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26 octobre 2009

Blog Ô critiques GP du Brésil

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On peut considérer que la saison est terminée et que le rendez-vous d’Abu Dhabi sera le prétexte à une aimable promenade dans le désert. Le circuit n’a pas l’air formidable, mais les infrastructures semblent assez mégalogéantesques, donc à voir. Et puis il y a l’attrait de la nouveauté et la curiosité d’une course qui commencera sous le soleil et s’achèvera au crépuscule. Les photographes s’en régalent d’avance. En revanche, l’avant dernier Grand Prix valait vraiment le déplacement. Un circuit de légende désormais, tant il a donné lieu à des courses épiques dans le passé. Hormis des conditions de travail à la limite de l’acceptable pour les équipes comme pour les journalistes, le circuit d’Interlagos est un endroit à ne pas manquer, même si chaque année on (la petite colonie de la F1) a l’impression que les organisateurs ont été prévenu une semaine avant qu’ils ont été retenus pour organiser le Grand Prix du Brésil. Ce qui offre une agitation peu commune au cours des trois jours précédentes les essais. Cette année, la direction du circuit s’est quand même décidé le lundi avant l’épreuve a revoir le système de drainage de la piste alors que c’est un problème récurrent depuis toujours.

Si Suzuka se distingue par son atmosphère, Interlagos vaut pour son ambiance, tout simplement parce que le public a toujours un de ses pilotes à y encouragé. Il y a eu Emerson Fittipaldi, Carlos Pace ( qui a d’ailleurs donné son nom au circuit) puis Ayrton Senna, Rubens Barrichello, Felipe Massa et à nouveau Rubens Barrichello. Je n’évoque pas les Piquet car ces deux Cariocas n’ont jamais été très aimés du côté de Sao Paulo.

Et puis depuis quelques saison son emplacement au calendrier fait du GP Brésil LA course de l’année. 2009 n’aura pas échappé à la règle, cette épreuve aura donc été décisive. A l’attaque de cet avant dernier Blog Ô je crains de ne pas être très original dans ma façon de voir les choses.

J’essaye quand même.

Mark Webber:

Il paraît que l’Australien a gagné le GP du Brésil. Ah bon! Je crois que personne, à part lui, ne s’en est rendu compte. En revanche, Raikkonen sait que Webber a bien participé à cette course pour l’avoir vu de près, de très près même. Dans ce même virage où Hamilton avant tenté un peu l’impossible contre Alonso il y a deux ans. Mais lui jouait le titre alors que Kimi lui ne jouait rien du tout ou presque. Il s’est contenté d’appuyer sur le bouton du kers croyant avaler la Red Bull comme qui rigole. C’était oublier un peu vite que Webber n’est pas du genre à faciliter la tâche de ses petits camarades dans ces cas là. Alors Kimi, une fois le museau de travers, s’est contenté de lever le pied et de ramener la Ferrari au stand pour changer tout ça. Webber a continué sa route derrière Barrichello mais à bonne distance. Une victoire sans éclat, mais une victoire quand même.

Robert Kubica:

C’est en qualification que Robert a gagné sa place sur le podium en réalisant une super perf dans des conditions plus que périlleuses et une voiture plutôt typée « piste sèche ». En course, il est passé au travers des embrouilles du premier tour et a ensuite conduit d’une manière solide et régulière, avec à la clé un zéro faute: comme souvent.

Lewis Hamilton:

Lui aussi est parti en qualif avec des règlages plutôt pour le sec au point de se retrouver avec une voiture quasi inconduisible alors que la McLaren avait montré de belles choses le vendredi. En course, l’Anglais s’est longtemps retenu de trop attaquer avant de se retrouver derrière Barrichello et de lui montrer qui est le patron lorsqu’il s’agit de passer aux choses sérieuses. La résistance du Brésilien était un peu stupide, voir dangereuse, pour un type qui était en course pour le titre. A ce moment là, il n’était pas encore certain que Button ailler jusqu’au bout. Hamilton a replacé McLaren sur le podium du championnat avec l’ambition de préserver cette place à Abu Dhabi.

Sebastian Vettel:

Vettel était détruit à l’arrivée. Comme si il venait de laisser échapper la dernière chance de sa vie d’être sacré champion du monde. C’est la preuve d’un caractère très spécial et qui en dit long sur sa motivation. Mais pour lui, tout était terminé dès les qualifications avec un mauvais choix de pneus et l’impossibilité de trouver une piste libre devant lui au bon moment.

Jenson Button:

Je crois que l’Anglais a fait taire un certain nombre de ses détracteurs. Partant de loin, il a attaqué comme un damné, dépassé et encore dépassé, pris des risques et développé un pilotage agressif qu’on ne lui connaissait pas. Comparer son titre à celui de Keke Rosberg en 1982, avec une seule victoire au compteur et plus personne en face, est parfaitement ridicule.

Après tout l’histoire du championnat ne recèle que 32 pilotes à avoir gagné plus de 7 Grand Prix au cours de leur carrière (5 au total pour le très désagréable moustachu finnois pas vraiment fin).

Moi, je constate que Button s’est imposé six fois cette année et qu’il n’a pas commis d’erreur majeure cette saison. On peu juste lui reprocher d’avoir couru avec la peur au ventre ces dernières courses, mais à Sao Paulo, quel panache! Un titre mérité donc.

Kimi Raikkonen:

Pas facile de faire fondre un glaçon qui en a un coup dans le nez (Cf: l’incident avec Webber au départ). Même attaqué au lance flammes, Kimi a tout juste moufté. Ce qui n’est pas malin c’est d’avoir relevé sa visière au ravitaillement et de se retrouver avec les sourcils cramés et les yeux vitreux. La FIA devrait se pencher sur ce problème. Je me souviens d’avoir vu Alguersuari visière complètement relevé lors d’un ravitaillement.

Bref Kimi a fait ce qu’il a pu en fonction de ce qu’il avait entre les mains, mais son rythme fut moins convaincant après l’incident dans la pitlane.

Sébastien Buemi:

Mention très bien le vendredi et pas mal du tout en qualif dans des conditions dantesques. Buemi nous avait prévenu que sa voiture était un avion. C’est pour ça qu’il était un peu déçu de son rythme en course. Il visait la 4 ou 5e place mais il n’était pas le seul.

Rubens Barrichello:

Avec peu d’essence, Barrichello a signé une pole symbolique en qualif (on sait qu’il n’est pas maladroit sous la pluie). Mais il n’est pas parvenu à s’échapper en début de course ( encore moins à cause du safety car), mais sa chute de performance après son ravitaillement est assez étonnante. Je crois que Rubens a compris que ce n’était pas son jour. Une fois de plus. Sa résistance face aux attaques d’Hamilton était un peu vaine et finalement dangereuse. Une crevaison l’a rejeté très loin au classement et même à la troisième place du championnat. Il va pourtant terminé sur le podium final pour la quatrième fois de sa carrière. Avant la retraite? Pourtant, passer la barre des 300 GP aurait de la gueule.

Kamui Kobayashi:

Je crois que Toyota et le Japon ont trouvé UN pilote. Sur un circuit difficile, qui tourne à l’envers, Koba (c’est plus simple) n’a pas fait de bêtise aux essais comme en qualif ( un premier exploit) et s’est montré très solide en course. En une course, il a montré beaucoup plus que certains en une saison complète.

Parfois un peu rude dans sa façon de protéger sa place, c’est surtout son coup de volant de trop pour contenir Nakajima qui a retenu l’attention. Mais il était alors question d’être le meilleur japonais en piste. Donc une question d’honneur et on ne rigole pas avec ça chez les nippons. Pour Koba, reste à confirmer sur un circuit atypique (il n’était pas mal non plus aux essais à Suzuka mais il s’agissait là de son jardin) comme celui d’Abu Dhabi. Ensuite, il restera quinze jours à l’écurie Toyota pour en savoir plus sur son sort.

Giancarlo Fisichella:

Suite de la déception du côté de l’Italien. Je pensais vraiment que la pureté de son pilotage serait un atout au volant de la Ferrari mais, comme souvent, Fisichella s’est laisser piéger par le mental et termine sa carrière de manière assez pitoyable, dans le sens où elle inspire de la pitié.

Vitantonio Liuzzi:

Je ne veux pas chercher d’excuses à Liuzzi, mais il a déjà montré qu’il mérite sa place dans une équipe comme Force India. Il lui faut maintenant signer un contrat de titulaire pour une saison afin de gagner en sérénité.

Heikki Kovalainen:

La routine. Quelques étincelles aux essais et toujours pas de flammes en course. Largué de chez largué sur la durée de la course.

Romain Grosjean:

Pour une fois Grosjean a évité les ennuis du premier tour en partant du milieu de grille. Un peu dépassé par les événements en début de course, il a obligé le futur champion du monde à s’y reprendre à plusieurs reprises pour que celui ci trouve l’ouverture. Mais quelle ouverture, même Vettel s’y est engouffré avec délice. Ayant laissé partir le bon wagon, Grosjean s’est contenté de jouer – distance – avec les Ferrari avant de perdre pied à cause d’une stratégie à deux arrêts très décalée.

Jaime Alguersuari:

L’Espagnol a essayé de se faire remarquer en début de course mais à part ses parents personne ne s’en est rendu compte. Comme Grosjean, il termine à un tour, ce qui a une époque était la punition classique à Interlagos même pour le 3e ou le 4e.

Fernando Alonso:

Victime innocente de l’accrochage entre Sutil et Trulli.

Nick Heidfeld:

Victime innocent d’un ravitaillement qui n’en n’était pas un.

Nico Rosberg:

Victime innocente d’un boîte défaillante (la Williams était irrésistible sous la pluie aux essais)

Kazuki Nakajima:

Victime presque innocente de la fougue de son jeune compatriote Kobayashi. Mais Nakavait se méfier!

Adrian Sutil:

Victime presque innocente (gêné par Raikkonen alors au ralenti) de Jarno Trulli bien décidé a améliorer son record personnel qui consiste à ne pas terminer le premier tour.

