nick Fry, qui a collaboré avec Virgin chez Brawn GP, avait d’ailleurs lui même annoncé que le groupe anglais allait quitter son équipe pour Manor.
La confirmation n’est pas venue de l’équipe elle-même mais de la FIA, qui a publié la liste des engagés pour 2010. L’équipe portera officiellement le nom de « Virgin Racing » et son nom usuel sera « Virgin-Cosworth ».
Virgin fait partie des quatre nouvelles équipes avec Lotus, US F1 et Campos
Schumacher bat Massa en karting
Sur le circuit brésilien de Florianopolis
Michael Schumacher a remporté l’International Champion Challenge en karting, à Florianopolis au Brésil. Il a battu de nombreux pilotes qu’il avait déjà affronté en F1, dont Felipe Massa et Rubens Barrichello.
Schumacher a gagné la première course et il a prix la deuxième place de la seconde, ce qui en fait le vainqueur sur l’ensemble du week-end. Il devance Felipe Massa, troisième de la première manche et vainqueur de la seconde après avoir résisté à l’Allemand dans les derniers tours.
Schumacher, déjà vainqueur de l’épreuve en 2007, était satisfait après les deux manches : « C’était comme au bon vieux temps, avec Felipe et moi sur les premières marches du podium : je suis très heureux et fier de lui » a confié le septuple champion du monde. « C’était une course merveilleuse et une très belle journée pour tous ceux qui étaient au départ. »
Felipe Massa n’avait plus disputé la moindre compétition depuis son accident de Budapest, fin juillet « C’était une course fantastique, peut-être la plus importante en kart dans le monde » a déclaré le Brésilien après sa victoire dans la deuxième course.
« J’ai prouvé que j’étais aussi compétitif qu’avant l’accident et ça me rend heureux. Je pense que s’il y avait encore le moindre doute, j’ai donne la réponse. A la fin j’ai eu une belle bataille avec Michael, qui était un peu plus rapide, mais j’ai résisté. »
De nombreux pilotes Brésiliens de premier plan étaient présents, dont Rubens Barrichello, Nelson Piquet Jr, Ricardo Zonta, Enrique Bernoldi, Antonio Pizzonia, Tony Kanaan et Vitor Meira. Plusieurs de ces pilotes se retrouveront à Granja Viana en fin de semaine pour une course d’endurance, toujours en karting.
Bianchi lié à Ferrari à long terme
Il débute en F1 aujourd’hui
Jules Bianchi effectue son premier essai en Formule 1 aujourd’hui. Le Français a signé un contrat qui porte sur plusieurs saisons avec Ferrari.
Ce test de Bianchi chez Ferrari est-il le premier d’une longue association ? Dans un communiqué, la Scuderia confirme un « contrat sur plusieurs années » avec le champion de la F3 Euro Series. Le dernier pilote à avoir bénéficié d’un tel traitement avec Ferrari a été Felipe Massa.
Pour l’instant, Bianchi se concentre uniquement sur son roulage : « Je suis plus qu’heureux ! » sourit le Français. « Il est difficile de dire comment je me sens, mais c’est quelque chose de spécial. »
« Je sais que ce n’est que le premier pas d’une longue route qui pourrait devenir très agréable, mais je sais aussi que je suis loin d’être en Formule 1. L’an prochain, je serai en GP2 avec ART Grand Prix et c’est là que je devrai prouver ma valeur. »
Jules Bianchi a visité l’usine de Ferrari il y a quelques jours, pour mouler son baquet. Il doit tout découvrir en Formule 1.
« Avant d’arriver à la Gestion Sportive, je n’avais pas encore réalisé ce que ça signifiait » reconnaît-il. « Je dois dire que c’est une sensation absolument fantastique, de monter dans la F60 pour me préparer pour les essais de Jerez. »
« J’ai également testé le simulateur pour prendre confiance avec le volant et tous les boutons et les options. Il sera important pour moi de bien connaître la piste, de découvrir la voiture et, étape par étape, de progresser en tant que pilote, grâce au soutien de l’équipe. Les chronos ne compteront pas trop... »
Bianchi est lié à Ferrari pour plusieurs années mais il ne pense pas encore à la F1. Il veut surtout briller en GP2.
