17 octobre 2009
Barrichello en pole, Button et Vettel très loin
GP du Brésil - Qualifications
Rubens Barrichello a signé la pole chez lui, à Interlagos, après une séance fortement perturbée par la pluie. Ses rivaux pour le titre, Jenson Button et Sebastian Vettel, ne sont que 14ème et 16ème.
La Q3 a débuté avec près de deux heures de retard en raison de plusieurs drapeaux rouges provoqués par la pluie, qui rendait le roulage trop dangereux. Deux des prétendants au titre, Jenson Button et Sebastian Vettel, ont été piégés par ces conditions et ils n’ont pas réussi à se qualifier pour cette dernière partie !
Button ne sera que 14ème sur la grille, deux places devant Vettel, qui a été éliminé dès la Q1.
Au début de la Q3, le favori pour la pole était Nico Rosberg, impressionnant dans les deux premières parties de la séance. Tous les pilotes ont opté pour les pneus intermédiaires, le pilote Williams ayant prouvé en Q2 qu’ils permettaient d’être rapide.
Les conditions se sont améliorées au cours de la Q3 et à chaque tour, les pilotes ont amélioré leurs chronos.
Jarno Trulli a pris la tête à trois minutes de la fin. Rubens Barrichello puis Mark Webber ont réussi à faire mieux. L’Australien a réussi à améliorer son chrono mais sous le drapeau à damier, Barrichello a repris l’avantage.
Personne n’a réussi à battre le héros local ensuite. Il sera donc en pole alors que ses deux rivaux pour le titre, Jenson Button et Sebastian Vettel, seront très loin. Barrichello n’a pourtant jamais brillé sur son terrain, avec un seul podium en seize participations.
Mark Webber sera deuxième devant Adrian Sutil, auteur du troisième temps au dernier moment.
Jarno Trulli doit finalement se contenter de la quatrième place devant Kimi Räikkönen et Sébastien Buemi, qui n’avait jamais été si bien placé.
Nico Rosberg déçoit avec le septième temps devant Robert Kubica, Kazuki Nakajima et Fernando Alonso.
Malgré un tête-à-queue et un passage hors piste, Kamui Kobayashi prendra son premier départ en Formule 1 depuis une belle onzième place. Il devance Jaime Alguersuari, qui réalise son meilleur résultat en Formule 1.
Romain Grosjean s’est rattrapé après un accident dans la dernière séance d’essais libres. Le Franco-Suisse sera 13ème sur la grille de départ, devant Jenson Button, incapable d’entrer en Q3 sous la pluie.
Vitantonio Liuzzi a provoqué un drapeau rouge en sortant de la piste au début de la Q2 et il est donc à la 15ème place. La séance a été interrompue une heure à cause de la pluie suite à cet accident.
Sebastian Vettel n’a pas réussi à entrer en Q2 malgré de nombreux tours effectués. Il sera 16ème sur la grille alors qu’il doit à tout prix terminer à l’une des deux premières places pour conserver une chance au championnat.
Séance désastreuse pour McLaren. Heikki Kovalainen n’a réussi que le 17ème temps, juste devant Lewis Hamilton. Le champion du monde a même fait un tête-à-queue à la fin de la Q1.
Nick Heidfeld a lui aussi été éliminé dès la première partie. L’Allemand sera en dernière ligne, à la 19ème place.
Giancarlo Fisichella sera dernier sur la grille. Le Romain a provoqué un drapeau rouge en début de séance, en calant sur la piste dans les S de Senna après un tête-à-queue. Il n’a pas pu reprendre la piste ensuite.