Jarno Trulli:

Victime pas innocente de son tempérament. Malgré sa grande expérience, Trulli n’a toujours pas capté qu’un GP ne se gagne pas dans le premier tour mais peut s’y perdre. Sa gueulante contre Sutil était parfaitement ridicule et lui a coûté 10 000 dollars, ce qui fait cher la représentation.

Mention spéciale à Ross Brawn pour l’ensemble de son oeuvre et tout ce qu’il a fait de bon et de mauvais. Que la belle histoire de Brawn GP ne fasse pas oublier les embrouilles chez Benetton en 1994 et les interprétations à la limite de la limite chez Ferrari. Mais l’important c’est d’avoir raison le dernier.

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07 octobre 2009

Blog Ô critiques GP du Japon

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Je voudrais commencer cette antépénultième livraison du blog Ô par une ode au circuit de Suzuka. Sans parler des esses, le virage Degner est une pure merveille (demandez à Buemi, Alguersuari, Kovalainen), tout comme la plongée dans Spoon (demandez à Grosjean), ou le gauche rapide -13O R – (demandez à Alguersuari). Je me souviens d’avoir passé des séances d’essais entières à la sortie des esses, soit un dernier gauche en aveugle, avant de filer vers le double droite de Degner. A l’époque (fin des années 80 début des 90) , il n’y avait qu’un minuscule dégagement à cet endroit et c’était assez terrifiant je dois dire. Mais tellement beau.

J’ai bien noté que les débutant n’ont pas été franchement intimidé par ce monument de pilotage. Aussi je dis bravo aux Hamilton, Vettel (l’Allemand avait tourné en qualité de 3e pilote) qui l’ont apprivoisé sans faire la moindre faute, y compris sous la pluie. Bravo aussi à Buemi et Alguersuari même si leur apprentissage a coûté cher en carbone.

Je ne suis pas d’accord avec ceux qui ont trouvé ce Grand Prix morne. Le seul fait de courir à Suzuka est un spectacle qui se suffit à lui-même.

Sebastian Vettel: J’ai encore en mémoire les moqueries de certains lorsque je m’esbaudissais sur les performances de Vettel les vendredi de Grand Prix. Je soulignais alors que super moteur ou pas, pneus frais et peu d’essence ou pas, les temps il fallait les claquer. Ce que le jeunot faisait alors avec une grande décontraction. Il ne faut pas oublier que lors de son premier GP malgré un départ brouillon, Vettel avait marqué son premier point. Un signe qui ne trompe pas.

Un départ de rêve, une mise à distance de la concurrence et un contrôle parfait de la situation. En plus le lascar nous explique, frais comme un gardon, qu’il s’est fait plaisir jusqu’à la ligne d’arrivée. Rafraîchissant.

Jarno Trulli: Avec l’Italien, ça se passe toujours dans la tête. Et à Suzuka la tête fonctionnait. Allez savoir pourquoi, alors qu’il est plus prêt de la porte que de l’augmentation. Son air de chien battu en disait long à l’arrivée.

Lewis Hamilton : Avec une voiture qui n’est a priori pas super à l’aise cette année sur ce genre de circuit truffé de grandes courbes avec changement d’appuis de sauvage, je trouve que le « petit » champion du monde s’est plutôt bien débrouillé. Partir en tête lui aurait simplement faciliter la tâche pour garder sa deuxième place, perdue au stand et avec la perte de son kers. Il a une revanche à prendre à Interlagos. Je suis impatient de voir.

Kimi Raikkonen : Une preuve supplémentaire que Ice man est inoxydable. Il me fait de plus en plus pensé à Mansell, avec plus d’allure et moins d’humour. Ce qu’il lui faut c’est une équipe capable de lui fournir une caisse qui va bien et qui n’a rien à lui demander. Je ne suis pas sûr que ça se passe comme ça chez McLaren. Mais de ce côté là, rien n’est fait. Avec les rapetouts Roberston père et fils, les négociations ne sont jamais agréables. Enfin, ça a marché une fois pourquoi pas deux ?

Nico Rosberg : Ce qui m’inquiète avec Rosberg c’est qu’il y a toujours quelque chose qui cloche. Là, les choses ont tourné en sa faveur mais de la façon la plus nette. Il faudrait vraiment le voir dans une très bonne voiture opposé à un cador. Ce qui n’a plus été le cas depuis le kart.

Nick Heidfeld : Attation, sujet sensible. Ben oui, il est là. Son cas est tellement pathétique – cette quête sans fin du graal – qu’il en devient sympathique. On fini par avoir envie que ça marche pour lui. A une condition : Que quelqu’un lui balance une enclume sur le pied histoire de le faire se marrer un peu.

Rubens Barrichello : Il ne lâche rien pépère. Mais ça risque de ne pas suffir. Ce Button est une véritable sangsue. Toujours là, dans son ombre. Ça doit être agaçant.

Jenson Button : La pénalité n’augurait rien de bon, mais il faut reconnaître que sur ce coup là (le drapeau jaune en qualif), les pilotes BrawnGP ont un peu perdu leur sang froid. Preuve que même des gaillards expérimentés peuvent quand même paniquer. Je trouve ça plutôt rassurant. Button a beau faire le mec cool, il doit avoir très envie que tout ça se termine.

Robert Kubica : J’ai bien aimé sa fin de course à Robert. Saignant mais pas trop. A point en fait. Il est simplement tombé sur un os avec Button dont la Brawn GP semblait soudain très large. L’expérience sans doute. Je suis sûr que vous allez l’adorer chez Renault. Moi, c’est moins sûr.

Fernando Alonso : A la fin des qualifs, le Fernando côté pile. Celui que je n’aime pas. Celui qui l’air de rien trouve que certains de ses petits camarades devrait écoper d’une petit pénalité. Manque de pot, lui aussi est concerné. Et hop, cinq places de perdues. A la fin de la course, le Fernando côté face. Celui que j’apprécie. Il a tout extrait de sa voiture pour gagner quelques places et la classer à un niveau que lui seul (ou presque) est capable d’atteindre. A part une petite friction en début de course avec son équipier, c’est une course sans faute.

Heikki Kovalainen : Je l’ai dit, le comportement du Finlandais m’a fait pensé à celui d’un pilote aux abois. Qui se réveille un peu tard pour montrer que lui aussi peut être agressif, attaquer à tout va et jouer les gros bras. Raté, une sortie de piste aux essais, un accrochage 100% de sa faute en course, et une action limite sur ce pauvre Fisichella à la sortie des stands. Calmez vous jeune homme.

Giancarlo Fisichella : Je dois reconnaître que c’est une grosse déception. Ecrasé par l’enjeu, l’Italien est en train de rater sa sortie. Il lui reste Interlagos pour se racheter au volant d’une voiture, certes peu fringante.

Adrian Sutil : Pour une fois victime innocente. Je n’arrive toujours pas à le situer. Il va vite c’est sûr, il est à l’aise sur le mouillé ce qui est toujours un plus mais s’il ne pleut pas souvent au cours d’une saison. Mais son irrégularité interdit de le placer parmi les grands espoirs de demain. Intelligent, il peut toutefois se nourrir de ses erreurs et atténuer ses faiblesses.

Vitantonio Liuzzi : Sa place sur la grille l’a lui aussi pénalisé. Il n’a pas été en mesure de mettre en évidence son excellent rythme en course. Je compte beaucoup sur l’Italien au Brésil. Il se doit d’être devant Sutil.

Kazuki Nakajima : Peut-être l’une des plus mauvaises course du Japonais. Il a mal choisi son week-end, devant son public, sa famille et les pontes de Toyota. Je ne vois pas comment il va garder sa place en F1.

Romain Grosjean : Désolé pour les supporters du Suisse ( !!), contrairement à d’autres débutants, il n’a rien montré à Suzuka. Pire, il a cédé sous le pression de Liuzzi après une demi douzaine de virage. Hormis un exploit à Interlagos en essais comme en course, je ne vois pas comment Grosjean va pouvoir sauver sa peau. Reste qu’on a vu des trucs plus bizarres en F1 !

Mark Webber : Bon, sa course était terminée dès le samedi matin. Il a prouvé avec son meilleur tour en course que la Red Bull sera la voiture de cette fin de saison. Il sera un atout de poids pour son équipier Vettel au Brésil et peut-être à Abu Dhabi. Pendant ce temps là, les pilotes BrawnGP devraient s’entre déchirer.

Jaime Alguersuari : D’accord il a broyé deux voitures, mais il a quand même montré quelque chose. Ce petit fils à papa ne m’inspire pas plus que ça, mais il possède un certain potentiel. Sa confiance en lui pourrait, soit le propulser vers le haut, soit le pénaliser dans l’aventure s’il pense être arrivé. Les accidents de Suzuka lui ont sans doute remis les idées en place.

Sébastien Buemi: Assez incroyable en essais non? Un peu à la manière de son arrivée en GP2 à Monaco. Bourdais avait donc raison, la vitesse de pointe est là. Reste à gagner en maturité pour éviter de se retrouver dans le rail. Une mauvaise habitude à ne pas prendre. Mais si une boîte s’intéresse au Suisse, c’est qu’il n’est pas creux comme certains voulaient absolument le croire à ses débuts. Lui aussi devrait se régaler à Interlagos, troisième volet de la trilogie Spa, Suzuka, Interlagos – Monaco est un cas à part. Sinon, embrayage défaillant au départ et finalement abandon anonyme.

Timo Glock : Pas glock.

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26 juillet 2009

The show must go on

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Je vous laisse imaginer la couleur du standard téléphonique de l’écurie Ferrari à Maranello… Rouge bien sûr. Je suis même certain que Jacques Villeneuve va proposer ses services pour remplacer Felipe Massa. Et il aurait tord de ne pas le faire d’ailleurs. Il me semble évident que le Brésilien aura du mal à se remettre à 100% de son choc de samedi (méfiance quand même avec les sportifs de haut niveau) et qu’il risque d’être out pour le reste de la saison. Il me vient donc une idée assez limpide pour son remplacement.