« J’espère finir dans le top trois en GP2 et prouver mon talent pour aller plus haut » confirme-t-il. « Si les choses se passent bien, j’aurai une plus grande motivation pour réussir l’année suivante. »
28 novembre 2009
Kimi Räikkönen se rapproche du WRC
Il devrait piloter une Citroën C4
Kimi Räikkönen est sur le point de s’engager avec Citroën pour la saison 2010 selon le site officiel du championnat du monde des rallyes.
Une semaine à peine après avoir annoncé son année sabbatique, Kimi Räikkönen semble avoir trouvé une nouvelle occupation. Le Finlandais devrait piloter une Citroën C4 en WRC et disputer l’intégralité du championnat 2010.
« Rien n’est signé pour le moment, mais une source proche du champion du monde 2007 de F1 a dit à wrc.com qu’il n’y a plus que quelques détails à régler avant qu’une annonce soit faite, dans quelques jours » peut-on lire sur le site officiel du WRC.
Räikkönen pourrait bénéficier du soutien de Red Bull, qui est déjà l’un de ses sponsors personnels. Les liens entre la boisson autrichienne et le Finlandais sont assez minces pour le moment - on le voit seulement avec une canette Red Bull lors des Grands Prix - mais selon plusieurs rumeurs, il pourrait faire son retour en F1 chez Red Bull Racing en 2011.
Räikkönen a plusieurs fois déclaré qu’il souhaitait se tourner vers le rallye au cours des derniers mois. Il était au départ en Finlande cette année et il a terminé l’épreuve sur un gros accident, avec plusieurs tonneaux.
Officiel : Le Canada de retour en 2010
Le contrat porte sur cinq ans
Le Grand Prix du Canada sera bien présent au calendrier 2010 de la Formule 1. Le contrat entre les organisateurs de la course et la FOM porte sur cinq ans.
Le retour du Grand Prix du Canada était évoqué depuis plusieurs mois. Le différend commercial entre les organisateurs du Grand Prix du Canada et Bernie Ecclestone a été résolu en septembre et l’épreuve figurait au calendrier provisoire 2010, mais sa présence était conditionnée à la signature d’un nouveau contrat. C’est désormais chose faite.
Normand Legault, organisateur de la course les dernières années, a passé le relais aux autorités publiques : la course sera organisée par les gouvernements fédéral et provincial, ainsi que la Ville de Montréal.
« Les trois niveaux du gouvernement ont collaboré sans relâche au cours des derniers mois pour que le Grand Prix revienne à Montréal, tout en faisant en sorte qu’il soit responsable financièrement » explique Raymond Bachand, le Ministre des Finances du Québec.
La course devrait en effet être financièrement viable, avec des retombées économiques supérieures aux dépenses.
Le Grand Prix du Canada a été organisé jusqu’en 2008 mais il n’a pas figuré au calendrier 2009 en raison d’un défaut de paiement des organisateurs à Bernie Ecclestone, gestionnaire des droits commerciaux de la F1.
27 novembre 2009
BMW revend son équipe à Peter Sauber
L’accord avec Qadbak tombe à l’eau
BMW a revendu son équipe de Formule 1 à Peter Sauber. L’accord trouvé en septembre avec le fond d’investissement Qadbak est annulé.
En début de semaine, F1-action.net évoquait les doutes sur la santé financière de Qadbak Investment Ltd, qui devait racheter l’écurie BMW Sauber. Le constructeur a confirmé aujourd’hui l’échec de la vente à ce fond d’investissement.
BMW a finalement décidé de revendre l’écurie à son fondateur, Peter Sauber, qui est resté impliqué ces dernières années.