| Place | Pilote | Equipe | Q1 | Q2 | Q3 |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Barrichello | Brawn-Mercedes | 1’24’’100 | 1’21’’659 | 1’19’’576 |
| 2 | Webber | Red Bull-Renault | 1’24’’722 | 1’20’’803 | 1’19’’668 |
| 3 | Sutil | Force India-Mercedes | 1’24’’447 | 1’20’’753 | 1’19’’912 |
| 4 | Trulli | Toyota | 1’24’’621 | 1’20’’635 | 1’20’’097 |
| 5 | Räikkönen | Ferrari | 1’23’’047 | 1’21’’378 | 1’20’’168 |
| 6 | Buemi | Toro Rosso-Ferrari | 1’24’’591 | 1’20’’701 | 1’20’’250 |
| 7 | Rosberg | Williams-Toyota | 1’22’’828 | 1’20’’368 | 1’20’’326 |
| 8 | Kubica | BMW-Sauber | 1’23’’072 | 1’21’’147 | 1’20’’631 |
| 9 | Nakajima | Williams-Toyota | 1’23’’161 | 1’20’’427 | 1’20’’674 |
| 10 | Alonso | Renault | 1’24’’842 | 1’21’’657 | 1’21’’422 |
| 11 | Glock | Toyota | 1’24’’335 | 1’21’’960 | |
| 12 | Alguersuari | Toro Rosso-Ferrari | 1’24’’773 | 1’22’’231 | |
| 13 | Grosjean | Renault | 1’24’’394 | 1’22’’477 | |
| 14 | Button | Brawn-Mercedes | 1’24’’297 | 1’22’’504 | |
| 15 | Liuzzi | Force India-Mercedes | 1’24’’645 | - | |
| 16 | Vettel | Red Bull-Renault | 1’25’’009 | ||
| 17 | Kovalainen | McLaren-Mercedes | 1’25’’052 | ||
| 18 | Hamilton | McLaren-Mercedes | 1’25’’192 | ||
| 19 | Heidfeld | BMW-Sauber | 1’25’’515 | ||
| 20 | Fisichella | Ferrari | 1’40’’703 |
16 octobre 2009
Ce qu’il faut à Button pour être champion
Toutes les probabilités
Jenson Button peut devenir champion du monde ce week-end au Brésil. Il lui suffit de terminer sur le podium ou d’espérer que ses rivaux ne fassent pas beaucoup mieux que lui.
Lors des quatre dernières saisons, le titre a été attribué à Interlagos, alors que cette course n’a pas toujours conclu la saison. Le Grand Prix du Brésil est l’avant-dernière épreuve de la saison 2009 et seul Jenson Button, le leader du championnat, peut-être sacré ce week-end.
Le Britannique devra quitter Interlagos avec dix points d’avance sur Rubens Barrichello et Sebastian Vettel pour être certain de devenir champion du monde. Les deux hommes auraient ensuite la possibilité de revenir à égalité à Abou Dabi, mais le titre reviendrait à Button grâce à un nombre plus important de victoires.
Pour conserver une chance de titre, Barrichello doit terminer dans les quatre premiers en étant plusieurs places devant son équipier. C’est pire pour Vettel : il doit absolument être dans les deux premiers et espérer que Button soit quatre ou cinq places derrière lui.
Si Jenson Button est titré, Brawn GP le sera également. L’équipe anglaise n’a besoin que d’un demi-point pour être sacrée si Red Bull signe un doublé.
Voici les situations qui offriraient le titre à Jenson Button à Interlagos :
| Jenson Button | Rubens Barrichello | Sebastian Vettel |
|---|---|---|
| 1er | Peu importe | Peu importe |
| 2ème | Peu importe | Peu importe |
| 3ème | Peu importe | Peu importe |
| 4ème | 2ème ou moins bien | Peu importe |
| 5ème | 2ème ou moins bien | Peu importe |
| 6ème | 3ème ou moins bien | 2ème ou moins bien |
| 7ème | 3ème ou moins bien | 2ème ou moins bien |
| 8ème | 4ème ou moins bien | 3ème ou moins bien |
| 9ème ou moins bien | 5ème ou moins bien | 3ème ou moins bien |
Tricherie : Massa met Alonso en cause
L’Espagnol était-il au courant ?
Felipe Massa pense que Fernando Alonso était au courant du stratagème mis en place par Flavio Briatore, Pat Symonds et Nelson Piquet à Singapour l’an dernier mais il assure que cela ne va pas entacher sa relation avec l’Espagnol chez Ferrari.
Dans le jugement sur la tricherie de Singapour, la FIA n’a pas retenu de charge contre Fernando Alonso. Aucun élément n’a montré que l’Espagnol savait que Nelson Piquet Jr allait sortir de la piste pour lui permettre de s’imposer.
Cet accident a peut-être fait perdre le titre 2008 à Felipe Massa. Le pilote Ferrari est rentré aux stands sous régime de voiture de sécurité et il a arraché le tuyau du ravitaillement à cause d’une erreur de son équipe. Il n’a marqué aucun point alors qu’il menait en début de course... et il a finalement perdu le titre pour un point.
Interrogé par la presse brésilienne sur le sujet, Massa a estimé qu’Alonso était probablement au courant de ce que préparaient Flavio Briatore et Pat Symonds.
« Il est le moins important de l’histoire » a déclaré Massa. « C’était l’équipe et Nelson, mais Alonso faisait partie du problème. Il savait. On ne peut pas le savoir mais évidemment il savait, c’est certain. »
Massa et Alonso seront équipier chez Ferrari la saison prochaine. Craignant de voir la polémique enfler, le Brésilien a tenu à clarifier ses propos dans un communiqué publié par la Scuderia.