Non! Pas Bourdais, pas Villeneuve, surtout pas Badoer (à côté, Nelson Piquet est un exemple de modestie et de sympathie), pas Gené même si le gars est très fréquentable.

J’ai une autre idée compte-tenu des derniers développements. Fernando Alonso bien sûr qui, à cet instant précis, va raté son deuxième Grand Prix à Valence (il n’avait pas terminé le premier tour l’année dernière) et ce n’est pas très bon pour la billeterie déjà chancelante. Autant anticipé l’arrivée d’Alonso ( que j’imagine ce soir rouge de colère, donc il ne lui manque plus que la combinaison) à Maranello. Bon, je vous laisse méditer tout ça en souhaitant quand même un prompt rétablissement à Massa ( qui n’est pas un copain, ni un ami, mais simplement un pilote plutôt sympa que je croise de temps en temps dans le paddock). Je note que le très mal élevé Kimi Raikkonen n’a pas eu un mot pour son équipier lors des interviews (TV unilatréales) d’après course. J’imagine que pour la conférence de presse, une âme charitable lui aura soufflé de la faire.

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16 juillet 2009

Blog Ô critiques GP Allemagne

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Je l’ai bien aimé ce Grand Prix d’Allemagne. Nos voisins font beaucoup d’efforts pour rendre attractif leur circuit, la campagne est belle, la météo incertaine et comme je le disais il y a peu, le circuit n’est pas si pourri que ça. Ce qui me chagrine, c’est que je croise de plus en plus souvent Hermann Tilke (d’accord ses bureaux sont à Aachen, mais quand même) et un jour je pense que je risque de lui balancer un petit Raoul sur ses escarpins en tortue. Mais revenons à nos moutons à quatre roues. Les qualifs étaient pas mal non plus et je n’aurai pas l’outrecuidance de souligner que pour une fois Alonso s’est fait  marcher dessus par son jeune équipier.

Mark Webber

Soyons précis. Je lis ça et là que Webber a gagné au bout de 130 Grand Prix… Pourquoi pas, mais en ce qui me concerne je retiens le chiffre de 132 engagements. C’est ce qui compte. Belle qualification de l’Australien, dommage de l’avoir un peu gâché avec ce départ un peu holé-holé. Le coup de roue dans le ponton n’était vraiment pas indispensable. Webber est certes un garçon charmant, mais un menteur un peu donneur de leçon. Je m’explique. Il a essayé de nous faire croire qu’il croyait Barrichello sur sa gauche alors qu’il était à droite, et aussi que les rétroviseurs sont vraiment mal placés. Et encore que ce n’est pas son genre de bousculer ses petits camarades. Donneur de leçon ? Je me souviens de plusieurs épisodes où Webber a critiqué la conduite de ses adversaires comme lors du fameux épisode de la safety car au Japon avec dans le rôle du mauvais canard, le petit Lewis bien sûr. Sinon, je ne crois pas que ce petit coup de roue (sans conséquence) ne valait qu’une réprimande et non pas une pénalité. Pour le reste, Webber volait et était irrésistible. Les efforts de Vettel n’y ont rien changé.

Sebastian Vettel

Vettel justement. Son début de course dans le trafic lui a coûté cher en temps, mais ce n’est que le résultat logique d’une qualif moyenne. Sinon il aurait été un candidat à la victoire. Mais au moins justice est faite pour Webber.

Felipe Massa

On ne peut pas dire que les pilotes de Grand Prix amusent le terrain en général, mais là Massa a vraiment fait très fort en attaquant comme un sourd de bout en bout. Pour lui aussi, une qualif très moyenne a été pénalisante. C’est assez incroyable de constater que c’est le premier podium de l’année pour le vice champion du monde.

Nico Rosberg

Bluffant ! Qualifié à une lointaine 15e place, toujours très chargé en essence, souvent dans le trafic il est remonté comme un magicien vers la 4e place. Et pour une fois que les ravitaillements ne l’ont pas pénalisé.

Jenson Button

C’est vrai qu’il y a un réel problème de mise en température sur cette Brawn GP et c’est bien sûr le très propre Button qui en souffre le plus. Je serais curieux de savoir combien de mètres en plus il a parcouru à force de zigzaguer. L’air de rien il est en train de lâcher de gros points depuis deux courses. A ce rythme là, il sera particulièrement vulnérable à partir du GP de Singapour. Et encore, à condition de ne pas connaître un résultat vierge d’ici là.

Rubens Barrichello

Malgré son beau début de course, le Brésilien n’était pas un candidat à la victoire. Et pour une fois, Ross Brawn n’avait pas trouvé la solution miracle du côté de la stratégie (sauf pour Button). Est-ce qu’il y a eu entourloupe à son désavantage ? Je ne sais pas, mais c’est quand même la deuxième ou troisième fois qu’il se retrouve derrière Button comme par enchantement ( pas pour lui).

Fernando Alonso

Un tête à queue en qualif, un autre à la manière de Piquet dans l’avant dernier virage du tour de formation, Alonso était à bloc ce week-end. De quelconque en début de GP sa prestation est devenue stupéfiante en fin de course. Je ne m’explique pas encore son rythme dans la dernière partie du GP. Malgré ça, il n’a pas été capable de passer au moins une des deux Brawn alors qu’elles étaient à la rue. Etrange.

Heikki Kovalainen

Ce week-end, la McLaren-Mercedes valait sans doute mieux, mais grâce à une honnête qualif, Kova a apporté un peu d’animation en début de course en retenant un petit peloton derrière lui (merci le Kers). La suite a été moins brillante. Le Finlandais affirme qu’il disposera de toutes les nouveautés à Budapest. Attendons et voyons.

Timo Glock

Bizarre ce garçon. Plus il part loin, plus il est fait de belle course. Je ne sais même pas comment il se retrouve là à l’arrivée.

Nick Heidfeld

Je n’ai hélas pas grand chose à dire sur Nick que je n’ai pas beaucoup regardé en course. J’ai l’impression qu’il fait vraiment le maximum avec ce dont il dispose, mais il manque un petit quelque chose quand même. Je n’ai rien compris à son histoire d’arrêts au stand ratés et qui à l’entendre lui ont coûté plusieurs places. Mouais.

Giancarlo Fisichella

Bien, très bien. Constant, propre. De tels efforts auraient mérité un point. Un Fisi comme on l’a aimé (il y a très longtemps).

Kazuki Nakajima

Pourquoi ce Japonais n’arrive t-il pas à sortir de sa Williams la même chose que Rosberg ? Une question de talent sans doute.

Nelson Piquet

Ne comptez pas sur moi pour tirer sur une ambulance. Sa qualif n’était pas pourrie. Sa course fut quelconque après un départ moyen et l’impossibilité de mettre ses pneus en température dans le trafic. La prochaine fois peut-être.

Robert Kubica

Et il est où, et il est où le Polonais ?  La la la la la. (Bis)

Adrian Sutil

Y’a des mecs comme ça qui n’y arriveront jamais. Il faut dire que Sutil a un peu forcé sa chance à la sortie des stands. Il a joué, il a perdu.

Sebastien Buemi

Le suisse s’est accroché à un bon paquet en début de course. Je ne crois pas que sa Toro Rosso valait beaucoup mieux.

Jarno Trulli

C’est étrange, c’est toujours les mêmes qui sont dans les mauvais coups au départ. Ça doit faire la quinzième fois pour l’Italien. Bref, la touchette dans le premier virage lui a coûté un arrêt prématuré. Dès sa course était morte.

Lewis Hamilton

Comme prévu, Hamilton avait réussi un départ de feu grâce au Kers et à un certain coup d’œil. Il était même en tête à l’entrée du premier virage lorsque une pichenette de Webber l’a expédié hors de la piste, dont il revenu comme il a pu, avec la roue arrière droite crevée. Avec un tour à faire au ralenti et un retour en piste devant l’homme de tête et l’obligation de laisser passer tout le monde, sa course était foutue. Avec un fond plat endommagé, il n’a même pas pu mesurer les progrès de sa machine en course.

Kimi Raikkonen

Je suis obligé de constater que Kimi se fait régulièrement taxer par Massa désormais. Mais Kimi est-il encore vraiment concerné par la F1 ? Une perte de puissance a mis fin à son calvaire. Je le considère comme innocent à 100% dans l’incident qui l’a opposé à Sutil. Il peut désormais se concentrer sur son rallye de Finlande. Et pourquoi pas un échange Loeb-Raikkonnen chez Ferrari ?

Sebastien Bourdais

En début de course, le rythme du français faisait pitié. Du bord de la piste, j’avais vraiment l’impression qu’il ne pouvait pas accélérer, ou alors dix mètres après tout le monde. La charge en carburant de sa Toro Rosso n’y était sûrement pas pour rien.

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27 juin 2009

Coup de boule

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Je ne suis pas un grand fan de Zimedime Zidam (je ne parle pas de l’artiste footballeur mais de l’homme), raison de plus pour ne pas avoir vraiment goûté sa sortie assez minable lors d’un fameux Italie-France. Ironie du sort, son coup de boule quelques instants plus tôt avait failli faire de lui un héros absolu, alors que son second coup de boule en a simplement fait un voyou ordinaire. Néanmoins, il faut bien reconnaître qu’en certaines circonstances un coup de boule bien placé et définitif peu soulager. C’est pourquoi j’imagine avec un certain délice le très élégant Max se prendre un mémorable « coup de front populaire dans la boîte à morve»  histoire de le ramener un peu à la réalité des choses. Comme dirait l’autre, « il commence à nous les briser menu le Maxou» , et il serait grand temps de le renvoyer à la maison mère, au terminus des prétentieux le gugus de Notting Hill. C’est quoi ces histoires d’excuses à la noix. Il ne veut pas qu’on lui traisse des couronnes en plus? 18 ans (presque 19!), ça suffit! On a fait des révolutions sanglantes pour moins que ça.