« Je suis soulagé que nous ayons trouvé cette solution » déclare Sauber. « Cela signifie que nous pouvons conserver l’usine de Hinwill et la majorité des emplois. Je suis convaincu que la nouvelle équipe a un bel avenir en Formule 1, avec les nouvelles mesures qui vont bénéficier aux équipes privées. »
« Notre staff est très compétent et motivé, et je suis impatient de débuter ce nouveau défi avec eux. Je tiens à remercier BMW pour ces quatre années ensemble, qui ont été très réussies. »
Sauber doit maintenant attendre une confirmation de la FIA sur sa présence au championnat 2010. Il y a 13 places disponibles et l’équipe suisse est 14ème sur la liste, mais le retrait de Toyota devrait lui permettre de rester sur la grille.
Sauber utilisera très probablement un moteur Ferrari, comme avant le rachat par BMW. Les pilotes ne sont pas encore connus. L’effectif de l’écurie va être réduit, pour passer de 388 employés à environ 250
Alonso de retour à Maranello
L’Espagnol prépare 2010
Fernando Alonso a passé deux jours à l’usine de Ferrari cette semaine. Le double champion du monde prépare la saison 2010 avec sa nouvelle équipe.
Lors de sa première visite à Maranello, au début du mois, Alonso avait pu découvrir le travail sur la prochaine monoplace de la Scuderia, et notamment le modèle en soufflerie.
L’Espagnol a fait son retour à l’usine de Ferrari mercredi matin. Il a discuté avec les ingénieurs du programme pour 2010 et il a visité l’usine du constructeur, où les F1 et les voitures de route sont construites.
Alonso a également pu rouler dans une Ferrari, mais en raison de l’interdiction des essais et de son contrat avec Renault, ce n’était pas une F1. Il a donc fait quelques tours du circuit de Fiorano dans une 458 Italia avant de prendre le volant d’une 599.
Prost : « Ce sera difficile pour Räikkönen »
Il doute qu’il puisse revenir en 2011
Alain Prost doute que Kimi Räikkönen parvienne à gagner la confiance des patrons d’équipes en 2011 s’il prend une année sabbatique. Il estime par ailleurs que McLaren a un meilleur duo de pilotes que Ferrari.
Kimi Räikkönen ne devrait pas être en F1 la saison prochaine. Le champion du monde 2007 n’a pas trouvé d’accord avec McLaren et sa seule chance est avec Mercedes GP. Il a annoncé la semaine dernière qu’il allait prendre une année sabbatique, avec l’espoir de retrouver un bon volant en 2011.
Alain Prost est l’un des rares pilotes à avoir réussi un retour après une pause d’un an. Le Français n’a pas roulé en 1992 et il est revenu la saison suivante pour remporter son quatrième et dernier titre. Il doute que Räikkönen puisse faire aussi bien s’il n’est pas en F1 en 2010.
« Kimi a énormément de fans » a rappelé Prost sur Europe 1, en qualifiant de « mauvaise nouvelle » l’année sabbatique du Finlandais.
« Il a parfois du mal à travailler en équipe. Les gens de Ferrari ont notamment peu apprécié qu’il soit toujours distant des ingénieurs, mais c’est un superbe pilote. »
« Que va-t-il devenir ? Il va s’essayer au rallye, mais il est un peu nonchalant, il aime bien la fête, boire un petit coup. Lorsqu’on prend une année sabbatique, il faut être extrêmement sérieux, se préparer physiquement et mentalement. »
« Ça risque d’être difficile pour lui. Les gens du milieu auront peut être du mal à lui faire de nouveau confiance en 2011. »
Alain Prost prédit quand même une belle saison 2010. McLaren et Ferrari devraient revenir plus fortes, avec des duos de pilotes attirants. Il pense que l’équipe anglaise a un petit avantage sur ce point.
« La paire Hamilton-Button me paraît un peu plus forte » estime le quadruple champion du monde. « Chez Ferrari, on retrouve deux latins [Alonso-Massa] dans une équipe latine et ça ne sera pas si facile à gérer, même si ce sont deux pilotes exceptionnels. »
« C’est le miracle de la F1. Quand tout va mal, et on ne peut pas dire que ça aille bien en ce moment, on arrive à avoir une équipe nouvellement promue, Mercedes, et puis deux trois équipes avec des tops pilotes, capables de nous faire rêver. »