« Ce que j’ai dit est un sentiment que j’avais et ce n’est basé sur aucune preuve concrète » explique-t-il. « Le Conseil Mondial de la FIA a annoncé qu’il n’y avait aucun élément montrant que Fernando pourrait avoir été informé de ce qui s’est passé et je respecte ce jugement. »
« Je suis évidemment très déçu de ce qui s’est passé l’an dernier à Singapour : j’ai déjà dit plusieurs fois ce que j’en pensais et je pense qu’il est temps de clore ce chapitre et de penser au futur. »
Massa a également démenti tout ressentiment envers son futur équipier : « Ce qui est certain, c’est que cet épisode ne gâchera d’aucune manière la relation que j’aurai avec Fernando quand nous serons équipiers. »
12 octobre 2009
Video: Le retour de Felipe Massa
Felipe Massa a repris le volant d’une Formule 1, deux mois et demi après son accident de Budapest. Il pilotait une Ferrari F2007 avec des pneus de GP2.
07 octobre 2009
Officiel : Kubica chez Renault en 2010
Il remplacera Alonso
Renault a confirmé le transfert de Robert Kubica pour la saison 2010. Le Polonais sera le remplaçant de Fernando Alonso.
Robert Kubica a enfin choisi son équipe. D’abord courtisé par Williams, qui a visiblement abandonné l’idée de l’engager pour ne pas froisser Renault, son probable futur motoriste, le Polonais a été approché par Toyota, qui lui a fait une grosse offre financière.
Le Polonais, troisième du champion 2008, a finalement opté pour Renault. Il remplacera Fernando Alonso, en partance pour Ferrari.
« Je suis très heureux de rejoindre Renault en 2010 » déclare Kubica. « J’ai déjà une relation privilégiée avec l’équipe ayant remporté le World Series by Renault en 2005. Cette victoire m’avait donné l’opportunité de tester avec Renault à Barcelone ce qui m’a ensuite permis de faire mes débuts en Formule 1. »
« Avec Renault, je partage leur esprit de compétitivité et j’apprécie l’ouverture et la convivialité qui règnent au sein de l’équipe. Je suis très motivé et optimiste qu’ensemble, nous pourrons être en haut de la grille l’année prochaine, et j’espère que nous serons en mesure de nous battre pour le championnat du monde. »
Cette arrivée chez Renault est un retour aux sources pour Kubica : il a certes signé son premier contrat en F1 chez BMW Sauber, en tant que pilote d’essais puis que titulaire, mais la première F1 qu’il a piloté était une Renault, fin 2005.
Kubica a également été aidé par Renault au cours de sa carrière : il a fait partie de la première promo du Renault Driver Development, le programme de jeunes pilotes du constructeur français, en 2002.
« Nous sommes ravis d’accueillir Robert au sein du Renault F1 Team à partir de la saison prochaine » déclare Bob Bell, le patron de l’équipe. « Nous suivons la carrière de Robert depuis ses débuts en Formule Un en 2006. C’est un des pilotes les plus talentueux de sa génération et il l’a prouvé. »
« Nous sommes donc heureux d’avoir pu le recruter. Renault a beaucoup d’ambition et d’espoir pour le futur de l’équipe, et, nous pensons que Robert pourra jouer un rôle déterminant dans la réalisation de nos objectifs. »
Aucune choix n’a encore été fait pour le deuxième pilote. Romain Grosjean est très menacé. Renault serait intéressée par Timo Glock, Adrian Sutil et Nick Heidfeld
Blog Ô critiques GP du Japon
Je voudrais commencer cette antépénultième livraison du blog Ô par une ode au circuit de Suzuka. Sans parler des esses, le virage Degner est une pure merveille (demandez à Buemi, Alguersuari, Kovalainen), tout comme la plongée dans Spoon (demandez à Grosjean), ou le gauche rapide -13O R – (demandez à Alguersuari). Je me souviens d’avoir passé des séances d’essais entières à la sortie des esses, soit un dernier gauche en aveugle, avant de filer vers le double droite de Degner. A l’époque (fin des années 80 début des 90) , il n’y avait qu’un minuscule dégagement à cet endroit et c’était assez terrifiant je dois dire. Mais tellement beau.
J’ai bien noté que les débutant n’ont pas été franchement intimidé par ce monument de pilotage. Aussi je dis bravo aux Hamilton, Vettel (l’Allemand avait tourné en qualité de 3e pilote) qui l’ont apprivoisé sans faire la moindre faute, y compris sous la pluie. Bravo aussi à Buemi et Alguersuari même si leur apprentissage a coûté cher en carbone.