Alors, je veux bien faire une dernière concession: « Monsieur Le Président, je vous prie de bien vouloir accepter les excuses les plus plates de la part de tous les amateurs de F1 et sport automobile qui ne vous ont pas parlé meilleur pendant des années, car ils ne savaient pas ce qu’ils disaient. De la part aussi de tous ces décideurs plus ou moins importants de la F1 qui ont pris le train en marche de la F1 alors que vous, vous avez oeuvré pendant plus de trente ans pour en assurer sa grandeur. Mille pardons, mille excuses. Voilà, maintenant, faut pas rester monsieur. »

Sinon: Respect monsieur Jackson.

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29 mai 2009

Blog Ô critiques Monaco

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Exercice obligé je crois que le Blog Ô. Pourtant l’épreuve, si atypique, de Monaco me paraît déjà très loin et presque obsolète dans ma mémoire. Nous avons tous cru que la saison commencerait à Barcelone avec la réaction technique des grandes équipes, mais en fait il faudra patienter jusqu’à celui de Turquie pour vraiment savoir vers quoi on va. Bien sûr, personne n’enlèvera plus les points de Button, largement en tête du championnat, et ceux de l’écurie Brawn GP qui semble filer vers un titre de championne du monde des constructeurs assez baroque. Le temps de réaction des cadors ayant été plus long que prévu, c’est donc au révélateur du tracé d’Istanbul que se dessineront les contours du véritable tableau de la hiérarchie. Ferrari devrait y être à son réel niveau de compétition. Nous saurons si le double diffuseur de la Red Bull n’aura pas brisé le bel équilibre de la création d’Adrian Newey. Nous verrons si l’épisode dramatique de Monaco pour Toyota n’était vraiment qu’un accident de parcours, tout comme nous pourrons juger si Lewis Hamilton peut définitivement faire une croix sur son titre, et Alonso oublier, ou pas, ses espoirs de jouer les mouches du coche. Enfin, nous pourrons sans doute mesurer la véritable capacité de l’écurie Brawn GP à poursuivre son développement tout en jouant les titres mondiaux.  Enfin, le rendez-vous Turque permettra de juger qui peut espérer, ça et là, grignoter des parcelles de gloire. La saison commence donc demain (et il reste 11 courses au programme) Mais il doit être question ici du Grand Prix de Monaco que je juge comme une aimable récréation dans la saison, allons y pour un Blog Ô critiques. Une épreuve vraiment pas comme les autres et en aucun cas une course de référence pour ce qui est de l’actuelle hiérarchie. Je me lance quand même avec les circonstances atténuantes d’usage à Monaco.

Jenson Button. Le plus fort c’est sans doute d’avoir prévenu qu’il devait se montrer plus agressif sur ce circuit sur lequel il avait toujours été sur la défensive. Après la belle première journée de Barrichello, c’était loin d’être évident. Mais l’Anglais l’a fait. Et de quelle manière où, en qualification, le gentil Button a sorti un tour de dément, n’hésitant pas à violenter sa machine. En course, Jenson a laissé tout le monde sur le cul, et ses adversaires dans le vent, en se montrant d’une douceur extrême avec ses gommes. C’est sa petite amie qui doit être contente.

Rubens Barrichello. J’imagine que cette deuxième place doit faire beaucoup plus mal à Rubens que celle de Barcelone qu’il pouvait penser le résultat d’une embrouille au niveau de la stratégie. Sur un tracé où il a toujours été très fort, le Brésilien a trouvé son maître. Et le problème, c’est que c’est son équipier. En course, il a d’ailleurs facilité la tâche de l’Anglais en retenant tous ses adversaires derrière lui.

Kimi Raikkonen Le Finlandais s’est réveillé en sursaut à Monaco. Il peut s’en vouloir de ne pas avoir été en mesure de mieux exploiter sa place en première ligne. Mais il n’est pas dit que le comportement de sa monoplace aurait été meilleur derrière la Brawn de Button qu’il ne le fut derrière celle de Barrichello (dégradation des pneus sans doute à cause des perturbations aéro).

Felipe Massa Sa quatrième place ne reflète pas son niveau, contrairement à son meilleur tour en course. Le petit brésilien a désormais tout d’un grand. J’ai beaucoup aimé ses tentatives de dépassements sur Vettel en début de course, very very couillu. Et pas maladroit dans le contre braquage au freinage j’ai cru remarquer.

Mark Webber J’attendais un poil mieux de Webber, surtout en qualif, mais ce n’est jamais un exercice facile à Monaco. L’air de rien, l’Australien (qui m’a avoué entre deux portes toujours souffrir de sa jambe, c’est d’ailleurs pour cela qu’il se déplaçait en trottinette à Monaco) n’est pas si loin au championnat.

Nico Rosberg Le pire avec la Williams, c’est que même une meilleure place en qualification ne garantirait pas à Rosberg de faire beaucoup mieux en course. J’attends de voir Nico à l’œuvre à Istanbul et Silverstone pour me faire une idée sur son réel potentiel cette année.

Fernando Alonso Alonso commence à ruer dans les brancards et ce n’est jamais bon pour l’ambiance. Mais il faut pardonner le teigneux des Asturies qui sait désormais que son rôle restera celui d’un outsider. A la régulière (sauf miracle à partir de la Turquie) sa place se situe entre la 5e et la 8e.

Sébastien Bourdais Un peu déçu au soir des qualifs et surtout dans le doute au sujet du comportement de sa voiture, Bourdais s’est retrouvé en course en faisant parler son expérience « ChampCar » pour ménager ses pneus sur un interminable relais. Avec ce qu’il faut d’abandons devant lui (une juste proportion) et un quasi sans faute, il récolte l’un de ses plus beau point de pilote de F1. Si les évolutions de la Toro Rosso sont conformes à ses espoirs, la suite de la saison s’annonce passionnante pour lui.

Giancarlo Fisichella Il y a une ou deux occasions dans la saison qu’il faut saisir. Pour Fisichella, sur son circuit fétiche, ce n’est pas passé loin. LE point était là, tout prêt, mais Bourdais devant lui n’a pas failli. Ça sent la fin pour Giancarlo.

Timo Glock Il faut voir vu le comportement épouvantable de la Toyota dans les rues de Monaco pour mesurer la performance de Glock, qui est parti derrière tout le monde, de la voie des stands. Mention pas mal du tout.

Nick Heidfeld Jamais tendre dans la bagarre, l’Allemand a été de ceux qui ont souffert en pneus tendres. Mais la BMW n’était nulle part de toute façon.

Lewis Hamilton L’Anglais espérait une place en première ligne, ce qui aurait changé sa vie (et celle des pilotes Brawn) mais il parti de la dernière place après une sortie de piste en Q2 et un changement de boîte consécutif à l’accident (5places de perdues). Malgré une paire de dépassements et un petit accrochage au départ, Lewis n’a pas fait de miracle.

Jarno Trulli Sur un circuit où il domine habituellement son sujet, Trulli était nulle part cette fois. Comme sa voiture.

Adrian Sutil Il ne pleut pas tous les ans à Monaco. Dommage.

Kazuki Nakajima Il est étrange ce gars là. Il a montré quelques belles choses et l’espace de quelques tours, mais à deux tours de la fin le Japonais s’est laissé piéger alors qu’il était aux alentours de la 10e place.

Sébastien Buemi Le Suisse a trouvé que Piquet a freiné un peu trop tôt sur ce coup là. Piégé.  Il n’a pas eu le temps de se dégager de l’arrière de la Renault qu’il attaquait. Pouvait-il prétendre à une place dans les points ?

Nelson Piquet Le Brésilien a trouvé que Buemi a freiné un peu trop tard sur ce coup là. Il s’est retrouvé propulsé dans le décor lorsque la Toro Rosso l’a attaqué. Pouvait-il prétendre à une place dans les points.

Sebastian Vettel Hormis en qualification, Vettel a semblé un poil en retrait dans les rues de la Principauté et incapable de se dépêtrer de ses pneus tendres. Il n’a pas à rougir de sa sortie de piste, ayant flirté avec la correctionnelle du jeudi au dimanche. C’est arrivé aux meilleurs dans le passé sur ce circuit. A ne pas reproduire toutefois. Disons que c’était son joker.

Robert Kubica Encore un Grand Prix à oublier. Ça commence à faire beaucoup, mais avec un piège, sans freins, sans adhérence, même un « futur champion du monde » ne peut pas faire de miracle. En Turquie peut-être. Sinon il peut plier ses gaules et aller taper le carton.

Heikki Kovalainen Petit faute de concentration, grosse conséquence. A revoir.

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11 mai 2009

Blog Ô critiques Espagne

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Voilà  encore un Grand Prix d’Espagne dont il ne fallait pas rater le départ et l’entrée dans le premier enchaînement car, après un accrochage spectaculaire, il ne s’est plus rien passé (la presque panne d’essence de Massa en fin de course, aussi ridicule soit-elle, est un non événement sur le plan sportif). Ce blog Ô critiques sera donc aussi bref que la course fut soporifique.

Vainqueur : Jenson Button. L’Anglais n’était peut-être pas le meilleur ce week-end, mais sa place en tête du championnat lui offre – déjà – certains privilèges dont il aurait tort de se priver. Encore une fois, je ne l’ai pas vu faire la moindre faute. Bravo.

2e : Rubens Barrichello. Le Brésilien ne devrait pas se plaindre. Il vient de rajeunir de quelques années, le voilà revenu à l’époque où il était le porteur d’eau de Schumi chez Ferrari. Il a menacé de prendre sa retraite si jamais il était convaincu d’une embrouille de la part de Ross Brawn. A sa place, je commencerais à rassembler mes petites affaires. Sinon, vous étiez plus virulents lorsque c’était un certain Hamilton qui mettait en doute la stratégie de son équipe en 2007 (Cf GP de Monaco par exemple).

3e : Marc Webber. Concours de cojones en cours. Et l’Australien en a posé une sacrée paire sur le tableau de bord de sa Red Bull. On a retrouvé le Webber poète et délicat que l’on aime au moment de défendre sa position face à Alonso qui ne passe pas pour être un eunuque pourtant. Sinon, très belle course du gars du bush qui a su profiter des circonstances pour remettre le jeune blanc-bec allemand à sa place.

