11 août 2006
Nationalité : Britannique
Né le : 17 février 1929
Décédé le : 29 novembre 1975
Il était déterminé, de caractère intense, aimant battre les records, plein d’humour et l’ambassadeur parfait du sport automobile. Tout cela et davantage, c’est ce que l’on a dit de Graham Hill, le seul homme ayant gagné la triple couronne du Championnat du monde de l’Indy 500 et des 24 heures du Mans.
C’est certainement un cliché de dire que Hill était un homme qui travaillait beaucoup sa technique de pilotage plutôt que d’être particulièrement doué. Cela s’explique par le fait qu’il est venu très tard à ce sport. Né à Hampstead, Londres, Hill ne passa son permis de conduire qu’à l’âge de 24 ans. La même année, Graham payait la somme princière d’une livre pour faire quatre tours dans une école de conduite à Brands Hatch. Le virus le gagna. Travaillant à l’époque comme apprenti chez Smiths Instruments. Hill abandonna et commença à travailler comme mécanicien à l’école de course. Il n’était pas très fortuné et accepta bientôt de se charger d’une course dans l’une des voitures de l’école pour se faire payer. Son début dans la course fut dans une Cooper-JAP à Brands Hatch en 1954. Il rencontra alors Colin Chapman et alla travailler pour lui alors que Colin essayait de constituer sa Lotus Company. Chapman l’aida et Hill construisit sa propre Lotus 11 pour 1956 quand il gagna presque le Championnat du club Autosport, mais malheureusement il subit une panne mécanique au dernier tour. Il pilota toutes sortes de machines en 1957, puis retourna chez Chapman comme pilote de Lotus de série en 1958. Hill fit ses débuts en Grand Prix dans une Lotus à Monaco et arriva en quatrième position avant qu’une roue arrière ne se détache de la voiture. Monaco fut cependant pour Graham un peu comme son propre terrain. Pendant toute une carrière qui couvrit 176 Grands Prix, ce qui était un record à l’époque, il gagna cinq fois dans les rues de la Principauté, ce qui lui valut le titre de "Monsieur Monaco". C’est l’un de ces records qui, de l’avis de tout le monde, devaient faire partie du folklore de la course automobile, mais pourtant ce record même fut dépassé. Il fallait quelqu’un de la carrure d’Ayrton Senna pour le faire, le Brésilien gagnant pour la sixième fois à Monte-Carlo en 1993.La déception de Hill grandit face à la fragilité des Lotus de Chapman, et il quitta l’équipe pour BRM à la fin de 1959. Tout en suivant sa carrière de Formule 1, il pilota aussi des voitures de sport, et des particulières, et devint un concurrent dangereux dans toutes les catégories où il participait. En 1961, Hill ne réalisa rien de mémorable mais l’année suivante, équipé d’une nouvelle V8, il se montra redoutable. Il gagna les Grands Prix des Pays-Bas, Allemagne et Italie, pour mettre un terme, dans une finale sud-africaine, au long affrontement avec Jim Clark qui avait duré pendant toute la saison. Clark mena mais lorsque la Lotus se cassa, Hill saisit la victoire et le Championnat. Il arriva derrière Clark, John Surtees et Clark de nouveau en 1963, 1964 et 1965. Sa défaite derrière Surtees fut particulièrement amère car il avait marqué davantage de points que cet ancien motocycliste mais perdit d’un seul point quand seulement les meilleures courses furent prises en considération.
Une victoire à Indianapolis 500
En 1966, Graham gagna l’Indianapolis 500, un an après que Jim Clark eut hérissé le poil des américains avec un succès britannique. Il y eut cependant une bonne part de chance quand Jackie Stewart, qui menait facilement, manqua la victoire à cause d’un problème technique. Après une saison troublée en 1966, qui fut la première année de la formule de 3 litres, Hill fut tenté de retourner chez Lotus comme coéquipier de Jim Clark. L’écossais manqua de peu le championnat de 1967 derrière Denny Hulme, mais la Lotus 49 avec le nouveau moteur Cosworth semblait prometteuse. Clark commença bien, en gagnant le Grand Prix d’Afrique du Sud, mais il se tua dans une course de Formule 2 à Hockenheim au mois d’avril. La mort de l’écossais démoralisa Chapman, mais Hill remit l’équipe sur pied en gagnant le Grand Prix d’Espagne à Barcelone. Il se battit dans un combat à trois têtes pour le Championnat avec la Matra de Jackie Stewart et la McLaren de Hulme et remporta son deuxième titre avec la victoire dans la finale de la saison qui était le Grand Prix du Mexique. En 1969, Hill fut dépassé par son nouveau coéquipier Jochen Rindt. Ensuite, à Watkins Glen, il fit un tête à queue et fit sauter sa ceinture de sécurité. Incapable de la remettre, il reprit mais eut un terrible accident à la suite d’un pneu dégonflé. Il fut projeté hors de sa voiture et se cassa les deux jambes. Cela semblait être la fin d’une histoire pour le pilote britannique le plus choyé, mais il était décidé à revenir. En fait, il ne fut plus jamais le même.
Une retraite malheureusement très courte
Finalement Graham quitta le cockpit, laissant la place au jeune Britannique Tony Brise, il avait gagné les 24 heures du Mans en 1972 pour Matra en s’assurant une place dans le livre des records et maintenant il avait l’intention de se concentrer sur la gestion des équipes. Malheureusement cela ne se fit pas. Pilotant son propre avion en revenant d’essais au Paul Ricard, il s’écrasa contre un arbre à l’approche d’Elstree. Hill et Brise moururent dans cet accident, ainsi que le directeur de l’équipe, le concepteur et les deux mécaniciens. D’un seul coup, la fraternité britannique de la course avait perdu son meilleur ambassadeur et son talent le plus prometteur.
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Nb de GP |
Ecurie |
Points |
Poles |
records/tour |
victoires |
classement |
9 |
Lotus |
0 |
|
|
|
| |
7 |
Lotus |
0 |
|
|
|
| |
8 |
BRM |
4 |
|
1 |
|
15 | |
8 |
BRM |
3 |
|
|
|
13 | |
9 |
BRM |
42 |
1 |
3 |
4 |
1er | |
10 |
BRM |
29 |
2 |
|
2 |
2 | |
10 |
BRM |
39 |
1 |
1 |
2 |
2 | |
10 |
BRM |
40 |
4 |
3 |
2 |
2 | |
9 |
BRM |
17 |
|
|
|
5 | |
11 |
Lotus |
15 |
3 |
2 |
|
6 | |
12 |
Lotus |
48 |
2 |
|
3 |
1er | |
10 |
Lotus |
19 |
|
|
1 |
7 | |
11 |
Lotus |
7 |
|
|
|
13 | |
11 |
Brabham |
2 |
|
|
|
21 | |
12 |
Brabham |
4 |
|
|
|
12 | |
12 |
Shadow |
0 |
|
|
|
| |
15 |
Lola |
1 |
|
|
|
10 | |
2 |
Lola |
0 |
|
|
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Bilan de carrière
176 Grands Prix, 13 pole positions, 10 records du tour, 14 victoires, 270 points
Double Champion du monde 1962 - 1968






