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04 juin 2006

Hommage a Fangio

fangio

Nationalité : Argentin
Né le : 24 juin 1911
décédé le : le 17 juillet 1995

STATISTIQUES DE GRANDS PRIX

 

Nb de GP

Ecurie

Points

Poles

records/tour

victoires

classement

1950

6

Alfa Romeo

27

4

3

3

2

1951

7

Alfa Romeo

31

4

5

3

1er

1953

8

Maserati

28

2

2

1

2

1954

8

Maserati/Mercedes

42

5

3

6

1er

1955

6

Mercedes

40

3

3

4

1er

1956

7

Ferrari

30

6

4

3

1er

1957

7

Maserati

40

4

2

4

1er

1958

2

Maserati

7

1

1

14

Bilan de carrière
51 Grands Prix, 29 pole positions, 23 records du tour, 24 victoires, 245 points 
Quintuple Champion du monde 1951 - 1954 - 1955 - 1956 - 1957

La victoire à la vitesse la plus lente.

Fangio quitte l'Argentine

Juan-Manuel Fangio devint universellement et simplement connu sous le nom de "Maestro". Pour beaucoup, ce fut le plus grand pilote qui ait jamais existé, il gagna cinq Championnats du monde, en 1951 et entre 1954 et 1957. Il remporta 24 courses avec 51 départs, ce qui était un record à l'époque. Né à Balcare, Argentine, Fangio était le fils d'un émigré Italien.

Au cours de sa jeunesse, il se passionna pour le football et son surnom d'El Chueco (à cheval sur un tonneau) venait sans doute de son style de jeu. Son goût pour la course automobile lui vint pour la première fois lorsqu'il eut la possibilité de faire office de mécanicien à côté d'un client pilotant une Chevrolet, client du garage dans lequel il travaillait. Après son service militaire, Fangio ouvrit son propre garage et commença à piloter dans des courses d'Amérique du Sud, longues, ardues et dangereuses. Il commença à jouir d'un grand succès avant que les restrictions de la guerre n'interviennent. Pendant un certain temps, il n'y eut plus de courses mais Fangio continuait de s'entraîner en pilotant de grandes distances à des vitesses de courses automobiles.

La course automobile revint en activité en 1947 et Fangio fut intrigué par les visiteurs Achille Varzi et Luigi Villoresi, pilotes italiens. L'Argentine Automobile Club avait acheté deux Maserati pour se mesurer à eux et l'une d'elles fut confiée à Fangio. Pendant une brève période de course en Europe, Fangio rencontra également le grand pilote Jean-Pierre Wimille et il fut fortement impressionné par la scène européenne, mais il s'arrêta presque de courir avant de réaliser ses exploits. A son retour en Argentine, il eut un accident de voiture et son copilote et bon ami se tua. Et peu après, Wimille lui-même se tua en Argentine.

Avec le soutien du régime de Peron et une Maserati, Fangio fut envoyé en Europe et commença à gagner régulièrement en 1949. La perte de Wimille et maintenant celle de Varzi avait laissé Alfa Romeo sans pilote alors qu'il se préparait au premier grand Championnat du monde en 1950 et Fangio eut la chance de pouvoir piloter. Il perdit d'un cheveu derrière son coéquipier Nino Farina mais il gagna le premier de ses titres à la saison suivante. L'Alfa Romeo Tipo 159 était maintenant largement dépassée et Fangio alla chez Ferrari mais se cassa le cou dans un accident à Monza, ce qui le garda hors du cockpit jusqu'à la saison suivante. Il revint avec Maserati pour lequel il gagna le Grand Prix d'Italie, mais la scène était dominée par son ancienne équipe, Ferrari. Fangio gagna les quelques premières courses en 1954 avec Maserati mais Mercedes-Benz l'enleva alors pour diriger son équipe. Cette année-là, Fangio gagna quatre autres courses dans les voitures argentées de Mercedes avant de gagner un second titre en 1955 avec quatre victoires, en Argentine, en Belgique, en Hollande et en Italie.

A la fin de la saison, Mercedes se retira à la suite du désastre du Mans et Fangio se retrouva chez Ferrari. Cette année, le Championnat devint la course entre Fangio, son coéquipier Peter Collins et Stirling Moss dans la Maserati. A Monza, Collins remit sa propre voiture à Fangio après la panne de celle de Juan, ce qui garantissait au grand homme un quatrième titre. Pour 1957, Fangio retourna chez Maserati et gagna le championnat pour la dernière fois. La course qui illustre le mieux sa carrière est celle du Grand Prix d'Allemagne au Nurburgring. Ferrari avait Peter Collins et Mike Hawthorn rangés derrière lui et Maserati essaya de faire démarrer Fangio avec une charge d'essence légère en espérant qu'il prendrait de l'avance puis qu'il referait le plein et repartirait ensuite en tête. Mais à la suite d'un arrêt trop lent, Fangio perdit 45 secondes quand il revint sur la piste et il fut forcé de piloter comme un fou pour rattraper les deux Britanniques. Et, évidemment, Fangio transportait alors une charge de carburant plus lourde que celle de ses adversaires. Il commença à gagner six secondes par tour sur les Ferrari, puis davantage ensuite. Il dépassa largement Collins et, avec un tour et demi qui restait, il força son chemin pour dépasser Hawthorn. C'était une performance des plus époustouflantes.

En 1958, Fangio fut quatrième dans son Grand Prix à domicile, puis pilota sa dernière course dans le Grand Prix de France à Reims où il termina également quatrième. Sa Maserati avait des problèmes près de la fin, quand le leader de la course, Hawthorn, l'accrocha juste au moment ou Fangio allait franchir la ligne. Hawthorn freina et laissa Fangio passer la ligne devant lui comme marque de respect pour cet homme que les contemporains considéraient comme leur maître.

Fangio était noté comme étant quelqu'un qui pouvait gagner une victoire à la vitesse la plus lente et comme étant capable de juger la situation de façon parfaite. Il était beaucoup plus âgé que beaucoup de ses rivaux mais il avait énormément d'endurance. Stirling Moss était le seul pilote réellement capable de lui donner du fil à retordre. Moss battit Fangio au dernier tour d'un superbe Grand Prix de Grande-Bretagne en 1955, et on se demande encore maintenant si le grand homme ne lui a pas laissé la place. Fangio se retira comme champion régnant, titre que Hawthorn reprit à la fin de la saison et dont il jouit malheureusement pendant un temps trop court. Fangio se concentra alors sur ses affaires dans son pays natal de Buenos Aires. Il fut toujours considéré comme un grand sportif et se comportait toujours dignement, ce que certains des pilotes actuels feraient bien d'imiter.

Posté par forzaschumi à 23:54 - Fangio "le maitre" - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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