4e Sebastian Vettel. J’imagine que parfois, la nuit, Vettel rêve qu’il détruit avec méthode et entrain un kers. Hier encore, une monoplace équipée d’un tel système l’a privé, peut-être pas de la victoire, mais à coup sûr du podium. Il a été très bluffant en qualif, et c’est dommage qu’il n’ai pas réussi son départ.

5e Fernando Alonso. C’est malgré tout une place méritée compte tenu des efforts déployés durant tout le week-end par le teigneux de Renault. Encore une fois, il a sauvé son équipe en qualif et aussi en course. Juste pour l’œil son dépassement à l’extérieur de Massa (d’accord à 70% de ses moyens) valait le déplacement.

6e Felipe Massa. Encore une fois, Massa n’a rien à se reprocher. Il a été bon et régulier pendant tout le week-end. Vraiment solide et déterminé. Il doit tout de même ruminer le titre qu’il n’a pas pu saisir la saison dernière. Il n’est sans doute pas à la veille de retrouver une telle opportunité. Il a d’ailleurs fait une croix sur celui de 2009. Lucide!

7e Nick Heidfeld . Rien à dire. Requinqué par une belle part de gâteau au chocolat, Nick à été bon et percutant. Il n’a pas lâché grand chose devant Raikkonen. Il paraît qu’il fixe une nouveau record en terminant une course pour la 25e fois d’affilée. je n’ai pas vérifié, mais c’est bien.

8e Nicolas Rosberg. Je n’ai pas du tout aimé que Nico “Britney” Rosberg ne fasse aucune allusion au bordel qu’il a semé (en collaboration) au départ. Ça enlève tout le sel de sa performance en course.

9e Lewis Hamilton. L’Anglais mérite un bon point pour avoir évité l’accrochage avec Piquet au départ, puis avec les épaves Toro Rosso quelques mètres plus tard. Le seul problème, c’est qu’il s’est alors retrouvé dernier avec un piège à roulettes qu’il a su tenir sur la piste pendant 66 tours avec talent. C’est déjà pas mal. Mais il peut d’ores et déjà dire adieu à son titre. Qui sera son successeur?

10e. Timo Glock Encore une course énigmatique pour l’Allemand, capable de montrer de belles choses mais qui ne parvient pas encore à les concrétiser sur la longueur d’un Grand Prix.

11e. Robert Kubica Le Polonais affirme que sa voiture était inconduisible ce week-end. Je veux bien le croire, mais ça fait toujours zéro point à l’arrivée.

12e. Nelson Piquet Ce serait trop facile de balancer une nouvelle rafale sur l’ambulance qui passe (au ralenti). Mais Piquet n’était nulle part en course lors de ce Grand Prix d’Espagne. Il s’est fait plaisir au départ en poussant son vieil ennemi Hamilton dans l’herbe, mais après plus rien. Lorsque Hamilton l’a retrouvé il n’a pas oublié de lui rendre la monnaie de sa pièce. Encore une fois Nelsinho n’était pas dans rythme mais ce n’est pas grave, son équipe lui trouve encore des excuses.

13e. Kazuki Nakajima Je le sentais bien sur ce coup là le Japonais. Hélas, obligé de s’arrêter à la fin de premier tour pour faire changer son museau, il n’a plus du tout existé ensuite. Comme souvent vous allez dire.

14e et dernier. Giancarlo Fisichella. A un moment, j’ai arrêté de compter ses arrêts au stand.

Kimi Raikkonen. Allez on passe l’éponge sur la bourde (partagée avec son équipe) des essais. Malgré un départ de feu, Raikkonen n’avait aucune chance hier. L’hydraulique n’était pas de son côté et lors de son abandon, il avait perdu beaucoup de temps derrière Heidfeld. Mais tout cela semble lui en touché une sans bouger l’autre. Vraiment, nous avons là un étrange garçon.

Jarno Trulli. Un pilote de son expérience devrait savoir que l’on ne regagne pas dans le premier virage, la demi douzaine de place que l’on vient de perdre au départ. Très optimiste dans les deux premiers virages, Trulli s’est en plus laissé embarquer par Rosberg. Il peut s’estimer heureux d’être indemne après le strike dont il est le principal responsable.

Sébastien Buemi. Il avait peu de chance d’éviter le carton lorsque Trulli a traversé la piste devant lui. Qualification correcte.

Sébastien Bourdais. Il avait peu de chance d’éviter un bel envol lorsque son équipier s’est « arrêté » devant ses roues. Qualification moyenne.

Adrian Sutil. Un super départ. Un super tout droit. Un super carton. See you in Monaco à la sortie du Tunnel.

Je n’ai pas trop le temps de m’attarder sur les fantaisies de Ferrari et la « judicieuse » stratégie de l’écurie Brawn.  Je reviendrais au moment de Monaco sur le bras de fer FOTA versus FIA, avec la FOM pour arbitre au moment de Monaco. Nous devrions y voir plus clair après le rendez – vous entre Mosley et Montezemolo.

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21 avril 2009

Blog Ô critiques Chine 2009

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Je me pose une question ce matin à lire ça et là les jérémiades des uns et des autres sur les conditions de piste et de pilotage sous la pluie. Est-ce que les voitures les plus performantes du monde, les plus sophistiquées et aussi les plus coûteuses en matière grise et en moyens financiers doivent s’abstenir de courir sous la pluie, quand bien même elles seraient dotées d’une sécurité passive et active défiant souvent les lois de la physique? Sans oublier le théâtre des courses, des circuits ou pour toucher un mur il faut vraiment y mettre de la bonne volonté. Et nos artistes du volant, ces milliardaires impatients de retrouver la chaleur de la confortable cabine de leur jet privé, ont-ils oublié dans quelles conditions leurs aînés ( ancêtres? ) attaquaient Masta ou Burnenville sur des pistes détrempées, s’envolaient à Flugplatz dans le brouillard. Jonglaient avec les graviers de Gravenoire (posez la question à Helmut Marko), s’arrachaient la tête dans les grandes courbes d’Interlagos (pas le gentil circuit et sécurisé d’aujourd’hui), déboulaient entre les rangées de spectateurs de Mexico, s’expulsaient du tunnel de Monaco, passant de la nuit à l’éclat du soleil en un instant, pour attaquer la chicane du port, avec pour limite physique à la piste, un trottoir à gauche, un rocher anguleux à droite. Fonçaient entre les arbres du Parco di Monza à 300 km/heure, et;c…

Attention, je me félicite de la formidable sécurité qui accompagne aujourd’hui le métier de pilote de Grand Prix (un peu d’eau sur la piste et hop, départ derrière la voiture de sécurité), mais qu’au moins les pilotes aient la pudeur de ne pas geindre dès que leur confort de pilotage est atténué.

Bon, maintenant que je me suis encore fait quelques amis, je peux passer aux Blog Ô critiques du Grand Prix de Chine. Je préviens, il sera bref.

  1. Sebastian Vettel. Des qualifs de maestro, une course de magicien. Pas la moindre faute, encore mieux qu’à Monza. Chapeau bas le gamin. Je me souviens encore des sceptiques qui me prenaient de haut lorsque je soulignais les meilleurs temps que le jeune homme enfilait comme des perles les vendredi de GP lorsqu’il était troisième pilote BMW.

  2. Mark Webber. Je m’incline encore une fois bien bas. Webber est redevenu le pilote qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être. Le petit allemand va quand même le croquer mais ça fera un redoutable porteur d’eau.

  3. Jenson Button. De la sobriété, de l’efficacité. L’Anglais savait qu’il ne pouvait pas lutter contre les Red Bull, il n’a pas forcé son talent. Il joue le titre maintenant.

  4. Rubens Barrichello. Je veux bien croire que ce problème de freins défaillant sur une roue l’a handicapé. Dans ces conditions, la concurrence à des soucis à se faire.

  5. Kovalainen. Dois-je préciser que je suis sur le cul? Il arrive d’où celui-là? Pas de bruit mais pas d’erreurs non plus, histoire de se racheter de deux premiers Grand Prix. Il a su économiser ses gommes pour manger son équipier en fin de course. De la bel ouvrage.

  6. Hamilton. Son équipier justement. Plutôt bien qualifié, solide en début de course. Il s’est offert trois fois le scalp de Raikkonen sous la pluie, dont une fois à l’extérieur, ce qui n’est pas rien. Mais il a aussi fait beaucoup de fautes ce qui a finalement rendu son résultat banal. A la régulière, il aurait pu inquiéter Barrichello mais rien de plus.

  7. Glock. Encore un peu brouillon, mais il est à l’arrivée et dans les points en plus malgré une touchette avec Nick. Et encore une fois, il revient de très très loin.

  8. Buemi. Pas mal, pas mal le pépère. Surtout en qualification. Il s’est offert quelques dépassements, a limité les erreurs si on oublie qu’il a failli envoyer son collègue de Red Bull – et futur vainqueur- aux pâquerettes.

  9. Alonso. Beaucoup de bruit pour rien. D’accord, Alonso n’a pas été aidé par le premier safety car mais je ne lui ai pas trouvé son mordant habituel. Et puis quand il a essayé ça ne s’est pas toujours bien passé (tête à queue dans la grande courbe).

  10. Raikkonen. Il paraît qu’il ne faut pas tirer sur les ambulances, aussi je vais rester soft. Je pense toutefois que ce Kimi capitule un peu vite quand ça ne va pas fort. Je reste persuadé que la Ferrari n’est pas si pourrie qu’on veut bien le dire. Mais ce genre de piège ne peut se piloter qu’en férocité sinon c’est le bagne.

  11. Bourdais. C’est vrai, son chrono en course est impressionnant. Mais qui regarde les meilleurs temps en course? On a plutôt tendance à regarder le classement, puis à le comparer à celui de l’autre pilote de l’équipe. Et là, ça ne plaide pas en faveur de Bourdais. J’en suis désolé pour lui. Enfin, cette crise de nerfs après l’arrivée sous prétexte que c’était inconduisible, alors qu’il y a quinze jour, le même pilote se plaignait que la course ait été stoppée définitivement, alors que le piste était bien plus impraticable que lors de ce Grand Prix de Chine. Je n’y comprends plus rien. Après tout, le Français a ramené la voiture intacte… alors?