Je ne suis pas d’accord avec ceux qui ont trouvé ce Grand Prix morne. Le seul fait de courir à Suzuka est un spectacle qui se suffit à lui-même.
Sebastian Vettel: J’ai encore en mémoire les moqueries de certains lorsque je m’esbaudissais sur les performances de Vettel les vendredi de Grand Prix. Je soulignais alors que super moteur ou pas, pneus frais et peu d’essence ou pas, les temps il fallait les claquer. Ce que le jeunot faisait alors avec une grande décontraction. Il ne faut pas oublier que lors de son premier GP malgré un départ brouillon, Vettel avait marqué son premier point. Un signe qui ne trompe pas.
Un départ de rêve, une mise à distance de la concurrence et un contrôle parfait de la situation. En plus le lascar nous explique, frais comme un gardon, qu’il s’est fait plaisir jusqu’à la ligne d’arrivée. Rafraîchissant.
Jarno Trulli: Avec l’Italien, ça se passe toujours dans la tête. Et à Suzuka la tête fonctionnait. Allez savoir pourquoi, alors qu’il est plus prêt de la porte que de l’augmentation. Son air de chien battu en disait long à l’arrivée.
Lewis Hamilton : Avec une voiture qui n’est a priori pas super à l’aise cette année sur ce genre de circuit truffé de grandes courbes avec changement d’appuis de sauvage, je trouve que le « petit » champion du monde s’est plutôt bien débrouillé. Partir en tête lui aurait simplement faciliter la tâche pour garder sa deuxième place, perdue au stand et avec la perte de son kers. Il a une revanche à prendre à Interlagos. Je suis impatient de voir.
Kimi Raikkonen : Une preuve supplémentaire que Ice man est inoxydable. Il me fait de plus en plus pensé à Mansell, avec plus d’allure et moins d’humour. Ce qu’il lui faut c’est une équipe capable de lui fournir une caisse qui va bien et qui n’a rien à lui demander. Je ne suis pas sûr que ça se passe comme ça chez McLaren. Mais de ce côté là, rien n’est fait. Avec les rapetouts Roberston père et fils, les négociations ne sont jamais agréables. Enfin, ça a marché une fois pourquoi pas deux ?
Nico Rosberg : Ce qui m’inquiète avec Rosberg c’est qu’il y a toujours quelque chose qui cloche. Là, les choses ont tourné en sa faveur mais de la façon la plus nette. Il faudrait vraiment le voir dans une très bonne voiture opposé à un cador. Ce qui n’a plus été le cas depuis le kart.
Nick Heidfeld : Attation, sujet sensible. Ben oui, il est là. Son cas est tellement pathétique – cette quête sans fin du graal – qu’il en devient sympathique. On fini par avoir envie que ça marche pour lui. A une condition : Que quelqu’un lui balance une enclume sur le pied histoire de le faire se marrer un peu.
Rubens Barrichello : Il ne lâche rien pépère. Mais ça risque de ne pas suffir. Ce Button est une véritable sangsue. Toujours là, dans son ombre. Ça doit être agaçant.
Jenson Button : La pénalité n’augurait rien de bon, mais il faut reconnaître que sur ce coup là (le drapeau jaune en qualif), les pilotes BrawnGP ont un peu perdu leur sang froid. Preuve que même des gaillards expérimentés peuvent quand même paniquer. Je trouve ça plutôt rassurant. Button a beau faire le mec cool, il doit avoir très envie que tout ça se termine.
Robert Kubica : J’ai bien aimé sa fin de course à Robert. Saignant mais pas trop. A point en fait. Il est simplement tombé sur un os avec Button dont la Brawn GP semblait soudain très large. L’expérience sans doute. Je suis sûr que vous allez l’adorer chez Renault. Moi, c’est moins sûr.
Fernando Alonso : A la fin des qualifs, le Fernando côté pile. Celui que je n’aime pas. Celui qui l’air de rien trouve que certains de ses petits camarades devrait écoper d’une petit pénalité. Manque de pot, lui aussi est concerné. Et hop, cinq places de perdues. A la fin de la course, le Fernando côté face. Celui que j’apprécie. Il a tout extrait de sa voiture pour gagner quelques places et la classer à un niveau que lui seul (ou presque) est capable d’atteindre. A part une petite friction en début de course avec son équipier, c’est une course sans faute.
Heikki Kovalainen : Je l’ai dit, le comportement du Finlandais m’a fait pensé à celui d’un pilote aux abois. Qui se réveille un peu tard pour montrer que lui aussi peut être agressif, attaquer à tout va et jouer les gros bras. Raté, une sortie de piste aux essais, un accrochage 100% de sa faute en course, et une action limite sur ce pauvre Fisichella à la sortie des stands. Calmez vous jeune homme.
Giancarlo Fisichella : Je dois reconnaître que c’est une grosse déception. Ecrasé par l’enjeu, l’Italien est en train de rater sa sortie. Il lui reste Interlagos pour se racheter au volant d’une voiture, certes peu fringante.
Adrian Sutil : Pour une fois victime innocente. Je n’arrive toujours pas à le situer. Il va vite c’est sûr, il est à l’aise sur le mouillé ce qui est toujours un plus mais s’il ne pleut pas souvent au cours d’une saison. Mais son irrégularité interdit de le placer parmi les grands espoirs de demain. Intelligent, il peut toutefois se nourrir de ses erreurs et atténuer ses faiblesses.
Vitantonio Liuzzi : Sa place sur la grille l’a lui aussi pénalisé. Il n’a pas été en mesure de mettre en évidence son excellent rythme en course. Je compte beaucoup sur l’Italien au Brésil. Il se doit d’être devant Sutil.
Kazuki Nakajima : Peut-être l’une des plus mauvaises course du Japonais. Il a mal choisi son week-end, devant son public, sa famille et les pontes de Toyota. Je ne vois pas comment il va garder sa place en F1.
Romain Grosjean : Désolé pour les supporters du Suisse ( !!), contrairement à d’autres débutants, il n’a rien montré à Suzuka. Pire, il a cédé sous le pression de Liuzzi après une demi douzaine de virage. Hormis un exploit à Interlagos en essais comme en course, je ne vois pas comment Grosjean va pouvoir sauver sa peau. Reste qu’on a vu des trucs plus bizarres en F1 !
Mark Webber : Bon, sa course était terminée dès le samedi matin. Il a prouvé avec son meilleur tour en course que la Red Bull sera la voiture de cette fin de saison. Il sera un atout de poids pour son équipier Vettel au Brésil et peut-être à Abu Dhabi. Pendant ce temps là, les pilotes BrawnGP devraient s’entre déchirer.
Jaime Alguersuari : D’accord il a broyé deux voitures, mais il a quand même montré quelque chose. Ce petit fils à papa ne m’inspire pas plus que ça, mais il possède un certain potentiel. Sa confiance en lui pourrait, soit le propulser vers le haut, soit le pénaliser dans l’aventure s’il pense être arrivé. Les accidents de Suzuka lui ont sans doute remis les idées en place.
Sébastien Buemi: Assez incroyable en essais non? Un peu à la manière de son arrivée en GP2 à Monaco. Bourdais avait donc raison, la vitesse de pointe est là. Reste à gagner en maturité pour éviter de se retrouver dans le rail. Une mauvaise habitude à ne pas prendre. Mais si une boîte s’intéresse au Suisse, c’est qu’il n’est pas creux comme certains voulaient absolument le croire à ses débuts. Lui aussi devrait se régaler à Interlagos, troisième volet de la trilogie Spa, Suzuka, Interlagos – Monaco est un cas à part. Sinon, embrayage défaillant au départ et finalement abandon anonyme.
Timo Glock : Pas glock.
Six heures dans le simulateur pour Massa
Sa préparation se passe très bien
Felipe Massa a testé un simulateur mardi en Italie. La préparation du Brésilien pour son retour en Formule 1 se passe sans problème.
Après quelques tours en karting près de Sao Paulo la semaine dernière, la préparation de Felipe Massa est passée au niveau supérieur cette semaine. Mardi, il a passé six heures dans un simulateur reproduisant les sensations d’une monoplace.
« Nous avons travaillé sans aucun problème » a commenté Massa à la fin de la journée. « Le simulateur utilise une monoplace d’A1GP, donc ce n’est pas exactement comme une Formule 1, mais c’est assez proche. C’était le circuit de Barcelone [celui que les pilotes connaissent le mieux] pour éviter de créer une atmosphère de test encore plus grand. »
Le pilote Ferrari a de très bonnes sensations : « Je n’ai noté aucune différence [par rapport à avant l’accident]. J’ai pris beaucoup de plaisir à Granja Viana [en karting] et le travail d’aujourd’hui était surtout pour reprendre en mains une monoplace. Je suis impatient de remonter dans une vraie monoplace. »
Le Brésilien a testé ce simulateur à Modène. Il est ensuite revenu à Maranello pour poursuivre son entraînement physique et répondre à des questions posées par des supporters sur le site de Ferrari.