  12. Heidfeld. Du bon, du moins bon. Il paraît qu’il n’était plus en confiance après avoir touché ou été touché en fin de course.

  13. Kubica. Il n’est pas à la fête celui qui se voyait tordre tout le monde et devenir champion du monde dans un fauteuil. Arrêté en qualif, il n’était guère plus fringant en course le Robert. Et puis, pour un type qui se vante de ne jamais faire de faute, il se paye quand même des drôles de cartons. N’était-ce pas un remake de son accident du Canada qu’il nous a joué là? Sinon, la BMW n’a pas l’air formidable et ça ne va pas s’arranger pour Kubica une qu’il dispoera du Kers, meme avec un chassis allégé.

  14. Fisichella. Mais non! Il n’était pas là.

  15. Rosberg. Pour l’instant ça joue pas, mais je mets un petit billet sur le blondinet pour le GP de Bahreïn.

  16. Piquet. Oh putain!

  17. Sutil.C’est ce qui s’appelle être noir mat. Il ne devrait pas essayer de jouer avec les grands sous la pluie. Meme si on ne peut pas trop lui en vouloir sur ce coup là.

  18. Nakajima. Voilà un p’tit gars qui devrait rester au chaud dans ses pantoufles quand les conditions sont aussi dantesques. Manifestement, il n’est pas taillé pour le combat.

  19. Massa. Avec Vettel, c’est Monsieur Massa qui m’a bluffé à Shanghai. Preuve que les défauts d’une voiture moyenne peuvent passer au second plan. Preuve aussi que les temps au tour ne veulent pas dire grand chose dans ces circonstances et conditions. Massa pouvait prétrendre au podium.

  20. Trulli. Il est bizarre ce Jarno. Il est le premier à raller lorsque un camarade fait une connerie et lui en fait des belles aussi. S’il est la victime dans l’accrochage, je trouve incroyable qu’il s’autorise un tour au ralenti avec sa monoplace dépouillée dont il savait qu’elle ne serait pas réparable. L’écurie Toyota devrait être pénalisée pour ça (remember Melbourne pour Red Bull). Il a failli causer la perte de Buemi et surtout du futur vainqueur. Je n’ose pas imaginer le tombereau de reproches qu’aurait reçu un autre pilote du peloton dans le même cas de figure

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13 octobre 2008

Blog Ô critiques Japon

Hamilton c'est pas bon, Massa c'est pas ça, Alonso c'est costaud,  Raikkonen fait de la peine.

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Très bientôt, avant même que la Formule 1 ne soit devenue une catégorie mono-type et mono-moteur, un simple regard comme celui que Raikkonen a jeté à Hamilton après s'être immobilisé sur la grille de départ hier sera interprété comme une manoeuvre d'intimidation antisportive et sera - je l'espère - sévèrement puni. En attendant, les différentes interférences des commissaires sportifs pendant et après le Grand Prix du Japon auront, à l'évidence, une grande influence sur le déroulement des deux prochaines courses et peut-être le résultat final du championnat du monde 2008. Premier constat: Le suspense perdure pour une moins une semaine encore et c'est peut-être tant mieux. Deuxième constat: Kimi Raikkonen n'arborera plus le numéro 1 sur le cockpit de sa Ferrari la saison prochaine. Si le Finlandais est toujours au volant d'une Ferrari...

Nous voilà donc avec trois protagonistes pour un titre. Lewis Hamilton reste le mieux placé avec désormais cinq points d'avance sur un Felipe Massa remonté comme un coucou. Et, Ô surprise, un Robert Kubica qui se replace au championnat. Après tout, il ne compte que 12 points de retard sur le leader et une victoire – très envisageable – dimanche prochain en Chine ou une deuxième place avec un nouveau score vierge de l'Anglais, replacerait sur pilote BMW à deux ou quatre points, sans préjuger du classement de l'autre contender Felipe Massa. Il y a de quoi se réjouir non?

En attendant, le Grand Prix de Chine étant déjà presque commencé je préfère vous livrez un petit blog Ô critiques mitonné plutôt qu'un truc réchauffé dans trois jours. Comme disait Coluche: « Il faut battre son frère pendant qu'il est chauve ».

FERNANDO ALONSO

Fernando l'a souligné avant même de monter sur le podium de Fuji: « Là, ce n'est pas comme à Singapour! ». Sous – entendu, cette fois il n'a pas eu besoin d'un coup de pouce chanceux d'une safety car pour s'imposer. Ce que n'avait pas manqué de souligner cet insolent de Piquet après Singapour. C'est de bonne guerre puisque Alonso ne s'était pas gêné pour critiquer la deuxième place de Piquet en Allemagne, chanceuse elle aussi après une intervention opportune de la SC.

Mais hier, rien à dire pour Alonso, sinon qu'il a encore été magique et a su exploiter une fois de plus les errances de ses adversaires tout en repoussant les velléités de Kubica. Pour l'ensemble de son oeuvre et de son implication, Alonso mériterait de remonter à la cinquième place du classement général lors des deux dernières courses de la saison histoire de se rapprocher des animateurs du championnat. Un bond symbolique qui lui permettrait de passer devant Heidfeld et Kovalainen avec lesquels il n'a rien à faire. Moi, je dis bravo Monsieur Alonso! Et puis, il semble tellement heureux lorsqu'il gagne. On ne peut pas en dire autant de tous les pilotes.

ROBERT KUBICA

Tiens en voilà un qui ne devrait pas tarder à récupérer la panoplie de Droopy abandonnée par son pote Alonso. Du genre à se marrer lorsqu'il se fait tomber une enclume – qu'il n'est pas – sur le pied.

Je veux bien que seule la victoire l'intéresse mais, quand même jeune homme, il ne s'agit que de sport. Kubica dit avoir été handicapé tout le week-end par des soucis de « grainage ». N'empêche qu'Alonso lui a montré comment on gagne une course en ne lâchant rien du début à la fin et en jonglant avec les stratégies établies.

KIMI RAIKKONEN

Le Finlandais s'est un peu fait embrouiller au départ, alors qu'il venait de prendre un superbe envol. Il a effectivement été touché deux fois par une McLaren, mais c'était celle de Kovalainen. Il affirme  que ces chocs ont un peu détruit l'équilibre de sa monoplace. Ouais, je veux bien. Et je veux bien croire que ce détail l'a empêché d'être plus tranchant derrière Kubica. Mais ce n'est pas encore le « grand » Raikkonen que l'on connaît.

NELSON PIQUET

Il a donc fallu attendre seize courses pour que Piquet montre enfin quelque chose en Formule 1. Il serait exagéré de dire que je suis à genoux devant sa performance, mais au moins cette fois le Brésilien a fait le boulot. Tout simplement ce qu'on lui demande. Le plus inquiétant, c'est que deux autres courses de cette tenue et il pourrait bien garder sa place, ce qui ne serait pas une bonne nouvelle pour un pilote plus méritant. Je tiens à préciser tout de suite que cela ne changera  rien pour moi, mais que j'aimerai voir quelqu'un d'autre dans la deuxième Renault.

JARNO TRULLLI

Du solide, du Trulli pur jus, mais ça n'a pas suffit pour atteindre le podium qui était l'objectif majeur  de Toyota à domicile.

SEBASTIEN VETTEL

Regardez comme la F1 est exigeante et comme son public (de connaisseurs) est impitoyable. Il y a encore quelques courses, voir une Toro Rosso en Q3 et dans les points relevait de l'exploit. Là, on en serait presque à faire la fine bouche sur la performance du jeune Vettel. C'est vrai qu'il a tiré la langue toute la course derrière son équipier Bourdais auquel il chipe d'ailleurs la 6e place.

FELIPE MASSA

Merci qui? Merci la FIA. La pénalité sur l'accrochage avec Hamilton était acceptable sinon méritée, mais pourquoi Massa est-il allé s'emmêler les roues avec Bourdais à la sortie des stands? Pour une fois en retrait aux essais, Massa a joué les Raikkonen en course. En revanche, je voudrais juste noter que la manoeuvre de dépassement sur Webber était parfaitement dangereuse et stupide. En d'autres temps, lorsque la FIA (encore FISA) était vraiment tenue, une telle manoeuvre aurait valu un déclassement pur et simple à Massa. Puisque que nous somme au Japon, prenons l'exemple du Grand Prix du Japon 1989. Senna avait été privé de sa victoire pour bien moins que ça puisque son déclassement avait été motivé par son attaque sur Prost à la chicane au cours de laquelle il avait empiété pendant quelques mètres sur la ligne délimitant l'entrée des stands. Je vous invite donc à revoir les images de ce dépassement un peu kamikaze. A part une décharge d'adrénaline, Massa n'a rien perdu dans l'affaire mais à l'heure où j'écris ces lignes Felipe Massa pourrait aussi bien être dans un chambre d'hôpital de Tokyo en train de compter ses abaties. N'empêche que le voilà à la relance avec cinq points de retard seulement sur Hamilton.

MARK WEBBER

L'air de rien, Webber a fait une très belle course après un mauvais départ. Avec des pneus à l'agonie, Webber a résisté durement jusqu'à la limite de la limite pour empêcher Massa de le doubler. On sait que l'Australien n'est pas un type facile à doubler, mais l'air de rien il a lui aussi frôlé la correctionnel sur ce coup-là.

NICK HEIDFELD

D'où il sort celui-là? La sécurité de l'emploi ça a du bon quand même. Voilà l'Allemand rassuré sur son avenir et hop, un Grand Prix le coude à la portière à la clé. Bon, je sais. C'est un peu réducteur comme analyse, mais c'est juste pour vous montrer que la mauvaise foi n'est pas l'apanage que de quelques blogueurs de BDP. Mais je vous dois la vérité. Je ne me suis pas penché sur le pourquoi du comment de la « performance » d'Heidfeld. Je vais le supporter une saison de plus, c'est déjà beaucoup.