« La Formule 1 me manque beaucoup, c’est ma passion plus que mon travail » a précisé Massa. « C’est dur de rester devant la télé et de voir l’équipe, également parce que je dois me lever très tôt à cause du décalage horaire. »
« J’ai toujours été en contact avec [Stefano] Domenicali et avec les mécaniciens pour savoir ce qui se passait en piste et pour la saison prochaine. »
Massa pourrait faire son véritable retour en piste la semaine prochaine, au volant d’une F2007, pour contourner l’interdiction des essais privés.
Ferrari veut garder sa troisième place
Ce sera difficile selon Kimi Räikkönnen
Kimi Räikkönen est déterminé à aider Ferrari à rester devant McLaren au championnat, même s’il pourrait passer dans le clan anglais la saison prochaine.
Malgré des saisons ratées, les équipes Ferrari et McLaren restent rivales, pour la troisième place du championnat. La Scuderia a pour l’instant un avantage de deux points, mais l’écurie anglaise a été la meilleure récemment.
Tout devrait être serré jusqu’au bout : Ferrari peut surtout compter sur Kimi Räikkönen, Giancarlo Fisichella n’étant toujours pas parfaitement à l’aise dans la F60, et McLaren sur Lewis Hamilton, Heikki Kovalainen étant souvent plus en retrait.
A Suzuka, Ferrari a réussi à contenir l’hémorragie grâce à la quatrième place de Räikkönen, obtenue en partie grâce aux pénalités en qualifications. Même s’il va quitter l’équipe, le Finlandais reste motivé.
« Nous devons tout donner dans les deux dernières courses pour garder la troisième place, même si McLaren progresse » estime Räikkönen.
Le développement des deux monoplaces a été stoppé mais si la F60 ne va plus du tout évoluer, la MP4-24 devrait encore recevoir quelques nouvelles pièces, prévues depuis plusieurs semaines.
« Il sera difficile de les garder derrière nous à Interlagos et Abou Dabi » confirme Räikkönen. « Il est difficile de dire quel sera le niveau de la F60 sur ces circuits : nous avons eu plusieurs surprises au cours de la saison. »
« Naturellement, j’aimerais être sur le podium au Brésil, également parce que je fêterai mes 30 ans là bas. Ce serait un beau cadeau ! »
Il se murmure également qu’à Interlagos, McLaren pourrait confirmer le retour de Räikkönen dans son équipe en 2010, même si Martin Whitmarsh a confié à Reuters à Suzuka que Kovalainen avait une « bonne chance » de rester.
Felipe Massa de retour à Abou Dabi ?
Ce n’est pas impossible !
Felipe Massa pourrait faire son retour en Formule 1 dès cette année. Le pilote Ferrari n’exclut pas de rouler à Abou Dabi, dans un peu plus de trois semaines.
Felipe Massa est à Maranello cette semaine, principalement pour tester le simulateur de Ferrari. Un test est prévu dans une F2007, à une date inconnue pour le moment.
Si cet essai est concluant, le Brésilien pourrait faire son retour dès la dernière course de la saison, à Abou Dabi.
« On va voir pour Abou Dabi, il nous faudra l’autorisation de la FIA » a indiqué Massa à la Gazzetta dello Sport. « Tout dépend de ce test. »
« Je me rappelle très bien comment piloter. Mon inquiétude n’est pas d’être rapide d’entrée, mais juste de reprendre le volant. De toute façon, il faut une bonne voiture et de bons réglages. »
Felipe Massa a été victime d’un gros accident durant les qualifications du Grand Prix de Hongrie. Un débris a heurté son casque, provoquant une fracture à l’arcade sourcilière et une commotion cérébrale.
Sebastian Vettel sans concurrence
Sebastian Vettel a remporté le Grand Prix du Japon devant Jarno Trulli, qui offre à Toyota un podium à domicile. Lewis Hamilton complète le podium. Brawn GP et Jenson Button devront attendre pour être titrés.
Sebastian Vettel est en pole devant Jarno Trulli et Lewis Hamilton. Après les nombreuses pénalités, Nick Heidfeld est quatrième devant Kimi Räikkönen, Rubens Barrichello, Nico Rosberg, Adrian Sutil, Robert Kubica et Jenson Button. Fernando Alonso est 16ème devant Romain Grosjean. Mark Webber part des stands. Timo Glock n’est pas au départ à cause de son accident des qualifications.
La plupart des pilotes ont les pneus durs pour le début de la course. Hamilton, qui veut être très agressif au départ, a pris les tendres. Kovalainen et Sutil ont fait le même choix que le champion du monde.
Au départ, Hamilton double Trulli en prenant la trajectoire extérieure mais il ne peut pas inquiéter Vettel pour la tête.
Après le premier tour, Vettel mène devant Hamilton, Trulli, Heidfeld, Räikkönen, Barrichello, Sutil, Rosberg, Kovalainen et Kubica. Button n’est que 11ème, et il se fait plusieurs fois menaçant sur Kubica au cours du premier tour.
Mark Webber passe aux stands après seulement un tour, puis à nouveau au deuxième tour !
Deuxième tour : Adrian Sutil fait une erreur au dernier virage. Il se fait doubler par Nico Rosberg et Heikki Kovalainen.
Très vite, Vettel creuse un petit sur Hamilton. Après deux tours, il a 1,9sec d’avance sur Hamilton.
Dans le troisième tour, Button parvient à prendre l’avantage sur Kubica avec une manoeuvre très osée au dernier virage. C’était très important pour le pilote Brawn, puisque le Polonais fera son premier ravitaillement très tard.
Cinquième tour : Mark Webber passe aux stands une troisième fois. Cette course prend des allures de séance d’essai pour l’Australien, qui semble quand même avoir un problème au niveau de la protection de son cockpit.
Les écarts se creusent à l’avant. Derrière, Adrian Sutil menace Heikki Kovalainen pour la huitième place. Jenson Button est juste derrière eux.
Sebastian Vettel est plus rapide que Lewis Hamilton alors qu’il a plus de carburant que le pilote McLaren. Après dix tours, l’écart est de 4,1sec. Trulli est à 6,0sec et Heidfeld a 11,2sec !
Au 11ème tour, Sébastien Buemi rentre aux stands pour abandonner. Le Suisse a impressionné samedi, avant de faire plusieurs erreurs.
14ème tour : Sutil tente de doubler Kovalainen au dernier virage. L’Allemand réussit sa manoeuvre mais Kovalainen résiste trop et il percute la Force India. Kovalainen perd du temps, Sutil part en tête-à-queue... et Button en profite pour les doubler !
L’Anglais se retrouve huitième. Kovalainen repart neuvième et Sutil 12ème, derrière Kubica et Fisichella.
Une fois qu’il a le champs libre, Button devient l’un des plus rapides en piste. Seul Vettel fait mieux que lui !
Hamilton ouvre le ballet des ravitaillements, au 15ème tour. Il passe des pneus tendres aux pneus durs. Sutil ravitaille également à ce tour. Il passe également des tendres aux durs.
Trulli ravitaille au 16ème passage. Il reprend la piste derrière Hamilton mais devant Button.
Button passe aux stands au 17ème tour. Il reprend des pneus durs et repart 14ème seulement. Il se retrouve dans le trafic en devant attendre que des pilotes ravitaillent pour espérer revenir dans les points.
Vettel fait son arrêt à la 18ème boucle, soit trois tours après Hamilton. Il prend de nouveaux pneus durs. Le ravitaillement est très long mais il repart quand même devant Vettel ! Heidfeld, Räikkönen et Barrichello ravitaillent également à ce tour.
Rosberg ravitaille au 22ème tour. Il repart juste derrière Barrichello. Kovalainen fait son arrêt au 24ème tour. Il repart derrière Button.
Après 25 tours, Vettel mène avec 5,0sec d’avance sur Hamilton et 7,2sec sur Trulli. Heidfeld est à 13,2sec.
Kubica ravitaille enfin au 26ème tour. Il garde les pneus durs, ce qui signifie qu’il fera un deuxième ravitaillement, alors que l’ont est à mi-course.
29ème tour : Romain Grosjean fait une erreur dans Spoon. Heureusement pour lui, le dégagement est asphalté maintenant. Sutil le double et lui prend la 13ème place.
Après les ravitaillements de tous les leaders, Vettel mène devant Hamilton, Trulli, Heidfeld, Räikkönen, Barrichello, Rosberg et Button. L’Anglais revient donc dans les points. A noter que les deux Renault sont sur une stratégie à un arrêt.
Au 30ème tour, Sebastian Vettel signe le meilleur tour en course. Il a 6,1sec d’avance sur Hamilton.
Sublime bagarre entre entre Vitantonio Liuzzi et Kazuki Nakajima. Le Japonais résiste mais l’Italien fini par le doubler.
Kimi Räikkönen s’offre le meilleur tour en course. Le Finlandais n’est qu’à 1,6sec de la quatrième place de Nick Heidfeld. L’Allemand a quand même un avantage : il doit en théorie ravitailler un tour après le Finlandais.