SEBASTIEN BOURDAIS

Sa colère d'après course est plus que légitime. Et cette fois, Bourdais ne chouine pas pour des broutilles. Trois points ce n'est pas rien dans la carrière d'un pilote. Sur un circuit qui n'est aussi simple qu'il n'y paraît, le Français a bouclé un week-end (presque) parfait. La proximité du GP de Chine lui permettra d'évacuer sa frustration plus rapidement.

NICO ROSBERG

Un mauvais départ et beaucoup d'essence qui explique une qualification moyenne, il n'en faut pas beaucoup plus pour vous mettre une course au tapis. Pourtant Nico dit s'être amusé. Tant mieux pour lui.

LEWIS HAMILTON

Putain, il est classé très loin celui-là. Voilà une course bien pourrie pour « mon » héros. C'est bizarre, il n'aime pas trop les fins de championnat le petit gars. Et il a encore beaucoup de mal à domestiquer son tempérament. Pour ça on ne peut pas lui en vouloir. Ce n'est pas la première fois que Lewis rate son départ (souvent de la pole position d'ailleurs) et ce n'est pas première fois qu'il veut tout rattraper dès le premier freinage. Il est comme ça Lewis et c'est difficile de lui en vouloir. Qu'il soit pénaliser pour avoir semé le bordel, franchement je ne comprends pas bien dès lors qu'il ne touche personne. Il s'est déjà pénalisé lui-même en se retrouvant derrière Massa.

Remontez donc un peu dans l'histoire de la F1, pointez tous les départs turbulents et relevez combien de fois les fauteurs de troubles ont été pénalisé. Jamais ou presque n'est-ce pas? Mais je l'avais déjà dit ici, les pilotes McLaren-Mercedes n'ont pas le droit à l'erreur.

Si les commissaires sont logiques avec eux-même, alors il fallait pénaliser Kovalainen qui avait touché Raikkonen et peut-être faussé le bon déroulement du championnat. Il fallait aussi pénaliser Piquet qui a donné des coups de roues comme un vulgaire débutant en karting. Des exemples absurdes comme ça, on peut en sortir trois ou quatre à chaque départ ou chaque premier tour. Ensuite, toujours aussi chaud, Hamilton essaye de reprendre l'avantage sur Massa. Tente quelque chose et se retrouve à l'envers à voir défiler tout le peloton devant son museau. C'est déjà pas mal comme punition non?

J'aurais préféré une convocation de ces deux pilotes après la course et une petite remontée de bretelles du genres: « Jeunes gens, vous êtes les acteurs d'un superbe show sportif, diffusé en mondovision. Un peu de retenue et de sang froid la prochaine fois sinon les pénalités vont tomber. Ok. Allez retournez jouer avec vos petits bolides. »

Bon résultat des courses, Hamilton marque zéro point et tant pis pour lui, mais il se fait encore enfumé par la FIA qui offre un point de plus à Massa. Et là, je dis non messieurs. Sans effet aucun,  mais ça fait du bien de pousser un cri. Et puis à force de déclarer, "ce n'est pas grave, j'ai déjà oublié, je vais gagner les prochaines courses... Bla bla..." La saison sera terminée et un autre sera titré.

RUBENS BARRICHELLO

Rubens a fait semblant d'être encore pilote de Grand Prix en deux ou trois occasions, résistant comme il pouvait à des adversaires trop fort. Cette fin de carrière commence à faire pitié.

JENSON BUTTON

Cf Barrichello. Sauf que Button n'est pas en fin de carrière. Les excuses ne manquent pas: voiture de merde, pneus de merde, trop d'essence, le trafic, etc...

GIANCARLO FISICHELLA

Un beau début de course, une belle passe d'armes avec Rosberg et puis... plus rien ou plutôt une petite touchette et l'abandon.

HEIKKI KOVALAINEN

Pour une (rare) fois que Heikki pouvait rendre service, son moteur l'en a empêché.

ADRIAN SUTIL

Pas vu.

TIMO GLOCK

C'était sans doute le meilleur week-end de Glock mais comme par hasard les emmerdes tombent toujours sur les mêmes. Impliqué semble t-il dans l'accrochage avec Coulthard, sa Toyota a subit des dommages irréversibles.

DAVID COULTHARD

Allez David! Plus que deux. Et soit prudent quand même.

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30 septembre 2008

critique singapour (par lionel froissart)

lionel_froissart

La roue a plutot bien tourné pour Alonso

Avant de parler des pilotes, je me dois d'évoquer l'incroyable ambiance qui régnait dans le paddock de Singapour le jour de la course et sur la grille de départ quelques minutes avant le début de ce Grand Prix historique. La phrase « c'est pour connaître ce genre de moments que je fais ce métier » est un peu banale mais elle s'applique parfaitement à ce que j'ai ressenti au cours de ce dimanche pas comme les autres, avec cette montée en puissance d'un événement que l'on sait tant attendu et dont on sait que des millions et des millions de personnes sur la planète sont en train de regarder.

A la lumière des projecteurs, au milieu de l'agitation qui régnait alors lors de la mise en grille, je mesurais la chance d'être là, comme je l'avais déjà ressenti lors de la première édition du GP de F1 à Indianapolis, ou lors de la cérémonie de clôture des jeux d'hiver de Salt Lake City ou lors de la descente homme à Nagano, ou encore au moment de l'entrée des boxeurs dans le MGM Grand lors du premier Tyson-Holyfield à Las Vegas au son d'un air de gospel dévastateur. Ou encore lorsque je suis entré dans le petit studio des interviews à Suzuka en 1988 et que je suis tombé dans les bras de Senna, ou lors de chacune des victoires de Kuerten à Roland Garros pour ne citer que quelques uns des moments forts de ma modeste carrière de journaliste spécialisé dans le sport. J'ai voulu profiter au maximum de ces quatre jours. C'est aussi l'une des explications à mon silence. J'ai mesuré à la lecture de certains commentaires à quel point l'exercice du blog est vain et aussi comment quelques crétins – le plus souvent bêtement méchants et incultes – peuvent vous gâcher le plaisir simple de communiquer. Je ne demande surtout pas que tout le monde soit d'accord avec moi, au contraire, ce serait très lassant. Mais un minimum de savoir vivre et parler ne peut pas faire de mal. C'est dommage pour les autres, mais cette poignée d'abrutis – je ne suis même pas sûr qu'ils se reconnaîtront tant leur bêtise crasse doit les aveugler – m'a ôté l'envie de poster. Il y aura probablement une évolution significative de ce blog dans les prochains jours. Je m'attacherai alors à jouer les modérateurs même si cela doit s'apparenter à une forme de censure. Comme me dirait un voisin de bureau dans un langage assez imagé; « Je n'ai pas l'intention de me laisser baver sur les rouleaux. »

Voilà qui est dit et voici tout de même un blog Ô critiques qui aura bien du mal à être à la hauteur de ce 800e Grand Prix de l'histoire de la F1.

Je vous laisse corriger les fautes

Les organisateurs: Le quasi sans faute. Pour une première c'est assez étonnant. Le tracé de Singapour sera peut-être légèrement retouché pour l'année prochaine et certaines bosses rabotées. L'idéal serait d'augmenter (mais comment? A moins que les nouvelles règles techniques....) de quelques mètres les distances de freinage pour justement offrir aux pilotes les plus décidés de se lancer dans l'aventure des dépassements. Comme je l'avais imaginé en découvrant voyant le tracé le jeudi, il favorise le spectacle. Il est plutôt réussi, un poil dangereux le dessin du circuit est très éprouvant pour les pilotes. Il y a finalement deux ou trois courbes assez copieuses (cf avant les stands) et des passages vraiment acrobatiques. Perso je trouve que ce Grand Prix est globalement aussi réussi que Valence a été raté de chez raté. Nous avons même assisté à des dépassements (Alonso, Hamilton, Raikkonen, Nakajima, même Massa a doublé la Toro Rosso de Bourdais) preuve que lorsqu'ils sont acculés, les pilotes peuvent se sortir les doigts.

Il y a tout de même eu un petit miracle. Pas une goutte de pluie lors des essais et de la course. Je n'ai d'ailleurs pas vu la pluie. J'ai entendu l'orage et la pluie jeudi matin, mais je dormais  et certains ont cru voir des trombes tomber dans la nuit de vendredi à samedi. Je me suis couché vers 4h30, mais là encore je n'ai rien vu ( et je précise que je bois pas)... Bref, les prochaines éditions ne seront pas toujours épargnées et en cas de grosse pluie il y aura vraiment un souci.

Fernando Alonso. Monsieur Alonso! L'Espagnol avait prévenu Bourdais avant le départ. N'essaye pas de m'attaquer au départ. « Je vais mettre le feu. De toute façon, je suis sur une stratégie à trois arrêts et je vais me sauver ». De fait, Alonso a gagné trois places dans le premier virage en jouant un peu des coudes et des roues, usant de l'immense espace que lui offrait les dégagements de la piste, mais lors d'un départ tout est permis dès lors que l'on ne provoque pas un accrochage.

L'intervention de la voiture de sécurité à joué en sa faveur mais encore fallait-il être capable d'imposer un rythme d'enfer. Sans trop savoir pourquoi (c'est Alonso qui le dit) la Renault marchait du feu de dieu à Singapour. On a vu. Sa relance après la deuxième SC était un modèle du genre. Je crois que cette victoire a fait plaisir à beaucoup de monde. J'ai regretté qu'Alonso ne soit pas plus grand seigneur sur le podium où il a snobé Hamilton et n'a pas posé  pas pour la traditionnelle photo des trois premiers. Allez Fernando, on le sait que tu es une teigne, n'en rajoute pas.