Räikkönen ouvre d’ailleurs la deuxième vague de ravitaillements, au 35ème tour. Comme prévu, Heidfeld s’arrêt un tour après. L’arrêt est très long... et il ressort des stands derrière le pilote Ferrari ! BMW a perdu une place à cause d’un mauvais ravitaillement.
Lewis Hamilton fait son dernier arrêt au 37ème tour. Jarno Trulli enchaîne de bons chronos en piste, pour tenter de repartir devant l’Anglais.
Robert Kubica tente de doubler Nick Heidfeld, en vain. Le Polonais doit encore faire un arrêt. Il finit par passer, son arrêt étant prévu au 41ème tour.
Trulli fait son arrêt deux tours après Hamilton, au 38ème passage. Il reprend la piste juste devant Hamilton !
Kovalainen et Fisichella ravitaillent en même temps. L’Italien repart devant mais le Finlandais le double dès qu’ils reviennent en piste !
Vettel ravitaille au 40ème tour. L’arrêt se passe encore assez mal mais il repart quand même en tête.
Button passe également aux stands au 40ème tour. Barrichello l’imite deux tours après. Il repart juste devant l’Anglais.
Sebastian Vettel reprend le meilleur tour en course. L’Allemand a plus de dix secondes d’avance sur Trulli et il file vers la victoire, à dix tours de l’arrivée.
Au 45ème tour, soit à neuf tours du but, Jaime Alguersuari sort violemment à 130R. Il sort de sa voiture. La voiture de sécurité entre en piste !
Nico Rosberg passe immédiatement aux stands : il était le seul à ne pas avoir ravitaillé. Vu que tout le monde est au ralenti, il en profite pour repartir cinquième !
Durant la neutralisation, McLaren indique à Hamilton qu’il a un problème de KERS.
La voiture de sécurité s’efface au 49ème passage, laissant quatre tours aux pilotes. Grosjean est entre Vettel et Trulli. Hamilton est troisième devant Räikkönen, Rosberg, Heidfeld, Barrichello, Button et Kubica.
Lorsque la course reprend, Räikkönen tente de doubler Hamilton mais il n’y parvient pas.
Dans ce premier tour de course, Grosjean laisse passer tout le monde.
Kubica tente à plusieurs reprises d’inquiéter Button. L’Anglais est lui même très près de Barrichello.
Durant tout le dernier tour, Kubica se fait pressant sur Button, mais le classement ne changera pas.
Sebastian Vettel s’impose, ce qui lui permet de conserver une maigre chance d’être titré. Même chose pour Red Bull, qui repousse l’échéance du sacre de Brawn GP. Il ne manque qu’un demi-point à l’équipe anglaise pour être championne !
Jarno Trulli termine deuxième grâce à une meilleure stratégie que Lewis Hamilton. Kimi Räikkönen prend la quatrième place devant Nico Rosberg, qui a bénéficié de la voiture de sécurité !
Nick Heidfeld prend la sixième place devant Rubens Barrichello et Jenson Button.
| Place | Pilote | Equipe | Ecarts |
|---|---|---|---|
| 1 | Vettel | Red Bull-Renault | |
| 2 | Trulli | Toyota | 4’’877 |
| 3 | Hamilton | McLaren-Mercedes | 6’’472 |
| 4 | Raikkonen | Ferrari | 7’’940 |
| 5 | Rosberg | Williams-Toyota | 8’’793 |
| 6 | Heidfeld | BMW Sauber | 9’’509 |
| 7 | Barrichello | Brawn-Mercedes | 10’’641 |
| 8 | Button | Brawn-Mercedes | 11’’474 |
| 9 | Kubica | BMW Sauber | 11’’777 |
| 10 | Alonso | Renault | 13’’065 |
| 11 | Kovalainen | McLaren-Mercedes | 13’’735 |
| 12 | Fisichella | Ferrari | 14’’596 |
| 13 | Sutil | Force India-Mercedes | 14’’959 |
| 14 | Liuzzi | Force India-Mercedes | 15’’734 |
| 15 | Nakajima | Williams-Toyota | 17’’973 |
| 16 | Grosjean | Renault | 1 tour |
| 17 | Webber | Red Bull-Renault | 2 tours |
Abandons
| Pilote | Equipe | Tours |
|---|---|---|
| Alguersuari | Toro Rosso-Ferrari | 58 |
| Buemi | Toro Rosso-Ferrari | 26 |
| Glock | Toyota | 15 |