Nico Rosberg. Quelle vista! Quel talent! Presque 300 kilomètres à un rythme de qualification, ça vous change une course. Malgré sa pénalité pour son ravitaillement sous safety car, Rosberg a sauvé son Grand Prix en pilotant comme un champion. Il ne pouvait pas faire autrement que de s'arrêter pour ne pas risquer la panne d'essence mais a eu l'intelligence ( et l'équipe Williams avec) d'utiliser au maximum le délais autorisé par la FIA avant de purger sa peine le temps de creuser un bel écart sur ses poursuivants. Et comme Hamilton était dans le trafic à ce moment, ce fut tout bénéfice pour Rosberg. Bien joué. La course de Nakajima a prouvé que la Williams était particulièrement à l'aise sur ce circuit.

Lewis Hamilton. Pour dire la vérité, Hamilton avait un petit moral ce week-end. L'épisode du tribunal de la FIA à Paris l'a affecté. Sur le plan sportif, après les premiers essais, il a très vite compris que le rythme de sa McLaren-Mercedes ne lui permettrait pas de jouer avec les Ferrari sur toute la durée de la course. Un pole position aurait pu changer pas mal de chose, mais Massa a réalisé un véritable exploit dans cet exercice, tandis que Lewis a passé la moitié de la Q3 à se remettre de ses émotions après échappé d'un rien (ironie du sort, merci la panne d'Alonso) au couperet qui l'aurait rejeté en onzième position sur la grille. De plus, pour avoir discuté un peu avec Lewis vendredi soir, il accepte avec réticence l'obligation de devoir réfréner ses ardeurs dans l'optique de la victoire au championnat. Ce n'est pas vraiment dans sa mentalité mais les leçons de 2007 sont encore fraîches dans sa mémoire. Et aussi, il est évident que Kovalainen ne lui est pas d'une grande aide. Et Hamilton se retrouve à devoir repousser les assauts de deux Ferrari et non pas une seule. Compliqué mais jouable surtout lorsque la Scuderia se marche sur les pneus comme à Singapour. Avec un peu plus d'avance au championnat, Hamilton aurait accepté d'en découdre avec son vieux pote Rosberg. Quoi de plus rigolo que de se tirer une bonne vieille bourre avec un copain?

Timo Glock. Chaud bouillant en début de course, l'Allemand a eu le mérite de ramener sa Toyota intacte, ce qui n'est pas le cas tous les dimanches. Et surtout, il n'a pas craqué en fin de course malgré le retour en force (bref) de Raikkonen.

Sebastian Vettel. Bien sûr, après la folie de Monza, Vettel a été plus discret mais il a pourtant réussi une super qualif, mais n'a pas grand chose a se reproche en course, sinon un freinage raté qui lui a fait perdre la quatrième place.

Nick Heidfeld. Solide, Heidfeld a fait le métier. Pénalisé pour avoir gêné Barrichello en qualif, l'Allemand n'a pas eu la vie facile en partant de la 9e place. Il a perdu  gros dans le trafic, comme pour beaucoup d'autres.

David Coulthard. Complètement à la rue au début du week-end, pas très bien qualifié, usé et fatigué après quelques tours, DC a pris sur lui en course et a souffert. Un ravitaillement raté lui a coûté du temps, ce qui lui a offert la possibilité de résister à Hamilton pendant un bon moment, et a ainsi brillé sous les projecteurs pour marqué des points pour le deuxième fois de la saison. Bientôt la quille et ce n'est pas plus mal.

Kazuki Nakajima. Peut-être est-ce la perspective de bientôt courir chez lui mais aussi d'être sur un siège éjectable qui a sur motivé le petit japonais. Très chaud en début de course (Alonso en sait quelque chose) et finalement dans les points pour la cinquième fois de la saison sur un circuit difficile, qui ne pardonnait pas la moindre approximation.

Jenson Button. Je vais vous faire un confidence, je n'ai pas vraiment vu la course de Button. J'ai remarqué qu'il était plutôt bon aux essais et avait toujours un sérieux coup de volant, propre, efficace, limpide.

Heikki Kovalainen. Plutôt bon en début de course, Kovalainen a échappé au pire lors d'un contact avec Kubica au départ mais affirme que l'équilibre de sa monoplace s'en est trouvé affecté. Il a ensuite patienté derrière Hamilton au ravitaillement puis s'est retrouvé dans le trafic. Son seul mérite est d'avoir retenu Raikkonen pendant quelques tours mais cela n'a servi à rien au final.

Robert Kubica. J'allais l'oublier celui-là. Un peu chaud au départ avec Kova, mais qui ne risque rien n'a rien. Comme Rosberg, il s'est retrouvé étranglé par l'obligation de sa pénalité. Pas mal en qualification, Kubica a révélé qu'il avait été malade pendant la course, victime d'un terrible mal de tete et qu'il avait de plus en plus de mal a voir les repères de freinages à cause des bosses.

Sébastien Bourdais. Je dois avouer que je suis un peu déçu par la course de Bourdais qui a été handicapé par des soucis de freins. C'est sûr qu'un arrêt anticipé, juste au moment du premier Safety car, aurait pu changer sa course. Et pourquoi pas prétendre terminer avec (devant ou derrière) Vettel. Le problème, c'est que Bourdais a cruellement besoin d'un résultat. Si la pluie est au rendez vous à Fuji, ce sera sa dernière chance mais il semblerait que la messe soit déjà dite pour lui chez Toro Rosso (où il serait question d'amerner 6 millions de dollars) et que Nicolas Todt a encaissé une fin de non recevoir chez Renault de la part de Briatore. Désormais, il n'y a plus que le patron Carlos pour imposer Bourdais chez Renault et ça je n'y crois pas.  Il y a peut-être quelque chose à essayer du côté de chez Williams... Sans grand espoir.Pour avoir longuement discuté avec Sébastien Buemi, il apparait que la position du Français est de plus en plus fragile, mais Buemi reconnait que lui meme est dans le flou. Il n'a meme plus le droit de voyager en business pour les vols lointains selon les ordres du docteur Marko. S'il est titularisé la saison prochaine ça changera surement.

Felipe Massa. Etonnant ce petit bonhomme. Vraiment de plus en plus solide en qualification, Massa se montre impérial lorsque il est en tête d'une course. Son début de GP était assez étourdissant. Rapide, précis, autoritaire. Encore une fois, c'est ravitaillent raté qui a gâché sa démonstration et l'a privé d'une victoire quasi certaine. Est-ce qu'il faut lui en vouloir d'avoir accumulé les fautes ensuite et de s'être encore une fois montré plus que fébrile. Non! Totalement déconcentré, Massa n'y était plus. Même avec une Ferrari, remonter de la dernière place vers les points était mission impossible. En revanche, la pénalité à laquelle il avait échappé à Valence est tombée foret logiquement cette fois,  compte tenu de son retour ultra dangereux dans la pit-lane dans laquelle il a encore failli percuter une Force India (ce n'est pas le  grand amour entre la Scuderia et son équipe cliente: cf Monaco, Valence, Singapour).

Mais son rythme de début de course prouve que la Ferrari est probablement la monoplace la plus efficace du moment. McLaren-Mercedes devrait s'en inquiéter même si les prochaines courses devraient équilibrer les forces.

Giancarlo Fisichella. Premier à sortir fort de la piste aux essais, il a récidivé en qualification à cause d'une crevaison. Il est allé au bout de la course mais à un rythme ridicule. Son compte semble réglé chez Force India où des dizaines de pilotes tapent à la porte à commencer par Chandock et quelques autres, les valises pleines. Mais cette équipe est menacée d'implosion.

Kimi Raikkonen. Encore une fois mystifié par Massa en qualification, son début de course a été erratique avant qu'il laisse filer un temps précieux au ravitaillement derrière Massa, le temps que la deuxième machine soit mise en marche. Je n'ai jamais cru au doublé comme essaye de nous le vendre la Scuderia, alors que Raikkonen était sur une stratégie décalée, tout ayant volé en éclat avec la première safety car. Il faut pardonner à Kimi sa faute de débutant derrière Glock en fin de course, mais ce n'est pas très bien vu dans l'optique du championnat constructeurs. D'ailleurs, je sais que Kimi s'est un peu fait remonter les bretelles à ce sujet. Une cinquième place aurait sauvé la place de Ferrari en tête du classement. Pour la suite, je vois le Finlandais faire le jeu de Massa sans vraiment le vouloir en prenant des points à Hamilton, mais est-ce que se sera suffisant?

Jarno Trulli. Belle course à un arrêt mal récompensée.

Adrian Sutil. Vraiment pas terrible même s'il n'est pas totalement responsable sur son accident en course. En évitant Massa il s'est retrouvé dans une barrière qu'avait déjà visité Webber dès les premiers tours d'essais.

Mark Webber. Webber n'était pas à l'aise sur ce circuit et ça s'est vu, même s'il aurait pu profiter pleinement de la première safety car. Il est l'un des rares à abandonner sur problèmes mécaniques preuve que les F1 modernes sont vraiment ultra super fiables.

Rubens Barrichello. Rubens disputera probablement son dernier Grand Prix à Sao Paulo et la boucle sera bouclée. Barrichello fait sans doute la saison de trop, sinon la deuxième de trop. Honda n'en veut plus et je n'imagine pas qu'il puisse encore trouvé des pigeons pour le payer une saison de plus. Sur cette course, son arrêt prématuré a failli être payant mais le son moteur en a décidé autrement. Son rythme était de toute façon trop faible pour espérer un miracle.

Nelson Piquet. STOP! On ne tire pas sur une ambulance. Piquet a fait illusion pendant quelques tours aux essais, juste avant qu'Alonso ne s'occupe sérieusement du problème et élève le niveau de Renault. Piquet, bien sûr, n'a pas pu suivre. On jettera un voile pudique sur son tête à queue dans le tour de formation. En revanche sa faute de concentration qui l'a expédié dans le mur montre à quel point ce pilote – sûrement rapide mais il ne l'a jamais montré en F1 – n'est pas taillé pour le combat.  Renault a désormais le choix de l'embarras pour lui trouver un remplaçant qui fera mieux. A la place de Flavio, je lui épargnerais même les derniers courses, histoire de tester un ou deux pilotes. Yamamoto à Fuji (je déconne là), Grosjean en Chine et Di Grassi à Interlagos.

Posté par forzaschumi à 22:21 - froissart critique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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